I. PRÉSENTATION GÉNÉRALE DES CRÉDITS
Les crédits inscrits au budget de l'environnement pour 2002 représentent 761 millions d'euros, soit 0,29 % du budget général de l'Etat.
A. LES GRANDES MASSES DU BUDGET DE L'ENVIRONNEMENT EN 2002
1. Une progression affichée de 6,3 %
Les
crédits du budget de l'environnement pour 2002 s'élèvent
à
761 millions d'euros
,
en progression de 6,3 %
par
rapport aux crédits votés en 2001. Cette progression est
largement supérieure à la norme de progression de 2,2 %,
affichée pour l'ensemble des budgets civils de l'Etat en 2002. Il s'agit
de la deuxième plus forte hausse de tous les fascicules
budgétaires (après l'aménagement du territoire, + 6,8 %).
Si l`on ajoute au budget
stricto sensu
les montants reçus au
titre du « fonds national de solidarité pour l'eau »
(FNSE), les moyens du ministère de l'environnement atteignent en 2002
843 millions d'euros, soit une
augmentation de plus de 7,5 %
par rapport
à 2001.
Evolution des crédits votés au budget de l'environnement (1995-2002)
(en millions d'euros)
|
|
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
1999 |
2000 |
2001 |
2002 |
|
Budget
|
268 |
268
|
285
|
288
|
603
|
656
|
716
|
761
|
|
Fonds de concours ou compte spécial du Trésor |
- |
- |
17 |
17 |
38 |
76 |
76 |
82 |
|
TOTAL |
268 |
268 |
302 |
305 |
641 |
732 |
784 |
843 |
Source : ministre de l'environnement
Ces fortes évolutions depuis 1999 des crédits à la
disposition du ministère de l'environnement traduisent la volonté
du gouvernement de faire apparaître l'environnement comme l'une de ses
priorités.
Si les
modifications de périmètre
dans le budget de
l'environnement pour 2002 sont moins importantes que les années
antérieures, il faut toutefois en mentionner deux :
1- le transfert, en provenance du budget de la santé et de la
solidarité, des crédits de l'ancien office de protection des
rayons ionisants (14 millions d'euros) ;
2- le transfert, en provenance du budget de l'industrie, des
crédits (760.000 euros) et des emplois (14 emplois soit 432.000 euros)
relatifs à la gestion d'un immeuble du ministère
1(
*
)
.
A périmètre constant, l'augmentation du budget est donc
ramenée à 4,1 % par rapport à 2001.
Les annonces du Premier ministre
A la
suite de l'explosion de l'usine AZF à Toulouse en septembre 2001, le
Premier ministre a annoncé un certain nombre de mesures. Ces annonces
seront concrétisées dans le budget pour 2002 par des amendements
du gouvernement présentés à l'occasion de l'examen du
projet de loi de finances pour 2002 en première lecture à
l'Assemblée nationale :
- 100 postes en DRIRE seront créés pour renforcer les effectifs
dédiés à la politique d'inspection des installations
classées (coût : environ 5 millions d'euros) ;
- l'INERIS
2(
*
)
verra ses
moyens renforcés en crédits et en effectifs afin de
développement ses capacités d'expertise (coût :
environ 2 millions d'euros) ;
- des commissions locales sur les risques technologiques seront
créées ou renforcées afin de permettre l'information des
populations locales et de mener des contre-expertises (coût :
environ 1 million d'euros).
Par ailleurs, à la suite du débat national lancé par le
Premier ministre, le gouvernement envisage de déposer un projet de loi
qui instaurera des plans de prévention des risques technologiques sur le
modèle des plans de prévention des risques naturels existants.
Les crédits nécessaires à la mise en place, prévue
sur trois ans, de ces plans, pourraient être intégrés dans
un projet de loi de finances rectificative déposé
ultérieurement.
Ces annonces, d'un coût total approchant les 8 millions d'euros,
porteraient la progression affichée du budget de l'environnement
à 7 %.
2. Les dépenses ordinaires : + 18 %
L'examen
du tableau ci-après fait apparaître la très forte
priorité donnée aux dépenses ordinaires. Celles-ci
progressent en effet entre 2001 et 2002 de 18 % pour s'établir à
624 millions d'euros. Cette évolution ne fait qu'amplifier celle
observée entre 2000 et 2001 qui s'établissait à
déjà + 17 %.
Cette augmentation est plus marquée pour le titre IV (interventions
publiques, en hausse de 22 %) que pour le titre III (moyens de fonctionnement
des services, en hausse de 14 %).
En 2002, les dépenses ordinaires représentent 82 % des
crédits de ce budget alors qu'elles n'en représentaient que 42 %
en 2000.
Répartition des crédits votés pour 2001 et demandés pour 2002 par titre et évolution
(en millions d'euros et %)
|
Nature des dépenses |
2001 |
2002 |
Evolution |
|
Dépenses ordinaires - DO - (titres III et IV) |
527 |
624 |
+ 18 % |
|
. Titre III - Moyens des services |
226 |
258 |
+ 14 % |
|
. Titre IV - Interventions publiques |
301 |
366 |
+ 22 % |
|
Dépenses en capital - CP - (titres V et VI) |
190 |
138 |
- 27 % |
|
. Titre V - Investissements exécutés par l'Etat |
37 |
24 |
- 35 % |
|
. Titre VI - Subventions d'investissement accordées par l'Etat |
152 |
113 |
- 26 % |
|
Total DO + CP |
716 |
761 |
+ 6 % |
|
Autorisations de programme - (titres V et VI) |
455 |
421 |
- 7 % |
|
. Titre V - Investissements exécutés par l'Etat |
51 |
49 |
- 4 % |
|
. Titre VI - Subventions d'investissement accordées par l'Etat |
405 |
371 |
- 8 % |
Source : projet de loi de finances pour 2002
3. Les dépenses en capital : - 27 %
Les
dépenses en capital pour 2002 sont réduites de 27 % par rapport
à 2001 et s'établissent à 138 millions d'euros. Ici
encore, cette évolution ne peut plus être considérée
comme exceptionnelle pour ce budget : entre 2000 et 2001, le montant des
crédits de paiement avait été divisé par deux (- 49
%).
Cette diminution est plus marquée pour le titre V (investissements
exécutés par l'Etat, en baisse de 35 %) que pour le titre VI
(subventions d'investissements accordées par l'Etat, en baisse de 26 %).
Les dépenses en capital ne représentent plus en 2002 que 18 %
du budget de l'environnement alors qu'elles en représentaient 58 % en
2000.
Quant aux autorisations de programme, elles s'établissent pour 2002
à 455 millions d'euros, en retrait de 8 % (elles avaient diminué
de 3 % l'an dernier). La diminution est plus sensible sur le titre VI
(subventions d'investissement accordées par l'Etat, en baisse de 8 %)
que sur le titre V (investissements réalisés par l'Etat, en
baisse de 4 %).