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L'INVESTISSEMENT DES ENTREPRISES,
CLÉ D'UNE
CROISSANCE
DURABLE
Joseph KERGUÉRIS
Sénateur
Délégation du Sénat pour la Planification
La
croissance de l'économie française est, depuis une dizaine
d'années, bridée par la faiblesse de l'investissement des
entreprises.
La première partie de ce rapport recense les symptômes du retard
français en matière d'investissement. Elle montre à quel
point la langueur de l'investissement français contraste,
défavorablement, avec la vigueur de l'investissement outre-Atlantique.
L'écart est particulièrement accusé dans le domaine des
nouvelles technologies.
Pour comprendre les causes de ce retard, un détour par la théorie
économique a paru nécessaire. C'est l'objet de la deuxième
partie, qui dégage quatre déterminants majeurs de
l'investissement : il s'agit de la demande anticipée, du coût
des facteurs de production, de la profitabilité des investissements, et,
enfin, des conditions d'accès au financement des entreprises.
L'importance relative de chacun de ces facteurs varie au fil du temps.
Cette analyse théorique conduit naturellement à
réfléchir aux orientations de politique économique
susceptibles de soutenir l'investissement productif.
La troisième partie passe ainsi en revue les principaux leviers dont
dispose la puissance publique pour dynamiser l'investissement des entreprises.
La politique macroéconomique, la politique des revenus, les mesures de
soutien à la recherche, les aides au financement des petites et moyennes
entreprises, l'investissement public, la réforme des marchés sont
successivement examinés.
La dernière partie s'intéresse aux phénomènes de
surinvestissement, qui ont pu affecter les Etats-Unis et le Japon, ainsi que le
secteur des télécommunications en Europe. Elle ouvre des pistes
de réflexion quant aux moyens à mettre en oeuvre pour mieux
prévenir ces phénomènes.
Ce rapport s'appuie, enfin, sur une étude commandée à
l'institut Rexecode par le Service des études économiques et de
la prospective du Sénat.