II. DISTINCTION ENTRE EFFETS THERMIQUES ET NON THERMIQUES

Un effet biologique ou sanitaire de type thermique est causé par un échauffement local ou systémique des tissus biologiques. Les micro-ondes provoquent une agitation des molécules d'eau contenues dans les tissus et entraînent une augmentation de la température si le niveau de puissance est suffisant et si la thermorégulation qui implique la circulation sanguine ne se déclenche pas ou ne parvient pas à rétablir l'homéostasie.

Un effet non thermique ou spécifique n'est pas dû à un échauffement. La recherche actuelle porte essentiellement sur l'existence même de ce type d'effets.

Des effets à niveau intermédiaire (athermique) peuvent exister si l'échauffement est empêché par la mise en route de la thermorégulation et si celle-ci crée un stress additionnel.

Dans le cas des téléphones mobiles, la tête absorbe la moitié des micro-ondes émises par le téléphone. Il se produit un échauffement faible de la peau qui est le premier organe atteint mais les tissus plus profonds ne sont pas échauffés ( T< 0,1°C dans le cerveau) à cause de l'absorption des ondes par les tissus superficiels et la faible puissance disponible (125 mW au maximum dans la tête à 900 MHz).

Les effets thermiques sont actuellement bien décrits et compris. C'est donc sur les effets non thermiques que se concentrent les recherches.

III. RAPPORTS ET PROGRAMMES RÉCENTS

Plusieurs rapports récents font le point sur les connaissances actuelles sur les résultats de la recherche :

- International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection ICNIRP, 1998 - www.icnirp.org

- Report of Sage Associates to The Scottish Parliament on possible health effects of wireless communications (1999)

- COST 244 bis (2000)

- IEGMP - Stewart (UK, 2000) - www.iegmp.org.uk/report/

- World Health Organisation (WHO 2000) - www.who.int/peh-emf

- Rapport d'Essor Europe pour le STOA (2000)

- Swedish Council for Work Life Research (Sweden, 2000)

- Colloque CADAS (2000)

- Rapport Zmirou (France, 2001) - www.sante.gouv.fr

- FDA (2001)

- Malaysian Communications and Multimedia Commission (Malaysia, 2001)

- Royal Society of Canada (Canada, 1999 & 2001)
www.rsc.ca/english/RFreport.html

- General Accounting Office, GAO (USA 2001) - www.gao.gov

- STOA (2001)

- COMOBIO rapport final 2001 - tsi.enst.fr/comobio

- Scientific committee on toxicity, ecotoxicity and the environment (CSTEE) Report (2001)

- Health Council of the Netherlands (Netherlands, 2002)

- ARPANSA (Australia) Radiation protection standard (2002)

- Epidemiologic Studies of Cellular Telephones and Cancer Risk. A Review, Swedish Radiation Protection Authority, 2002

IV. RÉSULTATS DES RECHERCHES PAR TYPE D'AFFECTION

Ces recherches ont pour base les approches de la toxicologie, utilisées dans les problématiques relatives au rapport entre l'environnement et la santé : épidémiologie, expérimentations en laboratoire sur l'homme, l'animal et la cellule.

Dans un souci de clarté, il est préférable de présenter les résultats par thème sanitaire plutôt que par type d'expériences.

A. CANCER

1. Études épidémiologiques

Les enquêtes épidémiologiques sont soit prospectives soit rétrospectives Une étude prospective de cohorte consiste à suivre a priori les sujets depuis l'exposition aux facteurs de risque jusqu'à la survenue de la maladie (morbidité) ou de la mort (mortalité). Elle compare alors le devenir de ces sujets à celui d'une population témoin non exposée (le risque relatif, RR, est le rapport de la prévalence (6 ( * )) ou de l'incidence (7 ( * )) dans la population sur la prévalence ou l'incidence dans le groupe des témoins). L'enquête rétrospective a posteriori cas-témoins est elle effectuée après que le diagnostic de la maladie a été posé chez les malades (« cas »), en recherchant si l'exposition au facteur de risque étudié a eu lieu. Puis les résultats seront comparés à une population non malade (« témoins ») soumise au même risque (l'Odds Ratio, OR, est le rapport de la probabilité d'exposition des cas sur celle des témoins). Ce type d'enquête cas-témoins est plus court et plus simple que les études de cohorte, mais donne des conclusions moins fiables car les deux groupes de sujets sont obligatoirement peu comparables. En revanche, il est bien adapté aux maladies rares telles que celles considérées ici. Globalement, les études d'incidence sont plus précises et informatives que les études de prévalence.

a) Cancer et téléphones mobiles

En ce qui concerne les tumeurs des organes situés dans la tête, les quelques études publiées à ce jour sont négatives. Depuis 1996, les résultats de plusieurs études épidémiologiques portant sur l'association entre l'utilisation de téléphone cellulaire et le risque de tumeur du cerveau ont été publiés : quatre aux États-Unis, deux en Suède, et une au Danemark et en Finlande. Ces études, rassemblées dans le tableau ci-dessous, étaient de type cohorte, cas-témoins d'incidence ou de prévalence sur populations, cas-témoins en milieu hospitalier. Aucune association significative n'a été observée pour l'ensemble des tumeurs du cerveau avec des évaluations de risque relatif s'étendant de 0,9 à 1,3 (l'absence de risque correspondant à la valeur unité). Une série d'articles publiés par un groupe suédois (Hardell et collaborateurs, 1999, 2000, 2001, 2002) montrent un risque accru de tumeurs du cerveau téléphone (analogique et latéralité), mais ces études ont été sévèrement critiquées sur le plan méthodologique (8 ( * )).

Les analyses par sous-groupe en fonction :

- des différents types de téléphones (analogiques, numériques),

- de l'histologie des tumeurs (gliomes, méningiomes, neurinomes de l'acoustique),

- de la durée d'utilisation,

- de latéralité de l'utilisation (tumeur développée du côté de la tête normalement utilisé pendant les conversations téléphoniques)

n'ont pas montré de risque accru.

Il n'existe pas de méthode incontestable pour déterminer si une exposition particulière est cancérogène chez l'homme, mais les critères les plus souvent utilisés sont : la cohérence des études épidémiologiques, l'existence d'un effet dose, l'amplitude de l'association, et la plausibilité biologique. Suivant ces critères on peut constater la qualité correcte des études menées qui sont négatives, l'absence constatée d'effet dose, la faible amplitude de l'association, si elle existe (inférieure à 1,3) et l'absence de résultats positifs dans les expérimentations animales concernant le cancer.

Premier auteur

année

Type d'étude

Remarques

Rothman, USA

1996

Cohorte

Mortalité

Téléphones mobiles et téléphones de voiture

Faible nombre de morts

Négative

Faible valeur de l'étude

Dreyer, USA

1999

Cohorte

Mortalité

285 561 abonnés, court suivi, évaluation de l'exposition insuffisante,

Négative

Faible valeur de l'étude

Hardell, S

1999 ; 2000 ; 2001

Cas-témoins

Prévalence

Morts non pris en compte dans cette étude de prévalence, biais dus au questionnaire et à la sélection ; méthodologie critiquée,

Négative

Faible valeur de l'étude

Muscat, USA

2000

Cas-témoins

Incidence

Téléphones mobiles analogiques

Milieu hospitalier

Négative

Inskip, USA

2001

Cas-témoins

Incidence

Téléphones mobiles analogiques Milieu hospitalier

Clairement négative

Muscat, USA

2002

Cas-témoins

Incidence

Téléphones mobiles analogiques

Milieu hospitalier

Négative

Johansen, DK

2001

Cohorte

Incidence

420095 abonnés

Clairement négative

Auvinen, FIN

2002

Cas-témoins

Incidence

Négative pour GSM

Mauvaise évaluation de l'exposition

Hardell, S

2002

Cas-témoins

Prévalence

Positive pour téléphones analogiques pour neurinomes

Négative pour GSM

Étude sévèrement critiquée

Table : études épidémiologiques et cancers de la tête

Si ces études répondent à une demande sociétale, elles se caractérisent globalement par le manque de recul et l'évaluation insuffisante de l'exposition. Les revues récentes concluent donc à une absence d'association, dans l'état actuel des connaissances (9 ( * )) . Face à cette situation, il a été demandé au Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) de mettre en place une étude qui soit suffisamment puissante pour répondre à la question de l'existence d'une relation causale entre l'usage du téléphone portable et les tumeurs de la tête. Pour cela, il fallait mettre en place une étude couvrant de nombreux pays et maîtrisant le mieux possible l'évaluation des expositions. Il s'agit de l'étude Interphone, financée par tiers par l'Union européenne, les constructeurs et des sources nationales.

Les tumeurs du cerveau et des méninges - gliomes et méningiomes - les tumeurs du nerf acoustique (neurinome de l'acoustique) et des glandes parotides sont des pathologies très rares et le risque attendu est très faible (de l'ordre de 1,3 - 1,5, soit 30 à 50% d'augmentation). Treize pays participent à ce projet, ce qui permet d'espérer pouvoir intégrer dans l'étude plus de 6 000 cas de tumeurs cérébrales, environ 1 000 neurinomes et 700 tumeurs de la parotide. Cette taille de population est nécessaire pour avoir une base statistique suffisante, compte tenu d'une hypothèse de latence (intervalle de temps entre le début de l'exposition et la maladie) de 6 à 8 ans.

Il s'agit d'une étude de type cas-témoin, avec recueil des données d'exposition passée. Un soin particulièrement important a été apporté dans la réalisation du questionnaire utilisé pour apprécier l'usage du téléphone portable et de toute autre exposition confondante, de façon à permettre une homogénéité des données recueillies dans tous les pays. En effet, une bonne évaluation de l'exposition par les experts, à partir de l'histoire d'utilisation du téléphone portable décrite par chaque individu dépend de la qualité du recueil de données initial. L'étude de faisabilité réalisée antérieurement a montré qu'il n'était pas possible d'utiliser les données de facturation (pas de données archivées de façon facilement utilisable, problèmes juridiques, pas de conservation des factures par les sujets dans le temps, factures ne donnant que les temps passés lors des appels sortants...). Cette évaluation repose donc sur la description faite par les sujets de leur utilisation du téléphone portable :

- durée et nombre des appels entrants et sortants,

- caractéristiques des téléphones utilisés,

- caractéristiques des réseaux auxquels sont abonnés les sujets,

- mode d'utilisation (latéralité, utilisation en déplacement, en milieu rural ou urbain, utilisation de kits mains-libres...).

Des études de validation sont menées actuellement dans plusieurs pays pour évaluer l'importance du décalage entre l'usage tel qu'il est écrit par un sujet et la réalité. Des travaux sont également réalisés pour évaluer les DAS au niveau de chaque type de tissu humain en fonction des conditions d'usage et de leur localisation. A la fin de l'étude, les données seront regroupées et analysées au CIRC. Les résultats sont attendus pour la fin de l'année 2004.

Un autre type de cancer, le mélanome de l'uvée (10 ( * )) , a été étudié dans une étude peu puissante qui indique un risque faible d'augmentation (Stang et coll. (11 ( * )) , 2001). Cette hypothèse a été depuis réfutée par Johansen et coll. (2002) (12 ( * )) .

b) Cancer et stations de base

En ce qui concerne le cancer, les études épidémiologiques sont difficilement envisageables (13 ( * )) compte tenu, d'une part, du fait de l'homogénéité de l'exposition de la population (sujets sains et sujets malades), et d'autre part, de l'interférence de très nombreux facteurs, tels que l'exposition à des sources plus puissantes telles que les émetteurs radio et TV.

Quelques études ont cependant été réalisées autour des émetteurs radio et TV, suite à l'observation de cas agrégés (coïncidence de cas dans l'espace ou le temps, « cluster » en anglais). Il est bien reconnu que si l'occurrence groupée dans le temps et l'espace de cas de maladie peut permettre de suggérer l'existence d'une cause commune, et donc conduire à la réalisation d'études épidémiologiques de confirmation (de type « écologique » (14 ( * )) ou géographique), elle ne peut en aucun cas autoriser une conclusion définitive sur le lien de causalité.

L'un de ces agrégats avait été observé en Grande-Bretagne, au voisinage d'une station émettrice de radio et de télévision, avec un apparent excès de leucémies de l'adulte. Une tendance à l'accroissement de l'incidence de lymphomes, de mélanomes cutanés et de cancers de la vessie a été suggérée parmi la population résidant à moins de 10 km de la station, mais pas pour l'ensemble des cancers ni pour les leucémies de l'enfant. Une analyse des cancers autour de vingt stations de Grande-Bretagne a été réalisée par la même équipe, à la suite de ce travail ; les résultats ne montrent pas d'excès de cancer de la vessie, de leucémies de l'adulte ou de mélanomes, ne confirmant pas les résultats de l'étude initiale.

Un travail similaire a été mené autour de trois émetteurs de Galles du Sud, en Australie. Parmi six municipalités distantes à moins de 12 km, un excès de leucémies de l'enfant a été trouvé pour les zones à moins de 4 km, mais pas de cancers du cerveau chez l'adulte ou l'enfant. Étendue à d'autres municipalités proches, ces résultats ne sont pas retrouvés, sauf pour une municipalité où les leucémies de l'enfant sont plus fréquentes.

Au total, il n'existe donc pas actuellement de preuves d'un accroissement du nombre de cancers autour des émetteurs puissants et, a fortiori, autour des stations de base. Seul le groupe anglais de Preece a inclus une évaluation de l'exposition due aux stations de base dans le cadre de son étude en cours du type cas-témoins sur la leucémie de l'enfant (15 ( * )).

2. Etudes sur l'animal

Les résultats décrits ci-dessous sont issus d'investigations portant essentiellement sur les effets éventuels des téléphones mobiles. Pourtant, une grande partie des résultats sont également pertinents pour les stations de base dans la mesure où ces études ont été faites avec une exposition corps-entier et sur une durée longue.

Un grand nombre études ont été réalisées sur les différents modèles classiques de cancérologie : exposition à long terme sans sensibilisation au cancer (two-year bioassay en anglais), ou études d'initiation des processus cancéreux ou de co-promotion des tumeurs. Les résultats publiés ainsi que les revues et rapports récents concluent à l'absence d'initiation par les ondes ainsi qu'à un rôle probablement négligeable dans la promotion des tumeurs. De fait, plusieurs résultats récents semblent même indiquer que l'exposition peut, dans certains cas, ralentir le développement des tumeurs (16 ( * )) , (17 ( * )) .

Un résultat positif avait été obtenu par le groupe de Repacholi en Australie sur des souris transgéniques présentant un nombre élevé de lymphomes du fait d'une prédisposition génétique (18 ( * )) . L'exposition à un signal GSM-900 pendant 19 mois conduisait à un doublement du nombre d'un certain type de lymphomes. Cette étude avait été critiquée sur le plan dosimétrique et sur le choix même du modèle transgénique. Une étude de réplication a eu lieu, qui s'est révélée négative (19 ( * )) , la dosimétrie ayant été améliorée entre temps, mais de nouvelles critiques ont été faites sur le protocole de cette nouvelle étude et en particulier sur l'incidence élevée de lymphomes chez les témoins. Une autre étude de réplication est en cours en Italie.

En conclusion, les études sur des modèles animaux de cancer sont jusqu'à présent négatives, mais plusieurs projets de recherche de ce type sont en cours, notamment les programmes « Cemfec » et « Perform A » de la Commission Européenne, et on aura à la fin de l'année 2004 une vue complète des effets éventuels de cancérisation dus aux signaux de la téléphonie mobile.

3. Études sur la cellule en culture

De nombreux modèles cellulaires ont également été mis en oeuvre avec une grande majorité de résultats négatifs concernant la prolifération.

Les effets de dommage à l'ADN qui avait été initialement décrits in vivo après exposition à des RF de type radar par le groupe de Lai n'ont jamais été répliqués, même in vitro, malgré plusieurs essais par d'autres groupes de recherche (20 ( * )).

Les études d'évaluation de la génotoxicité in vitro des signaux de téléphonie mobile sont généralement négatives pour des périodes d'exposition courtes, typiquement 2 heures (21 ( * )) . Les travaux de Tice et coll. (2002) ont cependant suggéré que des expositions prolongées jusqu'à 24 heures pouvaient induire des micronoyaux dans des lymphocytes humains exposés à 5 ou 10 W/kg (22 ( * )) . Une réplication est en cours en Italie pour vérifier qu'une hypoxie des cellules ou un échauffement thermique peut être écarté (programme CTIA/FDA). La possibilité de synergie avec des agents chimiques n'a pas été confirmée par le groupe de Maes en Belgique pour des effets cytogénétiques des RF (23 ( * )). Le rôle de la modulation, suggéré dans l'étude de d'Ambrosio et coll., ou de l'intermittence du signal RF mérite d'être éclairci (24 ( * )).

Certains auteurs indiquent que des altérations de l'expression de protéines de chocs thermiques (HSP, voir plus bas) pourraient avoir des conséquences sur la cancérisation. Il demeure que ces résultats sur les HSP ne sont pas bien établis et que le lien avec le cancer est discutable. Enfin, plusieurs études récentes non publiées ne révèlent aucun effet des RF sur la mort cellulaire par apoptose.

* (6) Prévalence : nombre de personnes malades à un instant ou pendant une période en général d'un an.

* (7) Incidence : nombre de nouveaux cas observés pendant une période donnée, en général exprimée pour 1000 et pour une année.

* (8) Boice et McLaughlin, 2002, SSI Report.

* (9) Frumkin H et al., (2001), CA Cancer J Clin 51, 137-141 ; Nelson N., (2001), J Natl Cancer Inst, 93, 170-172 ; Boice et McLaughlin, (2002), SSI report.

* (10) tumeur de l'oeil

* (11) Stang A et al., (2001), Epidemiology, 12, 7-12

* (12) Johansen C, (2002), B.J.Cancer, 86, 348- 349

* (13) Schüz, J. et Mann, S. (2000), J Expo Anal Environ Epidemiol, 10, 600-605.

* (14) Étude de corrélation entre affection et « cartographie » de l'exposition. Il n'y a pas dans ce genre d'enquête de mesures effectuées sur les individus. C'est une comparaison globale dont les résultats permettent de soulever une hypothèse, mais en aucun cas d'affirmer une conclusion

* (15) Dunn E., et al. (2001) - Congrès annuel de la Bioélectromagnetics Society, St-Paul, USA

* (16) Bartsch H., et al. (2002) Radiat Res, 157, 183-190.

* (17) Adey, W.R. et al. (2000) Cancer Res, 60, 1857-1863.

* (18) Repacholi, M.H. et al., (1997). Radiat Res, 147, 631-640.

* (19) T.D. Utteridge, et al., (2002) Radiation Res. 158.

* (20) Roti Roti et al (2001), Radiat.Res, 155, 239-247 ; Malyapa R.S. et al. (1997) Radiat. Res 148, 608-617.

* (21) Brusick, D. et al., (1998), Environ Mol Mutage., 32, 1-16.

* (22) Tice, R.R., et al., (2002), Bioelectromagnetics, 23, 113-126.

* (23) Maes AM et al., (2001) Bioelectromagnetics, 22, 91-96.

* (24) d'Ambrosio (2002) Bioelectromagnetics, 23, 7-13.

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