1
Ces prévisions sont identiques
à celles présentées le 17 mars 2003 par le ministre de
l'économie, des finances et de l'industrie à l'occasion de la
réunion de la commission économique de la nation.
2
Intervention faite sur LCI.
3
Communiqué de presse du 6 juin 2003.
4
20 juin 2003.
5
Cette revue britannique publie tous les deux mois une
synthèse des principales prévisions économiques. Celles
présentées dans le cas de la France sont celles de Rexecode, du
BIPE, du COE, de Morgan Stanley, de Natexis Banque Populaire, de BNP-Paribas,
de JP Morgan, de Total, du Centre de prévision de l'Expansion, du
Crédit commercial de France, du Crédit Lyonnais, de la Deutsche
Bank, d'UBS Warburg, du Crédit Agricole, de la Société
Générale, de l'OFCE, de CDC IXIS, d'Exane et du GAMA.
6
Bulletin mensuel, juin 2003.
7
Rapport économique, social et financier pour 2003, tome I,
p. 49.
8
Jean-Paul Betbéze, Michel Aglietta, Patrick Artus,
« Déflation : quels dangers ? Quelle
protection ? », Cercle des économistes, cahier n°1,
mars 2003.
9
Fonds monétaire international, « Deflation :
Determinants, Risks, and Policy Options - Findings of an Interdepartmental Task
Force », 30 avril 2003.
10
A la suite d'une étude de l'économiste Ben S.
Bernanke, aujourd'hui membre du conseil des gouverneurs de la Réserve
fédérale, on explique généralement la
déflation observée pendant la Grande Dépression par le
rôle des faillites bancaires (la moitié des banques existant en
1929 aux Etats-Unis ayant disparu en mars 1933, point bas de la
dépression).
11
Selon MM. Friedman et Schwartz, la déflation
observée pendant la Grande Dépression aurait eu pour origine des
erreurs de politique monétaire.
12
Ahearne, Alan, Joseph Gagnon, Jane Haltmaier, Steve Kamin, et al,
« Preventing Deflation: Lessons from Japan's Experience in the
1990s », International Finance Discussion Papers, n° 729,
Federal Reserve Board, juin 2002.
13
La BCE a également précisé à cette
occasion le rôle respectif des deux « piliers » de sa
politique, les analyses monétaire et économique (cf. tableau).
14
L'expression « trappe à
liquidité » désigne un taux d'intérêt
suffisamment bas pour que les agents renoncent à placer leur
épargne et la réservent à la thésaurisation.
15
En effet, elle prévoit que les Etats membres «
s'engagent à respecter l'objectif budgétaire à moyen terme
d'une position proche de l'équilibre ou excédentaire,
conformément à leurs programmes de stabilité ou de
convergence, et à prendre les mesures budgétaires correctrices
qu'ils jugent nécessaires pour atteindre les objectifs
énoncés dans leurs programmes de stabilité ou de
convergence dès qu'ils disposent d'informations indiquant un
dérapage sensible, effectif ou prévisible, par rapport à
ces objectifs ».
16
Ou si le rapport entre le déficit public et le PIB a
diminué de manière substantielle et constante et atteint un
niveau proche de 3 % du PIB, ou si le dépassement de la valeur de
référence n'est qu'exceptionnel et temporaire et que le rapport
entre le déficit public et le PIB reste proche de 3 %.
17
Le montant du premier dépôt comprend un
élément fixe égal à 0,2 % du PIB et un
élément variable égal à un dixième de la
différence entre le déficit exprimé en points de PIB et la
valeur de référence (3 % du PIB). Les dépôts
supplémentaires sont, quant à eux, égaux à cette
différence. En tout état de cause, les dépôts
annuels ne peuvent excéder 0,5 % du PIB de l'Etat concerné. Ces
dépôts sont, « en principe » convertis en amende «
dans les deux années suivant la décision d'imposer la
constitution du dépôt » si le déficit excessif n'a pas
été corrigé.
18
Les Etats membres de la zone euro présentent des
« programmes de stabilité », les Etats membres de
l'Union européenne mais pas de la zone euro des « programmes
de convergence ».
19
Le contenu de cette recommandation est détaillé au
3 du C du présent I.
20
Il s'agit des dernières prévisions
économiques publiées par le gouvernement.
21
On notera que ce pourcentage, retenu en mars 2003 par le
gouvernement, diffère de celui publié en avril 2003 par l'INSEE
(1,5 %).
22
Consensus Forecasts (mai 2003).
23
A moins que le rapport n'ait diminué de manière
substantielle et constante et atteint un niveau proche de la valeur de
référence, ou à moins que le dépassement de la
valeur de référence ne soit qu'exceptionnel et temporaire et que
le dit rapport ne reste proche de la valeur de référence.
24
A moins que ce rapport ne diminue suffisamment et ne s'approche
de la valeur de référence à un rythme satisfaisant.
25
Le contenu de ce règlement est détaillé par
votre rapporteur général dans son rapport précité
sur le collectif budgétaire de l'été 2002 (Sénat,
n° 372, 2001-2002).
26
Les Etats membres, la Commission et la Banque centrale
européenne nomment chacun deux membres du comité
économique et financier. Les deux membres désignés par les
Etats membres sont choisis parmi des hauts fonctionnaires respectivement de
l'administration et de la banque centrale nationale.
27
Par ailleurs, la Commission européenne estime qu' «
en Italie, les déficits demeurent importants (2,3 % du PIB en 2002 et en
2003) et devraient dépasser d'ici à 2004 la valeur de
référence de 3 % du PIB » (Les finances publiques dans
l'UEM - 2003, communication de la commission européenne au conseil et au
parlement européen, 21 mai 2003).
28
Dans l' « avertissement » (dans le cadre de
la procédure dite d' « alerte avancée »)
qu'il avait adressé à la France par un avis du 21 janvier 2003
relatif au programme de stabilité actualisé de la France (2003/C
26/04), le Conseil de l'Union européenne avait jugé
« essentiel d'établir une position budgétaire
équilibrée d'ici 2006 ». Cet objectif, jugé
irréaliste par votre rapporteur général dès la
discussion de la loi de finances rectificative examinée par le Parlement
en juillet 2002,et écarté par le gouvernement dans son programme
de stabilité 2004-2006, a été abandonné par le
Conseil dans sa recommandation du 3 juin 2003.
29
Communication de la Commission au Conseil et au Parlement
européen sur les finances publiques dans l'union économique et
monétaire en 2003, COM(2003) 283 final, 21 mai 2003.
30
Pour 2002, le gouvernement considère que le solde
structurel représentait 2,2 % du PIB. La Commission l'estime
à 3,3 % du PIB. Selon les estimations de la Commission, la France
était en situation d'excédent conjoncturel en 2001 et en 2002.
31
Commission européenne, Cyclical Ajustment of Budget
Balances, printemps 2003.
32
Le solde primaire correspond à la différence entre
les recettes et les dépenses (hors prise en compte des charges de la
dette sous forme d'intérêts). Lorsque ce solde est positif, cela
signifie que les administrations publiques n'empruntent pas pour financer les
intérêts de la dette.
33
Jean-Paul Fitoussi, Jérôme Creel, « How to
reform the European Central Bank », Centre for European Reform,
octobre 2002.
34
Les finances publiques dans l'UEM - 2003, communication de la
Commission européenne au Conseil et au Parlement européen, 21 mai
2003.
35
Ce chiffre s'explique par le fait qu'il s'agissait
d'étudier la possibilité d'un retour à l'équilibre
du solde public, alors que le déficit public était de 2,4 %.
36
Rapport n° 372 (2001-2002).
37
En particulier, dans sa recommandation à la France du 3
juin 2003, le Conseil européen n'impose pas de retour à
l'équilibre à l'échéance de 2006.
38
La France s'est engagée à respecter cette
recommandation à partir de 2004.
39
ECFIN/91/03-FR.
40
On a vu que si le pacte de stabilité fixait des
règles en matière de dette publique, celles-ci n'étaient
pas assorties d'éventuelles sanctions, et avaient par conséquent
une importance pratique modeste.
41
« Une initiative européenne pour la croissance »
(A European Action for Growth), 9 juin 2003.
42
Dans un entretien publié dans le Financial Times du 10
juin 2003, le ministre italien des finances, M. Giulio Tremonti, a
évoqué un montant compris entre 50 et 70 milliards d'euros.
43
Dans sa communication au Conseil et au Parlement européen
précitée du 21 mai 2003, la Commission européenne met en
garde contre le recours à des mécanismes de partenariat
public-privé dont le seul objectif serait de contourner les contraintes
budgétaires en débudgétisant des dépenses
d'investissement. Elle estime que, dans ce cas, de tels mécanismes
pourraient avoir pour effet de permettre un renchérissement des
coûts qui ne serait pas compatibles avec l'objectif de
« soutenabilité » des finances publiques. Elle
insiste par ailleurs sur la nécessité d'élaborer des
comptes publics transparents.
44
Rapport d'information n° 303 (2002-2003), commission des
finances.
45
Sur ce point, on se reportera au B du présent I.
46
Philippe Marini, La concurrence fiscale en Europe : une
contribution au débat, rapport d'information n° 483 (1998-1999),
commission des finances.
47
Rappelons que le 2 avril dernier, prenant acte de la nouvelle
prévision de croissance du gouvernement fixée à 1,3 % du
PIB, votre rapporteur général en avait évalué les
conséquences sur les recettes et les dépenses de l'Etat. A
hypothèse d'élasticité inchangée, il avait
considéré que la perte de 1,2 % de croissance engendrerait des
moins-values fiscales de l'ordre de 4,2 milliards d'euros.
48
A noter que le ministère de l'économie, des
finances et de l'industrie fait valoir les nombreuses limites du concept
d'élasticité. Celui-ci serait essentiellement un indicateur de
statistique descriptive sans signification structurelle, par ailleurs sensible
au retraitement par l'inflation. Il n'en reste pas moins qu'il s'agit de la
seule notion permettant aujourd'hui de comparer, d'un point de vue global, la
croissance du PIB et l'évolution des recettes fiscales.
49
On rappellera qu'entre 1998 et 2001, le produit de l'impôt
sur les sociétés a augmenté de 44 %.
50
Ces expériences sont présentées de
manière détaillée dans le rapport du gouvernement
associé au présent débat d'orientation budgétaire.
51
A l'exception du gel républicain qui n'était qu'un
« modus vivendi » purement comptable.
52
Les crédits progresseraient au même rythme que les
prix, soit de 12,5 milliards d'euros.
53
Les simulations présentées ici ont
été réalisées dans le cadre de l'examen du projet
de loi de finances pour 2003. Elles se fondent sur un nombre annuel de
départs à la retraite légèrement différent
de celui retenu par le gouvernement dans son rapport en vue du débat
d'orientation budgétaire. Ces simulations, qui sont les dernières
ayant été mises à disposition du Parlement, ne montrent
pas moins le réel potentiel d'économies issu des départs
à la retraite de la fonction publique dans les prochaines années.
54
Soit 44,6 milliards d'euros (déficit inscrit dans la loi
de finances pour 2003) + 5,1 milliards d'euros (perte de recettes 2003
« actée » par le gouvernement).
55
Pour des raisons d' « arrondis », la somme
des prévisions de solde des différents niveaux d'administration
publique pour 2004 produit le résultat de 2,8 % du PIB. La
prévision officielle est néanmoins celle de 2,9 % du PIB.
56
Les charges brutes de la dette représentent 15 % des
dépenses autorisées par la loi de finances pour 2003, une
proportion stable depuis le milieu des années 1990.
57
Le jeu de ces deux effets en 2003 est explicité dans la
partie du présent rapport consacrée aux dépenses de l'Etat.
58
Hors prise en compte des changements de réglementation qu
devraient résulter de l'adoption du projet de loi sur les retraites en
cours de discussion au Parlement à la date du présent
débat d'orientation budgétaire.
59
Deux rapports d'information ont été publiés
à ce jour : « Réseau de la Banque de France :
urgence et nécessité de la réforme » par M. Jean
Arthuis, président (n° 254, 2002-2003) et «
communication de la Cour des comptes relative aux actions de
développement et de reconversion industriels menées par le
secrétariat à l'industrie » par M. Jean Clouet,
rapporteur spécial (n° 322,2002-2003)
60
L'article 57 de la loi organique du 1
er
août
2001 relative aux lois de finances, issu d'une initiative de votre commission
des finances, n'a pas entendu restreindre la portée des dispositions
adoptées antérieurement. Le rapport n° 343 (2000-2001)
de M. Alain Lambert, au nom de la commission des finances du Sénat,
dispose ainsi, page 288, au sujet de cet article, que « votre
rapporteur souhaite mentionner que le présent article n'a pas pour
vocation d'entraîner l'abrogation des dispositions législatives
précisant les matières dont il traite ».
61
In Journal Officiel Débats Sénat, séance du
19 mars 2003, page 1945.
62
In Journal Officiel Débats Sénat, séance du
19 mars 2003, page 1947.
63
In Journal Officiel Débats Sénat, séance du
5 juin 2003, page 4030.
64
Elle est aussi un échappatoire possible pour un
gouvernement peu scrupuleux qui, « gêné » par
le plafond de la dette à plus d'un an, souhaiterait émettre des
BTF pour financer de la dette à moyen et long terme...
65
L'article 14 prévoit que « Le montant
cumulé des crédits annulés par décret en vertu du
présent article et de l'article 13 ne peut dépasser 1,5 %
des crédits ouverts par les lois de finances afférentes à
l'année en cours ».
66
In rapport sur la préparation de la mise en oeuvre de la
loi organique n° 2001-692 du 1
er
août 2001 relative
aux lois de finances, en application de l'article 109 de la loi de finances
pour 2003, page 2.
67
In rapport annuel du Comité des normes de
comptabilité publique remis au Parlement en application de l'article 136
de la loi de finances pour 2002, page 13.
68
Cette critique a d'ailleurs été reprise dans le
rapport d'audit de MM. Bonnet et Nasse (juin 2002), qui évoquaient le
« dédale inextricable » des finances publiques.
69
In rapport préliminaire de la Cour des comptes sur
l'exécution des lois de finances présenté en application
de l'article 58-3 de la loi organique du 1
er
août 2001, page
14.
70
In INSEE Première n° 895, avril 2003
« Les comptes des administrations publiques en 2002 », page
3.
71
In rapport de la commission « Déficit excessif
de la France - Rapport établi conformément à
l'article 104, paragraphe 3, du traité», Bruxelles, le 31.3.2003,
page 9.
72
In programme de stabilité de la France pour les
années 2004 à 2006, pages 9 et 15.
73
In rapport général sur le projet de loi de finances
pour 2003, n° 68, Tome III, annexe n° 23 :
intérieur, sécurité intérieure et libertés
locales : décentralisation, page 30.
74
Formation professionnelle continue.
75
In rapport spécial de Michel Mercier pour la loi de
finances 2003, n° 68, Tome III, annexe 23, 2002-2003,
« Décentralisation », pages 13-14.
76
La nécessité de transférer des impôts
dont les collectivités maîtrisent l'évolution du taux a
été réaffirmée par votre commission dans le
rapport, présenté en mai 2003 par le Président Jean
Arthuis, intitulé « Fiscalité locale : quelles
pistes pour la réforme » (n° 289, 2002-2003).
77
Loi n° 98-1266 du 30 décembre 1998.
78
Ainsi, la loi de finances pour 2003 a prévu un abondement
de 18 millions d'euros du fonds national de péréquation (FNP),
une majoration de 22,8 millions d'euros de la dotation de l'Etat au FNP, une
majoration de 58 millions d'euros de la dotation de solidarité urbaine
(DSU) et une majoration de 10,5 millions d'euros de la première fraction
de la dotation de solidarité rurale (DSR).
Débat d'orientation budgétaire
Rapports d'information
Rapport d'information n° 359 (2002-2003), déposé le