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Diversité sociale dans les classes préparatoires aux grandes écoles : mettre fin à une forme de « délit d'initié »

 

(2) Son essaimage auprès d'autres écoles

L'ESSEC a ensuite engagé une démarche d'essaimage. Celle-ci rejoint un objectif plus général de développement de l'ouverture sociale des grandes écoles, qui s'est concrétisé en 2005 par plusieurs étapes :

- signature par la Conférence des grandes écoles (CGE) de la « Charte pour l'égalité des chances dans l'accès aux formations d'excellence » le 17 janvier 2005 ;

- mise en place, également en janvier 2005, du groupe de travail « Ouverture sociale » au sein de la CGE ;

- signature de la circulaire du 22 août 2005, définissant les modalités pratiques d'accompagnement du programme par les pouvoirs publics, dans le cadre des équipes de réussite éducative ;

- création du « pôle ressources ouverture sociale » des grandes écoles, en partenariat avec la délégation interministérielle à la ville (DIV), afin de favoriser le développement de nouvelles initiatives en faveur de l'égalité des chances pour les jeunes d'origine modeste.

D'autres grandes écoles ont donc adopté la convention « une prépa, une grande école, pourquoi pas moi ? », en l'adaptant à leur spécificité.

C'est ainsi, par exemple, que l'Ecole Polytechnique a signé la Charte pour l'égalité des chances - présentée ci-après - le 17 janvier 2005 et mis en place une convention. Cette dernière prévoit que les élèves, sélectionnés sur la base de trois critères (potentiel scolaire, motivation et statut familial ou social), bénéficient d'un tutorat hebdomadaire assuré par des élèves polytechniciens sur le campus de l'école, d'un encadrement par un binôme d'étudiants et d'un suivi personnel par deux professeurs du lycée. En outre, ils participent à des activités et ateliers thématiques.

Il ne s'agit pas de soutenir la scolarité de ces lycéens mais de leur faire acquérir les méthodes et le capital socioculturel qui, dans les milieux favorisés, fait l'objet d'une transmission extrascolaire.

Trois lycées du département de l'Essonne, proposés par l'Inspection d'académie, sont partenaires. L'école souhaite viser à terme une soixantaine de lycéens, répartis entre classes de seconde, première et terminale. Ils devraient être une soixantaine en 2008.

En outre, dans le cadre de l'association Tremplin, fondée en 2000 par des élèves de l'Ecole Polytechnique, deux stagiaires - employés à temps plein - se déplacent chacun dans quatre ou cinq lycées et assurent chacun 15 à 20 heures de tutorat en vue d'un approfondissement des disciplines scolaires et pour donner aux jeunes le goût du raisonnement scientifique.