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A quoi sert le baccalauréat ?

 

B. DES BACCALAURÉATS QUI PRÉPARENT INÉGALEMENT À L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

1. Des baccalauréats dont les vocations principales diffèrent

Le baccalauréat ne vient pas seulement sanctionner l'achèvement des études secondaires, il est également le premier grade de l'enseignement supérieur. Cette double nature, qui s'enracine dans les origines d'un examen contemporain de la création de l'Université impériale, explique que le baccalauréat ouvre par principe les portes des facultés à ses nouveaux titulaires.

Aucune distinction n'est donc établie entre les différents baccalauréats : tous confèrent le grade universitaire de bachelier, y compris le baccalauréat professionnel, dont la vocation principale, mais non unique, est l'insertion professionnelle. L'article D. 337-51 du code de l'éducation dispose ainsi que « la possession du baccalauréat professionnel confère le grade universitaire de bachelier. Elle atteste que ses titulaires sont aptes à exercer une activité professionnelle hautement qualifiée. »

Si tous les baccalauréats permettent à leurs titulaires d'entamer des études supérieures, ils n'ont pas pour fin de préparer aux mêmes études. Les titulaires du baccalauréat général ont ainsi vocation à suivre des formations supérieures longues, alors que les bacheliers technologiques devraient normalement se destiner à des études supérieures courtes en IUT ou en section de technicien supérieur (STS). Quant aux bacheliers professionnels, ils ont d'abord vocation à entrer dans la vie active ou, lorsqu'ils choisissent de poursuivre des études supérieures, à rejoindre une STS.

Ces vocations bien distinctes en théorie se trouvent vérifiées en pratique. Les taux de poursuite d'études sont fort inégaux d'un baccalauréat à l'autre : elle est en effet quasi systématique chez les bacheliers généraux et, dans une moindre mesure, chez les bacheliers technologiques, mais beaucoup moins fréquente chez les bacheliers professionnels. Les chiffres provisoires de l'enquête Génération 2004 du CEREQ estiment ainsi à 30 % la proportion de bacheliers professionnels sortant des études supérieures.

Source : Ministère de l'éducation nationale

Par ailleurs, la vocation théorique des différentes voies trouve un écho certain dans les résultats des étudiants dans le supérieur : les bacheliers professionnels sont ainsi très nombreux à échouer dans l'enseignement supérieur, tandis que les bacheliers technologiques en sortent plus souvent non diplômés que les bacheliers généraux.