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A quoi sert le baccalauréat ?

 

C. L'ÉCLATEMENT DES CULTURES

1. Un examen dont les modalités sont simplifiées

A partir de 1963, l'examen va donc progressivement s'alléger : la session de rattrapage est supprimée, tout comme l'oral, qui sera désormais réservé aux seuls candidats n'ayant pas été reçus à l'issue des écrits, mais dont la moyenne des notes obtenues est supérieure à sept sur vingt.

De plus, la dissociation des deux parties est abandonnée. Dans un premier temps, les épreuves de la première partie sont remplacées par un examen probatoire organisé au sein de chaque établissement. La rumeur court toutefois très vite que les examinateurs y font preuve d'une bienveillance coupable. Bien qu'infondée, la crainte d'une dégradation du niveau du baccalauréat a donc rapidement raison de l'examen probatoire, dont la suppression est décidée dès 1964. Il est remplacé par les épreuves anticipées de français, qui ne jouent aucun rôle dans le passage en terminale, mais qui permettent de maintenir une première évaluation en fin de première.

2. Une architecture redessinée

Au même moment, les études supérieures commencent à être redessinées à leur tour. La suppression de l'année de propédeutique conduit ainsi à une spécialisation des étudiants dès leurs premiers mois d'études. Elle doit donc être préparée en amont, en faisant jouer aux classes de première et de terminale le rôle d'aiguillages progressifs vers les différents types d'études supérieures.

En conséquence, la répartition des filières est revue et s'organise autour de deux couples :

- les séries sont ou bien scientifiques ou bien littéraires ;

- les études y sont ou bien plus théoriques, ou bien plus appliquées.

Cette matrice aboutit en 1968 à la constitution de quatre sections : A (lettres-philosophie), B (lettres-sciences économiques et sociales), C (maths-physique) et D (maths-sciences expérimentales), auxquelles vient s'ajouter une section E (maths-technologie).

Cette nouvelle organisation est complétée par la création la même année des baccalauréats technologiques, subdivisés eux-mêmes en série selon le secteur d'activité auquel ils préparent : la série F correspond au secondaire et la série G au tertiaire. Quant à la série H, elle est orientée vers les métiers de l'informatique.

Source : Christine Vergnolle-Mainar, maître de conférences en géographie, François Grèzes-Rueff, maître de conférences en histoire, IUFM Midi-Pyrénées, communication précitée.