B. L'UNION EUROPÉENNE ET LES BALKANS OCCIDENTAUX

Quinze ans après la signature des accords de Dayton mettant fin à la guerre en Bosnie-Herzégovine et dix après l'arrêt des hostilités au Kosovo, la commission politique de l'Assemblée de l'UEO a souhaité encourager les pays issus de l'ex-Yougoslavie dans leurs efforts en vue d'intégrer l'alliance atlantique et l'Union européenne.

L'Union européenne est considérée comme un facteur de paix dans la région, rendant enfin possible une coexistence pacifique entre les États. A cet égard, la commission politique estime que les difficultés constatées en matière de fonctionnement des institutions en Bosnie-Herzégovine ou la question des relations entre la Serbie et le Kosovo devraient être dépassées avec l'intégration européenne.

Le texte adopté par l'Assemblée constitue de fait une véritable feuille de route pour l'Union européenne : conclure d'ici un an les négociations d'adhésion avec la Croatie, les entamer avec l'ex-République yougoslave de Macédoine, reconnaître à l'Albanie, au Monténégro et à la Serbie le statut de candidat tout en favorisant l'unité étatique en Bosnie-Herzégovine. La recommandation n'exonère pas cependant les gouvernements locaux de toute responsabilité. Des pourparlers bilatéraux doivent être repris entre les autorités serbes et kosovares, le Kosovo devant garantir effectivement les droits de la minorité serbe. Des négociations doivent être menées rapidement entre la Grèce et l'ancienne République yougoslave de Macédoine en vue de parvenir à un accord sur le nom de cette dernière. La crise politique albanaise doit, de son côté, être dépassée et déboucher sur une solution viable pour le pays. Les trois communautés ethniques constituant la Bosnie-Herzégovine sont, par ailleurs, invitées à renforcer l'unité de l'État central.

Invité à intervenir en marge du débat, S.E. M. Pjer imunoviè, Secrétaire d'État auprès du ministre de la défense, au nom de Mme Jadranka Kosor, Premier ministre de Croatie  a estimé que son pays serait en mesure de conclure son processus d'adhésion à l'Union européenne avant la fin de l'année. Au-delà du cas de la Croatie, le ministre a souligné l'opportunité que représentait l'Union européenne pour ces jeunes démocraties, insistant sur le fait qu'une intégration de l'ensemble de la région permettrait notamment de renforcer et « rajeunir » l'Union. La Croatie apparait, selon M. imunoviè, comme une locomotive pour les autres pays des Balkans, susceptible de lever les obstacles à leurs candidatures et à leurs adhésions futures.

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