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Réussir le cluster de Paris-Saclay

23 mai 2016 : Réussir le cluster de Paris-Saclay ( rapport d'information )

II. PARIS-SACLAY, UN PLATEAU DONT LA VOCATION SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE EST ANCIENNE, UN PROJET DE CLUSTER PORTÉ PAR L'ÉTAT DEPUIS 2005

Le plateau de Saclay est un vaste espace de 7 700 hectares situé au sud-ouest de la métropole parisienne (à environ vingt kilomètres de Paris), à cheval sur les départements de l'Essonne et des Yvelines.

Encadré par les vallées de la Bièvre au nord et de l'Yvette au sud, comprenant, en tout ou partie, les ensembles urbains de Versailles, Vélizy-Villacoublay, Saint-Quentin-en-Yvelines, Massy, Palaiseau, Orsay et Gif-sur-Yvette, il a progressivement rassemblé la plus grande concentration d'activités scientifiques et technologiques d'Île-de-France.

Le plateau de Saclay

Source : établissement public d'aménagement Paris-Saclay (EPAPS)

A. L'HISTOIRE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE DU PLATEAU DE SACLAY DÉMARRE DÈS 1945 AVEC L'INSTALLATION DU CEA ET DU CNRS

Si dès 1912 avait été inauguré à Buc un grand complexe Blériot-Aéronautique comprenant notamment une école de pilotage et un site d'essais, l'histoire scientifique du plateau de Saclay commence véritablement en 1945 lorsque Raoul Dautry et Frédéric Joliot-Curie décident d'y implanter le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) qui venait d'être créé par l'ordonnance du 18 octobre 1945. S'inspirant ouvertement du campus de l'université américaine de Berkeley, le centre ouvre ses portes en 1952.

Simultanément, en 1946, le Centre national de recherche scientifique (CNRS), lui aussi dirigé par Frédéric Joliot-Curie, ouvre un centre pluridisciplinaire de génétique dans le château de Button, à Gif-sur-Yvette, qui deviendra avec le temps le principal ensemble de laboratoires du CNRS en biologie. Il est bientôt suivi par l'Office national d'études et de recherches aérospatiales (ONERA) qui s'installe à Palaiseau en 1948 et par l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) qui crée un centre à Jouy-en-Josas en 1950.

En 1955, Orsay voit l'arrivée de laboratoires et d'une antenne de l'Université de Paris. En 1965, ces installations forment la faculté de sciences d'Orsay, intégrée après 1968 au sein de l'université Paris-Sud (Paris 11).

Puis, en 1958, l'Institut des hautes études scientifiques (IHES), structure entièrement privée fondée par l'industriel russe Léon Motchane et spécialisée dans les recherches mathématiques de très haut niveau, vient s'installer à Bures-sur-Yvette. Inspirée du modèle de l'Institute for advanced studies de l'université américaine de Princeton, l'IHES a compté et compte toujours de nombreux médaillés Fields - l'équivalent du prix Nobel pour les mathématiques - parmi ses chercheurs.

À partir de 1964, c'est au tour des grandes écoles de s'intéresser au plateau de Saclay, avec l'inauguration par le président Charles de Gaulle du nouveau campus de l'École des hautes études commerciales (HEC) à Jouy-en-Josas.

En 1975 et 1976, l'École Supélec décide de s'implanter à Gif-sur-Yvette dans le quartier de Moulon tandis que l'École Polytechnique inaugure son nouveau campus de 160 hectares situé à Palaiseau.

Le plateau offre en effet de vastes emprises foncières à même d'accueillir des écoles et universités à l'étroit dans leurs installations parisiennes et d'offrir aux étudiants des bâtiments plus modernes et des installations sportives inspirés des campus américains.

Bien plus tard, en 1991, est créée à l'ouest du plateau l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines dans le cadre du plan Université 2000.

Le mouvement de déménagement de grandes écoles sur le plateau ne reprend pour sa part qu'en 2012 avec l'arrivée de l'École nationale supérieure des techniques avancées (ENSTA ParisTech).

Chronologie de l'arrivée des établissements sur le plateau de Saclay

1946 : Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ;

1948 : Office national d'études et de recherches aérospatiales (ONERA) ;

1948 : Institut national de la recherche agronomique (INRA) ;

1952 : Commissariat à l'énergie atomique (CEA) ;

1955 : Université Paris Sud ;

1958 : Institut des hautes études scientifiques (IHES) ;

1964 : École des hautes études commerciales (HEC) ;

1967 : Institut d'optique graduate school (IOGS) ;

1975 : École supérieure d'électricité (Supélec) ;

1976 : École polytechnique ;

1991 : Université de Saint-Quentin-en-Yvelines ;

2002 : Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) ;

2012 : École nationale supérieure des techniques avancées (ENSTA ParisTech) ;

2016 : École nationale de la statistique et de l'administration économique (ENSAE) ;

2017 : École centrale des arts et manufactures (École Centrale Paris) ;

2018 : École normale supérieure de Cachan (ENS Cachan) ;

2019 : Institut des sciences et industries du vivant et de l'environnement (AgroParisTech) ;

2019 : Institut Mines Telecom ;

2021 : Unité de formation et de recherche (UFR) de pharmacie de l'université Paris-Sud.

Source : ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche