E. L'URGENCE D'ORGANISER DES ÉLECTIONS LIBRES ET ÉQUITABLES EN BIÉLORUSSIE

« Les soi-disant élections organisées en Biélorussie le 26 janvier 2025 ne respectent pas les normes internationales minimales en matière d'élections démocratiques et sont dénuées de toute crédibilité démocratique, et il n'y a aucune raison de reconnaître la légitimité d'Alexandre Loukachenko en tant que président », a déclaré le jeudi 30 janvier 2025 l'APCE, à l'issue d'un débat d'urgence sur « L'urgence d'organiser des élections libres et équitables en Biélorussie ».

L'Assemblée a donc appelé les États membres du Conseil de l'Europe à rejeter la légitimité de ces élections, « afin d'indiquer clairement leur non-reconnaissance de l'élection d'Alexandre Loukachenko à la présidence de la Biélorussie », et « à prendre des mesures résolues pour étendre et renforcer les sanctions ciblées contre le régime et ceux qui le soutiennent dans ses activités illégales ».

La résolution, adoptée sur le rapport de M. Ryszard Petru (Pologne - ADLE), appelle également les États membres à « poursuivre et intensifier le soutien aux structures des forces démocratiques de Biélorussie », menées par Mme Sviatlana Tsikhanouskaya, « à poursuivre et intensifier les efforts déployés pour enquêter sur les atteintes aux droits humains » et « à soutenir activement les mécanismes permettant de garantir que les personnes responsables seront tenues de rendre compte de leurs actes », et « à envisager des mesures visant à faciliter l'entrée et le séjour, dans des conditions sûres et dignes, des citoyens biélorusses qui fuient le régime de Loukachenko ».

L'Assemblée a salué la constitution d'une délégation représentative des forces démocratiques de Biélorussie auprès de l'APCE, présente aujourd'hui dans l'hémicycle. « Il s'agit d'une motivation cruciale pour nous, et d'un signal clair de votre soutien à nous tous dans notre lutte pour la liberté », a déclaré devant l'Assemblée Mme Angelika Melnikova, membre de la délégation et présidente du Conseil de coordination.

« Il y a plus de 1 200 prisonniers politiques, dont au moins sept torturés à mort ; les onze partis d'opposition ont été interdits ; plus de 1 800 ONG et tous les médias indépendants ont été liquidés ; au moins 300 000 Biélorusses ont été contraints à l'exil et tous nos citoyens à l'étranger sont désormais privés de leur droit de vote », a-t-elle rappelé.

« La démocratie ne prévaudra que lorsque la justice sera rendue. Le peuple biélorusse est une nation européenne. Notre histoire et notre culture font partie intégrante du patrimoine historique de l'Europe. Mais il est tout aussi important pour nous de faire partie de l'avenir de l'Europe », a-t-elle conclu.

M. Claude Kern et M. Bertrand Bouyx, en tant que président de la commission des questions politiques et de la démocratie, ont pris part au débat.

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