B. UNE RELATION BILATÉRALE QUI CONNAÎT ÉGALEMENT UNE NOUVELLE DYNAMIQUE
Parallèlement à ce renouveau de la relation entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, la relation entre la France et le Royaume-Uni a également été marquée par une vigueur nouvelle.
Ce rapprochement entre le Royaume-Uni et l'Union européenne s'est doublé d'un rapprochement entre la France et le Royaume-Uni, illustré par les visites d'État du Roi Charles III en France puis du Président de la République française au Royaume-Uni, ainsi que par l'échange culturel très symbolique que représente les prêts de la tapisserie de Bayeux, du bateau-tombe de Sutton Hoo, des figurines d'échecs des îles de Lewis en Écosse et du bouclier de Battersea.
Ce rapprochement s'est également manifesté par un renforcement des relations entre le Sénat et la Chambre des Lords, sous l'impulsion du Président du Sénat, Gérard Larcher, et du Lord speaker de la Chambre des Lords, Lord MacFall of Alcluith, puis Lord Forsyth of Drumlean, le Président du Sénat ayant été convié à assister au discours du Trône pour l'ouverture de la session parlementaire, le 13 mai 2026, ce qui constitue une première pour le président d'une assemblée étrangère.
L'étroite relation bilatérale entre la France et le Royaume-Uni, membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et seules puissances dotées de l'arme nucléaire sur le continent européen, a été renforcée par deux déclarations adoptées le 10 juillet 2025, à l'occasion de la visite d'Etat du Président de la République : celle de Lancaster House 2.0, sur la modernisation de la coopération de défense et de sécurité, et celle de Northwood, sur la coopération en matière de dissuasion nucléaire, qui évoque la dimension européenne des intérêts vitaux de nos deux pays.
La déclaration de Northwood indique ainsi : « Comme nous l'avons explicitement déclaré depuis 1995, nous ne voyons pas de situations dans lesquelles les intérêts vitaux de la France ou du Royaume-Uni pourraient être menacés sans que les intérêts vitaux de l'autre ne le soient également. La France et le Royaume-Uni conviennent qu'il n'existe aucune menace extrême pour l'Europe qui ne susciterait pas une réponse de nos deux nations ».
Cette coopération étroite se retrouve également dans le soutien à l'Ukraine, le Président de la République et le Premier ministre britannique coprésidant les réunions de la Coalition des volontaires.