B. UNE RÉNOVATION LOURDE ET COÛTEUSE, QUI DOIT IMPÉRATIVEMENT FAIRE L'OBJET D'UNE PROGRAMMATION

1. Des besoins de rénovation massifs, liés au vieillissement des équipements et aux exigences énergétiques
a) Comme de nombreux bâtiments construits à la même époque, le site François-Mitterrand arrive à la fin d'un cycle technique

La rénovation du site François-Mitterrand sera la priorité des programmes de rénovation qui seront menés par la BnF dans les prochaines années. Le bâtiment, qui a célébré ses 30 ans en 2025, n'a en effet pas connu de rénovation majeure, à l'exception du système de sécurité incendie, qui a déjà fait l'objet d'un investissement de 35 millions d'euros.

La situation de l'implantation François-Mitterrand n'est d'ailleurs pas un cas isolé. Beaucoup d'édifices construits à cette époque arrivent à une fin de cycle technique de 30 ans, et nécessitent des rénovations massives.

L'opéra Bastille, par exemple doit moderniser ses équipements techniques et scéniques, et réhabiliter ses studios de répétition. Une fermeture temporaire de la scène est ainsi prévue pendant deux saisons à l'horizon 2030. La Grande Arche de la Défense a déjà connu une opération lourde de réhabilitation et d'amélioration des performances techniques. La tour Séquoia, toujours à la Défense, présente également des besoins en rénovation importants34(*).

Toutefois, la spécificité de la BnF tient à ce que les missions de service public qu'elle assure rendent difficilement concevable une fermeture totale et prolongée du site François-Mitterrand. Celui-ci concentre en effet une part déterminante des missions de la BnF : accueil des publics, communication des documents aux chercheurs, réception et traitement du dépôt légal, etc.

Les opérations de rénovation devront, en conséquence, être conçues selon une logique de maintien en exploitation, reposant sur un phasage précis des travaux et une sectorisation des interventions. Ce type de rénovation présente une complexité accrue, comme l'a montré l'exemple de la rénovation de la maison de la Radio et de la Musique (voir encadré infra).

En outre, le bâtiment présente une complexité intrinsèque. Sur le plan fonctionnel, il combine des usages rarement réunis dans un même ensemble immobilier (bibliothèques, magasins de conservation, espaces d'exposition et de médiation culturelle, ateliers de restauration, des bureaux, des équipements techniques lourds...), et sur le plan architectural, le site François-Mitterrand constitue un bâtiment de grande échelle, dont plusieurs installations ont été conçues spécifiquement pour le site ou reposent sur des solutions techniques complexes.

b) L'état de vétusté des équipements du site François-Mitterrand atteint un niveau critique

Or, l'état des installations du site arrive à un point qu'il n'est pas exagéré de qualifier de critique. Toutes les auditions et les travaux menés par le rapporteur convergent dans l'idée que la rénovation du bâtiment emblématique est nécessaire et urgente.

Pour objectiver la situation du site, la BnF a développé depuis 2023 l'outil SIMEO, destiné à évaluer l'état du parc immobilier, à croiser les données techniques et les historiques de maintenance, et à modéliser des scénarios d'évolution des risques selon les niveaux d'investissement.

La BnF a ainsi effectué une simulation pour évaluer l'effet du maintien d'un investissement de 10 millions d'euros par an pour la rénovation.

Pour l'année 2025, les outils d'analyse indiquent que 25 % des équipements du site François-Mitterrand sont en état « très critique » et 30 % en « état critique », soit un taux de criticité de 55 %, qui ne permet plus de garantir un bon fonctionnement de l'établissement.

Le taux de risque ainsi mesuré correspond principalement au risque de défaillance des composants techniques et architecturaux du site, comme des pannes majeures ou l'impossibilité de maintenir certaines conditions réglementaires. Les composants visés sont les éléments techniques et architecturaux du bâtiment : enveloppe, systèmes de chauffage, ventilation, climatisation, sécurité incendie, réseaux électriques, courants faibles, ascenseurs, etc.

Cette simulation montre donc qu'à partir de 2027 le taux de vétusté dépasserait le seuil de maintenance curative efficace, puisqu'à l'horizon 2029 le risque deviendrait majeur : plus de 70 % des composants connaîtraient un risque « élevé » ou « très élevé », avec possibilité de fermeture partielle ou totale du site François-Mitterrand.

Évolution de la part des composants du site François-Mitterrand
selon les différents niveaux de risques qu'ils présentent

Source : commission des finances, d'après les données transmises par le ministère de la Culture et la Bibliothèque nationale de France

En l'occurrence, 2029 correspond à un pic de besoins de renouvellement dans le diagnostic technique. Le SPSI chiffre, pour le seul site François-Mitterrand, les besoins de 2029 à 77,6 millions d'euros, dont 70,7 millions d'euros de renouvellement et 6,8 millions d'euros de gros entretien correctif35(*).

Les besoins portent d'abord sur les équipements de sécurité et de continuité d'exploitation : installations de sécurité électrique, sécurité incendie, systèmes de mise en sécurité incendie, sprinklage, portes et parois coupe-feu, sonorisation, clapets coupe-feu, vidéoprotection et dispositifs de sûreté. La BnF souligne qu'une panne sur certains équipements de sécurité électrique ou incendie pourrait entraîner la fermeture partielle ou totale du site.

La BnF a communiqué au rapporteur spécial une liste d'équipements à rénover de manière prioritaire dans les cinq ans à venir.

Liste des travaux à réaliser dans les cinq ans

Courants faibles

Gestion technique centralisée (logiciel de supervision, régulateurs, automates ; systèmes de vidéo surveillance (caméras) ; systèmes de contrôle d'accès ; systèmes d'intercommunication (sonorisations fixes et mobiles) ; systèmes de protection des oeuvres ; télédistribution ; affichage dynamique.

Système de sécurité incendie et protection incendie

Système de sécurité incendie (en cours de rénovation) ; désenfumage (clapets coupe-feu, trappes de désenfumage, volets, portillons, volets de transfert) ; centrale d'extinction ; extincteurs.

Courants forts

Tableaux électriques (tableaux généraux et sécurité) ; groupes électrogènes ; postes Haute Tension ; tableaux inverseurs de sources ; armoires divisionnaires ; onduleurs ; batteries onduleurs ; ascenseurs ; câbles de distribution ; éclairages de sécurité ; éclairages intérieurs.

CVCD plomberie

Pompes de distribution ; tableaux électriques de sécurité de plomberie ; émetteurs (armoires de climatisation des magasins et des locaux techniques) ; groupes froids et bloc autonome ; station de relevage des eaux d'exhaures ; poste de traitement d'eau des tours aéroréfrigérantes ; tuyauteries d'eau glacée ; échangeurs ; ventilateurs d'extraction ; centrale de traitement d'air des espaces publics et traitement « air neuf » des magasins et bureaux.

Second oeuvre

Réfection des aires de stationnement et circulation ; couverture du parvis et étanchéité des toitures terrasses des tours ; parois vitrées ; revêtements de façade ; revêtements de plafonds et faux plafonds ; revêtements de sol ; protection solaire ; réfection des espaces extérieurs ; portes coupes-feu ; parquet ; moquette ; portes extérieures.

Moyens généraux et logistiques

Armoires divisionnaires du TAD (système de transport automatisé des documents).

Source : commission des finances, d'après les réponses de la Bibliothèque nationale de France et du ministère de la Culture au questionnaire du rapporteur spécial

L'état des équipements électriques est également très préoccupant. Ils ont dépassé depuis dix ans la date selon laquelle la maintenance est encore assurée par l'équipementier, et il est possible que l'opérateur finisse par faire face à une panne systémique.

Le site François-Mitterrand concentre aussi des enjeux énergétiques considérables, en raison de ses volumes, de ses magasins de conservation et de ses exigences de température et d'hygrométrie.

La BnF a indiqué au rapporteur que la consommation énergétique globale de ses sites a baissé de 16 % entre 2018 et 2024, après une baisse de 33 % de la consommation électrique entre 2006 et 2016, mais précise que de nouveaux paliers significatifs ne pourront être atteints qu'avec la rénovation du site François-Mitterrand et la modernisation de ses installations.

Les actions déjà amorcées incluent notamment l'optimisation du pilotage par la GTC, l'utilisation plus fine des équipements énergivores, ainsi que la conversion progressive en LED des points lumineux, qui sont au nombre de 80 000 pour le seul site François-Mitterrand.

Les équipements ont été maintenus au-delà de leur durée de vie théorique, mais les pièces détachées ne sont souvent plus fabriquées. Dans certains cas d'ailleurs, ces équipements étaient des prototypes, qui n'ont jamais été réellement commercialisés.

Le cas des lampes de table, s'il peut sembler anodin, est emblématique à cet égard. Le système intégré est unique, si bien que lorsqu'une lampe tombait en panne, la BnF n'avait pas les moyens de les remplacer. Ainsi, à certains moments, 40 % des lampes de table de la bibliothèque de recherche ne fonctionnaient plus. L'opérateur a fini par les remplacer en partie en développant un nouveau système, mais la technique reste coûteuse et complexe.

Les interlocuteurs du rapporteur ont régulièrement évoqué « l'auto-cannibalisme » des équipements du site : les pièces des équipements moins essentiels sont récoltées lorsque ceux-ci tombent en panne, et sont ensuite réutilisées pour réparer les installations plus stratégiques. Il est manifeste que cette stratégie, si elle peut permettre de prolonger la durée de vie des infrastructures, n'est pas viable sur le long terme.

2. Un coût de rénovation qui dépasse les capacités de financement de l'établissement
a) Le coût d'une rénovation complète du site François-Mitterrand est estimé à 527,6 millions d'euros

Les principaux enjeux financiers pour les années à venir porteront sur la rénovation du site de Tolbiac - François Mitterrand. Le ministère avait indiqué lors de l'examen du projet de loi de finances pour 2026 que « le site et ses équipements ont atteint un taux de vétusté que la BnF n'est plus en mesure de maîtriser avec sa dotation actuelle », et il avait estimé que le coût global de rénovation complète serait situé entre 500 et 600 millions d'euros.

Les documents transmis au rapporteur spécial évaluent plus précisément les besoins globaux à 527,6 millions d'euros incluant les principaux corps d'état : le chauffage, la plomberie, la sécurité incendie, la structure, etc. Le tableau suivant donne la répartition des principaux postes de dépenses.

Chiffrage du coût de la rénovation du site François-Mitterrand

(en euros)

CVC (chauffage, ventilation, climatisation)

93 046 897

Plomberie et traitement d'eau

17 891 150

Incendie

39 621 447

Courants faibles

55 532 103

Courants forts et transport de personnes

82 573 564

Stockage et transport de documents

26 019 539

Structure / mobiliers et second oeuvre

212 889 420

Total

527 574 119

Source : commission des finances, d'après les réponses de la Bibliothèque nationale de France et du ministère de la Culture au questionnaire du rapporteur spécial

Répartition des dépenses d'une rénovation du site François-Mitterrand

Source : commission des finances, d'après les réponses de la Bibliothèque nationale de France et du ministère de la Culture au questionnaire du rapporteur spécial

Ce chiffrage doit être distingué des besoins les plus urgents identifiés à court terme. Le projet de SPSI 2026-2030 met en évidence une dette de maintenance accumulée de 88 millions d'euros dès 2025, correspondant aux équipements obsolètes ou en fin de vie, à laquelle s'ajouteraient 112 millions d'euros supplémentaires entre 2027 et 2029, soit une dette technique cumulée de l'ordre de 200 millions d'euros sur cinq ans si rien n'est fait d'ici-là.

b) La BnF ne dispose pas de réserves sur ses fonds propres pour mener la rénovation du site François-Mitterrand

Hors projets bénéficiant de financements fléchés, les dépenses immobilières d'investissement de la BnF sont financées quasi exclusivement par la subvention pour charges d'investissement et par prélèvement sur le fonds de roulement de l'établissement.

Toutefois, les financements actuellement mobilisables par l'établissement apparaissent insuffisants pour couvrir une telle rénovation. Le budget initial 2026 de l'opérateur prévoit, pour le site François-Mitterrand, 23,7 millions d'euros en autorisations d'engagement et 12,8 millions d'euros en crédits de paiement au titre du patrimoine immobilier, ce qui est un niveau très inférieur aux besoins d'une rénovation globale.

Le montant de la subvention d'investissement courante inscrit pour 2026 (29,6 millions d'euros) s'élève en effet au même niveau que l'année précédente. La BnF avait dès lors indiqué au rapporteur spécial, lors de l'examen du dernier projet de loi de finances, qu'elle devrait mobiliser son fonds de roulement sur des opérations urgentes telles que le renouvellement de la sonorisation de sécurité et la vidéosurveillance du site François-Mitterrand et les dispositifs de contrôle d'accès et de billetterie.

Le financement des opérations d'urgence a été assuré ces dernières années en partie en mobilisant les réserves financières de l'établissement, qui atteignent toutefois désormais un niveau plancher.

La capacité d'autofinancement de l'établissement est réduite : d'une part, par la décorrélation persistante entre l'évolution de la dotation de l'État, qui a progressé de 13 % depuis 2017, et celle des besoins d'investissement de la BnF, qui ont augmenté de 37 % sur la même période ; d'autre part, par le rapprochement du fonds de roulement de son niveau prudentiel, qui ne laisse plus de marge de manoeuvre à l'établissement.

Évolution du fonds de roulement de la Bibliothèque nationale de France
en comparaison de la subvention d'investissement et des investissements réalisés

(en millions d'euros)

Note : CF = compte financier ; BI = budget initial.

Source : commission des finances, d'après les réponses de la Bibliothèque nationale de France et du ministère de la Culture au questionnaire du rapporteur spécial

Entre 2017 et 2020, la BnF disposait encore d'une réserve significative sur son fonds de roulement de gestion : environ 22 à 26 millions d'euros au-delà du mois de charges, qui ont permis d'absorber l'écart entre les investissements nécessaires et la subvention d'investissement. Cependant, à partir de 2021, cette réserve a diminué brutalement : elle a atteint 15,9 millions d'euros en 2021, pour ensuite tomber à 5,1 millions d'euros en 2022 et 3,1 millions d'euros en 2023. Désormais le fonds de roulement est proche du niveau prudentiel, et il ne peut donc plus jouer le rôle d'amortisseur.

La BnF a ainsi indiqué au rapporteur spécial que si « le niveau du fonds de roulement disponible a pu être stabilisé au cours des deux derniers exercices, ces réserves seront préemptées par le financement de projets prioritaires programmés en sus du niveau courant des investissements. » Figurent notamment à ce titre la mise aux normes des installations de vidéoprotection (3,4 millions d'euros) et de sonorisation de sécurité (1,3 million d'euros) du site François-Mitterrand.

La BnF devra par ailleurs prélever sur ses réserves les moyens nécessaires pour financer l'essentiel des investissements visant au renforcement de la sûreté des collections du site Richelieu, dont le montant s'élève à 1,5 million d'euros.

Ainsi, compte tenu de la situation financière globale de l'établissement et de l'épuisement tendanciel du fonds de roulement, la logique de mobilisation des réserves financières a atteint ses limites.

Des opérations urgentes sur le site François-Mitterrand identifiées à hauteur de près de 40 millions d'euros (dont 6,6 millions d'euros au titre des clapets coupe-feu, 4,4 millions d'euros au titre de la centrale de mise en sécurité incendie, 3,8 millions d'euros au titre du réseau d'alimentation électrique) ne pourront pas être engagées sur les fonds propres de la BnF.

Les autres leviers de financement apparaissent structurellement limités. Les ressources propres de la BnF demeurent modestes au regard des montants en jeu, et la mobilisation de fonds privés paraît difficile pour des opérations portant principalement sur des équipements techniques, peu susceptibles d'attirer du mécénat.

Quant aux recettes de valorisation domaniale ou aux cessions ; elles sont déjà largement mobilisées pour le financement du projet d'Amiens et ne peuvent constituer qu'un appoint, non le socle financier d'une rénovation complète du site François-Mitterrand. La mise en oeuvre de la stratégie immobilière de l'établissement ne sera donc pas possible sans un soutien exceptionnel de la part de l'État.

c) Une programmation pluriannuelle de la rénovation du site François-Mitterrand répond à une exigence de sincérité des comptes des dépenses de l'État

En réalité, la question n'est pas de savoir si l'État financera ou non la rénovation complète du site François-Mitterrand. En effet, les missions de service public exercées par l'établissement, ainsi que sa dimension symbolique, rendent inconcevable toute fermeture prolongée du site. L'État finira donc par apporter les financements nécessaires, même s'ils représentent plusieurs centaines de millions d'euros comme cela s'était produit pour la rénovation de la maison de la Radio et de la Musique, dont la situation est présentée dans l'encadré infra.

Dans ces conditions, le financement d'une rénovation complète devrait probablement reposer sur un schéma spécifique, combinant une programmation pluriannuelle validée par l'État, une priorisation des interventions les plus critiques, et l'identification de financements dédiés pour les volets les plus stratégiques.

Une telle approche est indispensable afin de lisser l'effort budgétaire dans le temps, tout en réduisant le risque qu'une panne majeure conduise à une fermeture partielle ou totale du site.

Recommandation : établir, dès que possible, la trajectoire budgétaire pluriannuelle de la rénovation du site François-Mitterrand.

La rénovation de la Maison de la Radio et de la Musique

La Maison de la Radio, conçue par l'architecte Henry Bernard et inaugurée le 14 décembre 1963, connaissait des problèmes de sécurité majeurs. Une mise en demeure du préfet de police de Paris au début des années 2000 avait demandé de mettre l'immeuble en conformité avec la réglementation relative à la prévention des risques incendie, si bien qu'une rénovation de grande ampleur a été décidée. L'opération a commencé en 2003, et n'a officiellement été achevée qu'en décembre 2022, pour une durée totale de plus de 19 ans.

Le chantier était difficile d'un point de vue technique, ce qui tient notamment du fait que la réhabilitation a été menée en site occupé et d'une connaissance insuffisante de l'état réel du bâtiment. À partir de 2018, le pilotage a été repris par la fixation d'un coût total maximum, la mise en place d'un suivi trimestriel devant les instances de gouvernance et le recours à un expert indépendant, ce qui a permis de stabiliser la fin du projet.

La réhabilitation stricto sensu a été achevée pour un coût de 493 millions d'euros, et dans un sens plus large, qui inclut la rénovation des studios de création, la Cour des comptes retient un coût de 571,3 millions d'euros HT.

Pour la seule opération de réhabilitation, la Cour indique que l'État a financé 372,5 millions d'euros sur 492,8 millions d'euros, soit environ 76 %, le solde, 120,3 millions d'euros, étant supporté par Radio France, soit environ 24 %. Pour le périmètre élargi incluant les studios de création, l'État a financé près de 402 millions d'euros sur 571 millions d'euros HT, soit environ 70 % ; le solde, environ 169 millions d'euros, a été pris en charge par Radio France.

La Cour des comptes précise que l'estimation initiale approuvée en décembre 2008 s'élevait à 328,2 millions d'euros, ou 355,5 millions d'euros avec inflation prévisionnelle, et que le coût final de près de 493 millions d'euros représente un dépassement de 137 millions d'euros, soit 39 %.

Source : commission des finances, d'après le rapport de la Cour des comptes « Radio France, exercice 2017 et suivants »


* 34 Voir le rapport de Christine Lavarde, « Projet de loi de finances pour 2026 : Écologie, développement et mobilité durables », Rapport général n° 139 (2025-2026), tome III, annexe 10, volume 1, 24 novembre 2025.

* 35 Les dépenses de gros entretien et de renouvellement portent donc sur des systèmes vitaux pour l'exploitation quotidienne : sécurité électrique, sécurité incendie, systèmes de mise en sécurité incendie, sprinklage, portes et parois coupe-feu, sonorisation de sécurité, clapets coupe-feu, vidéoprotection et dispositifs de sûreté.

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