3. Le souhait d'une autonomie administrative et financière accrue

A Saint-Barthélémy comme à Saint-Martin, les élus locaux considèrent que le statut de commune de droit commun du département de la Guadeloupe est aujourd'hui inadapté à la situation particulière de leur île.

Ils souhaitent aujourd'hui bénéficier de compétences plus larges et de ressources fiscales accrues pour mener à bien leurs projets d'équipements nouveaux.

Les élus des deux îles ont donc entrepris des démarches en vue de l'érection de leurs communes en collectivités territoriales à statut particulier ou, à défaut, de l'adoption de dispositions dérogatoires.

Ils ont par ailleurs formulé le souhait de la création d'une circonscription législative des Iles du Nord 24( * ) .

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Tels sont les éléments d'information que la mission a recueilli à l'intention de la commission des Lois et du Sénat.

Le présent rapport a mis en évidence la situation paradoxale de ces îles, liée à leur " double insularité ".

Elles constituent en quelque sorte de " petits paradis " pour les touristes comme sans doute -cyclones mis à part- pour leurs habitants.

Mais leur isolement entraîne des handicaps certains et des difficultés particulières pour les autorités administratives locales.

De telles difficultés ne sont certes pas propres à ces îles ; elles existent également, par exemple, à des degrés divers, en Corse, à Saint-Pierre-et-Miquelon ou dans les archipels éloignés de la Polynésie française.

Toute la question est de savoir si des particularités propres à Saint-Barthélémy et à Saint-Martin doivent et peuvent être prises en compte sur le plan fiscal et administratif comme le souhaitent les élus locaux et si oui, dans quelle mesure.

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