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29 avril 1999 : Enseignants - Mieux gérer, mieux éduquer, mieux réussir ( rapport de commission d'enquête )

 

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2. Un recrutement suspendu

Le ministre de l'éducation nationale a indiqué à la commission qu'il avait décidé de suspendre le recrutement des aides éducateurs tant que leur avenir ne sera pas précisé.

Il a annoncé qu'une table ronde allait être organisée afin d'envisager les débouchés offerts aux emplois jeunes, qui passent nécessairement par une amélioration d'un dispositif de formations complémentaires. Le ministre souhaite que ce dispositif puisse offrir aux emplois jeunes une formation professionnelle : dans cette perspective, l'éducation nationale doit passer des accords avec des entreprises et des organisations professionnelles.

La commission d'enquête ne peut que regretter que cette réflexion sur l'avenir des emplois jeunes recrutés par l'éducation nationale n'ait pas été engagée avant la décision de leur création.

3. Des revendications déjà pressantes

Outre l'importance de leurs effectifs, on assiste également à un début de syndicalisation des emplois jeunes de l'éducation nationale.

Un collectif national des aides éducateurs a ainsi été créé à l'initiative du SNU-IPP (syndicat des instituteurs et professeurs des écoles, affilié à la FSU).

En octobre 1998, les aides éducateurs de l'académie de Paris ont organisé des manifestations afin d'obtenir la mise en place des formations complémentaires prévues et une meilleure définition de leur rôle. Au même moment, les aides éducateurs d'un département de Bretagne ont également créé un collectif pour protester contre la faiblesse des moyens alloués pour ces formations complémentaires. Les aides éducateurs protestent notamment contre le type de formation proposée, "  utile à leurs fonctions au sein de l'éducation nationale " mais qui ne "  leur permettrait pas de trouver un emploi stable sur le long terme ". Ils souhaitent également que leur contrat prévoie une cotisation soit aux ASSEDIC, soit à une caisse particulière, afin qu'ils puissent bénéficier d'une indemnité de chômage.

Enfin, en mars 1999, à l'appel du collectif national, les aides éducateurs ont à nouveau manifesté dans dix académies.

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