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29 avril 1999 : Enseignants - Mieux gérer, mieux éduquer, mieux réussir ( rapport de commission d'enquête )

 

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C. UN AVENIR INCERTAIN ET QUI RISQUE D'ÊTRE COÛTEUX EN TERMES BUDGÉTAIRES

1. Le problème de leur formation complémentaire

La formation des aides éducateurs constitue l'un des volets du dispositif prévu par la loi de 1997 et doit permettre à ces jeunes d'accéder à un emploi durable dans le secteur public ou privé.

Les aides éducateurs doivent bénéficier d'un entretien de bilan dans les six mois suivant leur recrutement et qui permet d'évaluer leur situation au regard du niveau universitaire, des expériences professionnelles et des projets personnels de professionnalisation. Cet entretien doit permettre d'orienter l'aide éducateur vers des formations diplômantes qui tiennent compte notamment des perspectives d'emplois au niveau régional.

La circulaire du 30 mars 1998 a précisé les procédures de mise en oeuvre du dispositif de formation des aides éducateurs.

Ceux-ci bénéficient ainsi d'un crédit de 200 heures de formation par an, pendant toute la durée de leur contrat. Les formations proposées et mises en place doivent tenir compte des contraintes liées à l'exercice d'une fonction à plein temps, les moyens pédagogiques mis en oeuvre devant être adaptés en conséquence.

Les partenaires de formation sont les universités, le CNED, les IUFM, et des organismes privés de formation. En outre, les aides éducateurs bénéficient du même régime d'inscription en université que les étudiants boursiers.

Si les crédits prévus à la formation des aides éducateurs s'élèvent à 50 millions de francs dans la loi de finances pour 1999, la mise en place du système de formation complémentaire révèle encore des lacunes.

Le secrétaire général de la FSU a indiqué à la commission d'enquête que le ministère était toujours dans une logique de recrutement des aides éducateurs et ne s'intéressait pas à la sortie du système, et donc à leur formation : " Nous avons pesé beaucoup pour que le ministère prenne en compte, y compris en adaptant les obligations de service des aides éducateurs, les questions de formation continue, mais nous n'avons pas réussi encore à avoir un vrai débat et à pouvoir faire entendre nos propositions pour gérer la sortie du système ".

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