ANNEXE N° 5

QUELQUES DONNÉES RELATIVES À L'ADMINISTRATION BRITANNIQUE ET AU SOUTIEN PUBLIC.
LA SUPRÉMATIE DES QUESTIONS DE DÉFENSE

I. LE MINISTÈRE DE LA DÉFENSE (MOD) BRITANNIQUE

L'organisation du ministère de la défense britannique présente plusieurs différences par rapport à celle de son homologue français, notamment par le fait que les services dont les activités se rapprochent de celles de la DGA étatique sont au nombre de 4.



 
 
 
 

Etats-Majors

 
 
 
 

Chef d'Etat-Major

 
 
 

DCDS

(Systems)

Ministre

Ministre délégué aux forces armées

Ministre délégué pour l'armement

 
 
 

Chef adjoint d'Etat-major

 
 
 
 

Permanent under Secretary of State

 
 
 

DUS

Policy

Agences (dont DERA)

 
 
 

Second PUS

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Chief scientific adviser

 

Deputy under secretary (Science & technology)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Chief of Defence procurement

 

DCDP/Operations

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

DCDP/Support

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

DESO

Très schématiquement, les tâches et les responsabilités liées aux programmes d'armement, donc celles qui ont une importance pour l'industrie de défense nationale, se répartissent de la manière suivante :

la recherche amont (baptisée « Corporate Research ») est sous la responsabilité des équipes du Chief Scientific Adviser ;

l'expression du besoin et la définition des spécifications sont du ressort des équipes du Deputy Chief of Defense Staff -DCDS- ; ses équipes gèrent également les programmes de recherche appliquée ;

la conduite proprement dite des programmes d'armement est de la responsabilité des services du Procurement Executive sous la direction du Chief of Defence Procurement.

Chacun de ces services, en tant que maître d'ouvrage tire ses compétences techniques et scientifiques de la DERA (Defence Evaluation and Research Agency).

Celle-ci, forte de 12.000 personnes, dont près de 70 % de scientifiques, dépend directement du ministre de la défense, et réunit tous les centres de recherche et d'évaluation non nucléaires du MoD qui jouissaient jusqu'à la fin des années 80 d'une indépendance dispendieuse. Dirigée par un Chief Executive recruté au sein de l'industrie, la DERA a un chiffre d'affaires de 1 milliards de livres et a été dotée d'un statut de compte de commerce qui est censé la contraindre à rechercher le financement de clients pour toutes ses activités et installations.

La DERA a cependant été chargée par le MoD d'être garante de la base scientifique et technologique de défense du Royaume-Uni : son chiffre d'affaires dépend ainsi à 90 % des services rendus au MoD.

L'agence en fait représente le dernier bastion de l'ancienne participation du MoD à l'effort industriel d'armement : jusque dans les années 80, les laboratoires du MoD non seulement définissaient de nouvelles technologies, mais les mettaient également en oeuvre en conduisant les études jusqu'à la définition des matériels. C'est au cours des années 80 que les dernières activités de développement ont basculé dans l'indsutrie.

Le MoD ne peut pas envisager facilement de se séparer de l'agence, puisque celle-ci représente encore sa seule garantie de continuer d'être un « acheteur intelligent ».La DERA prévoit cependant de rompre avec la structure jusqu'à maintenant très fonctionnelle (partage en secteurs de « milieux » recherche aéronautique, missiles, électronique...) en séparant le MoD (DERA Defence) des clients extérieurs (DERA, tec). Ces deux entités s'appuieraient sur l'ensemble des installations de recherche de l'agence.

Structure possible de la DERA à compter du 1 er avril 1998

 

MoD

 

Non MoD

 
 
 
 
 
 
 
 
 

DERA

« Defence »

 

DERA tec

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Installations

 

L'unicité de la DERA et son importance en tant que « réservoir technologique » créent un équilibre tout à fait spécifique vis-à-vis de l'industrie. L'agence recevant la majorité des budgets de recherche amont et appliquée (estimés à environ £500 millions, dont ¼ pour la partie amont), son appartenance au MoD pose le problème du transfert de technologies à l'industrie : d'une part (c'est la principale préoccupation du MoD) pour les retrouver sur les matériels livrés aux forces armées et d'autre part (il s'agit plutôt d'une préoccupation du DTI) pour que ces technologies développées initialement pour la défense puissent trouver leurs éventuels débouchés sur le marché civil et participer ainsi à la « création de richesses ».

La DERA avait dans cet esprit, mis en place les mécanismes suivants :

EMR (Extra-Mural Research) : c'est la sous-traitance de certains travaux de recherche à l'industrie. 30 % (en valeur, a priori) des travaux sont ainsi passés par l'agence aux différentes sociétés de défense. Ce chiffre devrait augmenter jusqu'à 35 % dans les toutes prochaines années.

Pathfinder : au moyen de cycles de présentation à l'ensemble de l'industrie britannique des grands axes de recherche à venir, la DERA sollicite des propositions de travaux de recherche de la part des sociétés britanniques. Ces travaux, s'ils sont retenus, font alors l'objet d'un développement conjoint.

Strategic Alignment : la DERA a mis en place des forums de concertation avec chacun des industriels de défense les plus importants, dans le but d'élaborer une planification des travaux que les deux acteurs voient un intérêt à réaliser en commun.

Dual-Use Technology Centres : la DERA propose à l'industrie d'investir en commun sur des installations de recherche et de partager celles-ci entre chercheurs de plusieurs horizons, afin de favoriser la « fertilisation croisée » entre industriels et étatiques et de permettre un amortissement plus rapide de l'investissement. Le plus connu de ces centres est le Structural Materials Centre, basé à Farnborough.

Enfin la DERA, par son statut d'agence en compte de commerce, a la possibilité d'être sous-traitant de l'industrie pour des programmes d'armement.

Les précédentes initiatives sont essentiellement destinées à favoriser le transfert des technologies défense et répondent donc principalement à la préoccupation du MoD. La DERA a cependant depuis plusieurs années conscience de l'importance des relations avec l'industrie civile, et ce pour de multiples raisons dont les principales consistent à récupérer une part des investissements consentis (la DERA conserve les sommes récupérées et peut donc les ré-investir), et à développer les transferts de technologies défense vers des applications civiles afin de rentabiliser les efforts du MoD et de participer ce faisant « à la création de richesses nationales ».

Ces préoccupations ont conduit la DERA à créer en 1996 un poste de directeur pour les transferts technologiques et à y nommer un représentant de l'industrie afin de conduire le processus de diversification technologique destiné principalement à promouvoir l'utilisation civile des technologies militaires.

II. LE DÉPARTMENT DU COMMERCE ET DE L'INDUSTRIE

Le « Department of Trade and Industry » (DTI)
a pour objectif fondamental d'aider l'industrie britannique à concourir avec succès sur les marchés nationaux et internationaux.

Au sein de la direction générale « Industries » une direction aérospatiale et défense a la responsabilité à la fois de l'industrie aéronautique (le spatial est traité par le British National Space Centre) et de l'industrie de défense. Mais, la coordination des travaux de recherche entre les domaines civil et militaire est effectuée par une autre structure.

En matière de défense, le DTI, plutôt absent durant les années 80 et le début des annéess 90, a vu son rôle se renforcer en 1995, à la suite d'un rapport commun entre les commissions parlementaires de la défense et du commerce et de l`industrie préconisant, d'une part un « droit de commentaire » du DTI dans les décisions du ministère de la défense (MOD) en matière de choix des titulaires des programmes d'armement, d'autre part l'établissement d'un dialogue entre le MoD et l'industrie de défense. Le gouvernement britannique (c'est-à-dire le MoD et le DTI) répondait quelques mois plus tard en confirmant que le DTI serait désormais consulté avant les choix d'acquisitions afin de (« mieux) prendre en compte la dimension industrielle.

Le rôle général du DTI en matière d'industrie de défense s'énonce officiellement de la manière suivante :

il apporte un avis sur les implications de la politique d'acquisition du MoD en particulier en termes d'impact sur la compétitivité de la base industrielle du Royaume-Uni ;

sur les programmes importants (montants supérieurs à 50 millions de livres pour les services et 150 millions de livres pour les fournitures) il est consulté à temps pour s'assurer que les conséquences industrielles sont considérées dans leur ensemble ;

DTI et MoD oeuvrent ensemble à la promotion des activités conjointes dans le domaine de la recherche et à l'adaptation des technologies militaires aux applications civiles ;

le DTI travaille avec le MoD au développement d'une base d'information commune sur l'industrie de défense.

Le ministère du commerce et de l'industrie est, en outre pourvoyeur d'1/3 des soutiens publics britanniques à l'industrie aéronautique civile. Ses interventions prennent deux formes :

l'octroi d'avances remboursables ;

la distribution de subventions pour aider la recherche.

Les soutiens à la recherche sont cohérents avec les objectifs des « Civil Aircraft Research and Demonstration Programme » (CARAD) qui sont des plans couvrant une période pluriannuelle de trois ans. Le tableau suivant rappelle l'évolution des crédits publics de recherche aéronautique civile.

Evolution des crédits publics de recherche aéronautique civile

(en millions de livres)

1993-1994

1994-1995

1995-1996*

1996-1997*

1997-1998*

23

23,7

22,6

22,7

22,7

* Prévisions

*

* *

Malgré les inflexions mentionnées ci-dessus, le MoD exerce une place prépondérante dans le dialogue entre pouvoirs publics et industriels.

Les soutiens publics britanniques à l'aéronautique civile sont, pour deux tiers d'entre eux, gérés par la DERA. Un peu plus de la moitié des crédits alloués à la DERA finance des recherches conduites par elle-même ; elle redistribue l'autre moitié de ses ressources à des partenaires industriels principalement.

Cet agencement est conforme à la suprématie du ministère de la Défense comme financeur de la recherche aéronautique. Les crédits du ministère de la Défense consacrés à l'industrie aéronautique -civile et militaire- s'élevaient en 1991 et 1992 à 1,3 et 1,4 milliards de dollars respectivement. Ils étaient ainsi 14 fois plus élevés que les crédits civils en 1992.

Toutefois, ces ordres de grandeur ne doivent pas inciter à dénier toute autonomie à la recherche aéronautique civile en Grande-Bretagne et les modalités d'attribution des soutiens qui en résultent.

Les programmes de recherche font l'objet d'une définition qui prend en compte les priorités des industriels. Or, ceux-ci, confrontés à la baisse des crédits militaires et exerçant chacun des activités duales ont logiquement renforcé leurs activités commerciales, ce qui n'est pas sans conséquence sur la proportion de leur effort de recherche consacré à la recherche civile.

En outre, l'une des justifications apportées aux modalités retenues pour la gestion des crédits de recherche civile consiste à optimiser la recherche militaire de sorte qu'elle serve des objectifs à la fois civils et militaires. De fait, les programmes militaires ont été réformés dans le sens d'une réduction du nombre des spécifications militaires et d'une plus grande standardisation des produits. Si l'on estime qu'environ 35 % des crédits consacrés à la recherche civile sont utilisés pour des projets duaux, il reste à établir le niveau de financement sur crédits militaires de programmes à retombées commerciales.

Si aucun chiffre précis ne peut être formulé, on peut cependant raisonnablement penser que la construction civile bénéficie significativement des financements publics du ministère de la Défense. Cependant, il est clair que l'implication du ministère de la Défense dans la recherche civile brouille un peu l'analyse tandis que la place occupée par les recherches conduites par la DERA elle-même affecte sans doute l'impact des crédits publics de recherche sur les industriels. C'est certainement pour remédier à cette situation que la DERA et les industriels ont conclu des accords portant sur les activités de recherche civile de l'agence.

Au demeurant, les thèmes de recherche sélectionnés dans le cadre des CARAD successifs regroupent des objectifs « a priori » assez globaux pour couvrir n'importe quelle sorte de recherches.

C'est ainsi que dans le budget 1995-1996, il était prévu d'affecter les 24,5 millions de livres disponibles de la manière suivante :

- 7 % pour l'aéronautique et les systèmes mécaniques ;

- 34 % pour les systèmes de propulsion ;

- 37 % pour les matériaux et structures ;

- 12 % pour l'aérodynamique ;

- 9 % pour la soufflerie européenne ;

- 1 % pour les hélicoptères.

Cette concentration des aides est, d'une certaine manière, le reflet de l'industrie aéronautique britannique civile marquée par l'emprise du motoriste.

Il faut enfin observer combien le soutien public britannique s'oriente de plus en plus vers des thèmes de recherche appliquée. Les universités, qui bénéficiaient de 13 % des crédits publics, ont vu leur part très sensiblement réduite et ne reçoivent plus que 7 % des concours publics. Plus généralement, les crédits ont glissé de programmes de recherche fondamentale vers des projets pré-compétitifs portant sur les produits eux-mêmes ou les processus de production.

Le « Department of Trade and Industry » (DTI) a pour objectif fondamental d'aider l'industrie britannique à concourir avec succès sur les marchés nationaux et internationaux.

Au sein de la direction générale « Industries » une direction aérospatiale et défense a la responsabilité à la fois de l'industrie aéronautique (le spatial est traité par le British National Space Centre) et de l'industrie de défense. Mais, la coordination des travaux de recherche entre les domaines civil et militaire est effectuée par une autre structure.

En matière de défense, le DTI, plutôt absent durant les années 80 et le début des annéess 90, a vu son rôle se renforcer en 1995, à la suite d'un rapport commun entre les commissions parlementaires de la défense et du commerce et de l`industrie préconisant, d'une part un « droit de commentaire » du DTI dans les décisions du ministère de la défense (MOD) en matière de choix des titulaires des programmes d'armement, d'autre part l'établissement d'un dialogue entre le MoD et l'industrie de défense. Le gouvernement britannique (c'est-à-dire le MoD et le DTI) répondait quelques mois plus tard en confirmant que le DTI serait désormais consulté avant les choix d'acquisitions afin de (« mieux) prendre en compte la dimension industrielle.

Le rôle général du DTI en matière d'industrie de défense s'énonce officiellement de la manière suivante :

il apporte un avis sur les implications de la politique d'acquisition du MoD en particulier en termes d'impact sur la compétitivité de la base industrielle du Royaume-Uni ;

sur les programmes importants (montants supérieurs à 50 millions de livres pour les services et 150 millions de livres pour les fournitures) il est consulté à temps pour s'assurer que les conséquences industrielles sont considérées dans leur ensemble ;

DTI et MoD oeuvrent ensemble à la promotion des activités conjointes dans le domaine de la recherche et à l'adaptation des technologies militaires aux applications civiles ;

le DTI travaille avec le MoD au développement d'une base d'information commune sur l'industrie de défense.

Le ministère du commerce et de l'industrie est, en outre pourvoyeur d'1/3 des soutiens publics britanniques à l'industrie aéronautique civile. Ses interventions prennent deux formes :

l'octroi d'avances remboursables ;

la distribution de subventions pour aider la recherche.

Les soutiens à la recherche sont cohérents avec les objectifs des « Civil Aircraft Research and Demonstration Programme » (CARAD) qui sont des plans couvrant une période pluriannuelle de trois ans. Le tableau suivant rappelle l'évolution des crédits publics de recherche aéronautique civile.

Evolution des crédits publics de recherche aéronautique civile

(en millions de livres)

1993-1994

1994-1995

1995-1996*

1996-1997*

1997-1998*

23

23,7

22,6

22,7

22,7

* Prévisions

Le ministère de la défense :

Malgré les inflexions mentionnées ci-dessus, le MoD exerce une place prépondérante dans le dialogue entre pouvoirs publics et industriels.


En effet, les soutiens publics britanniques à l'aéronautique civile sont, pour deux tiers d'entre eux, gérés en réalité par la Defence Evaluation Research Agency - la DERA - qui dépend du ministère de la Défense. Un peu plus de la moitié des crédits alloués à la DERA finance des recherches conduites par elle-même ; elle redistribue l'autre moitié de ses ressources à des partenaires industriels principalement.

Cet agencement est conforme à la suprématie du ministère de la Défense comme financeur de la recherche aéronautique. Les crédits du ministère de la Défense consacrés à l'industrie aéronautique -civile et militaire- s'élevaient en 1991 et 1992 à 1,3 et 1,4 milliards de dollars respectivement. Ils étaient ainsi 14 fois plus élevés que les crédits civils en 1992.

Toutefois, ces ordres de grandeur ne doivent pas inciter à dénier toute autonomie à la recherche aéronautique civile en Grande-Bretagne et les modalités d'attribution des soutiens qui en résultent.

Les programmes de recherche font l'objet d'une définition qui prend en compte les priorités des industriels. Or, ceux-ci, confrontés à la baisse des crédits militaires et exerçant chacun des activités duales ont logiquement renforcé leurs activités commerciales, ce qui n'est pas sans conséquence sur la proportion de leur effort de recherche consacré à la recherche civile.

En outre, l'une des justifications apportées aux modalités retenues pour la gestion des crédits de recherche civile consiste à optimiser la recherche militaire de sorte qu'elle serve des objectifs à la fois civils et militaires. De fait, les programmes militaires ont été réformés dans le sens d'une réduction du nombre des spécifications militaires et d'une plus grande standardisation des produits. Si l'on estime qu'environ 35 % des crédits consacrés à la recherche civile sont utilisés pour des projets duaux, il reste à établir le niveau de financement sur crédits militaires de programmes à retombées commerciales.

Si aucun chiffre précis ne peut être formulé, on peut cependant raisonnablement penser que la construction civile bénéficie significativement des financements publics du ministère de la Défense. Cependant, il est clair que l'implication du ministère de la Défense dans la recherche civile brouille un peu l'analyse tandis que la place occupée par les recherches conduites par la DERA elle-même affecte sans doute l'impact des crédits publics de recherche sur les industriels. C'est certainement pour remédier à cette situation que la DERA et les industriels ont conclu des accords portant sur les activités de recheche civile de l'agence.

Au demeurant, les thèmes de recherche sélectionnés dans le cadre des CARAD successifs regroupent des objectifs « a priori » assez globaux pour couvrir n'importe quelle sorte de recherches.

C'est ainsi que dans le budget 1995-1996, il était prévu d'affecter les 24,5 millions de livres disponibles de la manière suivante :

- 7 % pour l'aéronautique et les systèmes mécaniques ;

- 34 % pour les systèmes de propulsion ;

- 37 % pour les matériaux et structures ;

- 12 % pour l'aérodynamique ;

- 9 % pour la soufflerie européenne ;

- 1 % pour les hélicoptères.

Il apparaît toutefois que l'effort public de recherche est, en Grande-Bretagne, principalement concentré sur les moteurs. Plus du tiers des crédits leur sont spécifiquement consacrés. En outre, une part importante des crédits de recherche sur les matériaux et structures et en aérodynamique revient aux motoristes et, en particulier, à Rolls-Royce.

Cette concentration des aides est, d'une certaine manière, le reflet de l'industrie aéronautique britannique civile marquée par l'emprise du motoriste.

Il faut enfin observer combien le soutien public britannique s'oriente de plus en plus vers des thèmes de recherche appliquée. Les universités, qui bénéficiaient de 13 % des crédits publics, ont vu leur part très sensiblement réduite et ne reçoivent plus que 7 % des concours publics. Plus généralement, les crédits ont glissé de programmes de recherche fondamentale vers des projets pré-compétitifs portant sur les produits eux-mêmes ou les processus de production.

Les thèmes associés à ce dossier

Page mise à jour le

Partager cette page