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CHAMANT Jean

Ancien sénateur de l'Yonne

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 25 septembre 1977
  • Réélu le 28 septembre 1986
  • Fin de mandat le 1er octobre 1995 (non réélu)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-président du Sénat

Fonctions antérieures

  • Ministre
  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale
  • Membre du Groupe du Rassemblement pour la République

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

CHAMANT (Jean)

Né le 23 novembre 1913 à Chagny (Saône-et-Loire) Décédé le 22 décembre 2010 à Paris

Député de l'Yonne de 1946 à 1955, de 1956 à 1967, en 1968 et de 1973 à 1978

Secrétaire d'Etat aux affaires étrangères de 1955 à 1956

Ministre des transports de 1967 à 1969 et de 1971 à 1972

Sénateur de l'Yonne de 1977 à 1995

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1940-1958,

tome III, p. 84-86)

Réélu au second tour lors des législatives de novembre 1958 dans la 2e circonscription de l'Yonne, Jean Chamant s'inscrit au groupe IPAS (Indépendants et paysans de l'action sociale) et devient vice-président de l'Assemblée nationale le 6 octobre 1959. Il le restera jusqu'en 1967. Réélu au premier tour des élections législatives de 1962, Jean Chamant suit Valéry Giscard d'Estaing dans son départ du CNI. Il rejoint le groupe RI et devient en juin 1966 vice-président de la Fédération nationale des Républicains indépendants. C'est sous cette étiquette qu'il est réélu dès le premier tour aux législatives de 1967. Ses bonnes relations avec Jacques Chaban- Delmas lui valent d'entrer au Gouvernement de Georges Pompidou, le 7 avril 1967, comme ministre des transports. Il conserve son portefeuille dans le gouvernement Couve de Murville, mais le départ du général de Gaulle interrompt sa carrière ministérielle en 1969. Jean Chamant retrouve néanmoins le portefeuille de ministre des transports en 1971 lorsque Jacques Chaban-Delmas fait appel à lui. Il lance alors les programmes Airbus, TGV et participe au projet Concorde.

Conseiller général depuis 1965 et président du conseil général de l'Yonne à partir de 1970 (jusqu'en

1992), Jean Chamant est réélu député dès le premier tour lors des législatives de 1973. L'année suivante, il devient président du conseil régional de Bourgogne (jusqu'en 1978). En 1977, il est élu maire d'Avallon - responsabilité qu'il assumera jusqu'en 1983 - et sénateur de l'Yonne. Il rejoint le groupe des Républicains indépendants et d'action sociale (puis le groupe du CNIP). Il siège à la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes de la Nation. Elu d'un département marqué par la ruralité, il s'intéresse particulièrement aux questions agricoles. En 1977, à l'occasion de la discussion du projet de loi de finances, il rapporte pour avis les crédits relatifs aux prestations sociales agricoles. En 1980, il déplore la stagnation du budget de l'agriculture et la baisse des crédits affectés à l'équipement rural. Il appelle le Gouvernement à lutter contre la dégradation du pouvoir d'achat des agriculteurs. Cela ne l'empêche pas de reconnaître des points positifs dans l'action gouvernementale en faveur du monde paysan comme l'octroi de primes à l'élevage et l'amélioration des dotations d'installation aux jeunes agriculteurs (1981).

Après la présidentielle de 1981, Jean Chamant quitte l'UDF pour adhérer au RPR qui lui paraît plus efficace face à la gauche. Ayant rejoint le groupe dirigé par Charles Pasqua, il est bientôt membre de droit du comité central du parti chiraquien. Mais il conserve de bonnes relations avec les centristes et libéraux. C'est en accord avec Jean-Pierre Soisson que Jean Chamant présente une liste RPR-UDF aux élections sénatoriales du

28 septembre 1986. Il est réélu et siège à la commission des finances. Il rejoint en octobre 1986 la commission des affaires étrangères puis, à partir d'octobre 1989, la commission des lois.

Il vote la loi du 2 février 1981 renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes, mais s'oppose à la loi du 9 octobre 1981 portant abolition de la peine de mort. Il approuve la loi du 2 mars 1982 relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions, la loi du 13 juillet 1982 relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage, la loi du 9 septembre 1986 relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France, et la loi du 1er décembre 1988 relative au revenu minimum d'insertion. Il vote contre la loi constitutionnelle du 25 juin 1992 ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne ». Il approuve la loi du 22 juillet 1993 relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale.

Vice-président du Sénat à partir de 1989, Jean Chamant associe son nom au projet de télévision parlementaire. Dès octobre 1994, à l'image de l'Assemblée nationale, le Sénat entend créer sa propre chaîne pour diffuser les débats sur le câble. Le projet est confié à Jean Chamant qui dégage un budget de 25 millions de francs pour équiper le Palais du Luxembourg. La chaîne se perfectionne et produit bientôt des émissions thématiques. C'est la naissance de ce qui deviendra Public-Sénat.

A 82 ans, il s'engage dans une troisième campagne sénatoriale, le 24 septembre 1995. Refusant de tenir compte de son âge avancé, il donne l'exemple du député de l'Yonne, Bienvenu-Martin, élu de 1887 à 1940 ! Le dernier rescapé (avec Jacques Chaban-Delmas et Raymond Marcellin) du Parlement de 1946 s'engage dans une aventure difficile. Sur le plan national, il a dû, comme les élus gaullistes se positionner, dans le duel Chirac- Balladur de la future présidentielle. Le sénateur de l'Yonne signe avec 27 autres sénateurs RPR une pétition en faveur d'Edouard Balladur. La victoire finale de Jacques Chirac n'améliore pas ses positions au sein du parti. Au demeurant, le RPR, qui n'accorde plus d'investiture aux candidats de plus de 80 ans, lui refuse l'étiquette gaulliste. En dépit d'une intense campagne, Jean Chamant n'arrive qu'en cinquième place au premier tour. Sa carrière politique est terminée.

Jean Chamant meurt le 22 décembre 2010 à l'âge de 97 ans. Le « roi Jean » - c'est ainsi qu'on le surnommait dans l'Yonne - était grand chasseur et joueur de bridge. Il éprouvait une passion pour les musées, les voyages et la culture, au point de retourner à 90 ans à la Sorbonne pour étudier la littérature grecque. Il était commandeur de la Légion d'honneur.

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Photo de M. Jean CHAMANT, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Rassemblement pour la République
Etat-civil
Né le 23 novembre 1913
Décédé le 22 décembre 2010
Profession
Avocat
Département
Yonne