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Projet de loi de finances pour 2003 : Commerce extérieur

 

C. SIMPLIFIER LA POLITIQUE DE SOUTIEN AU DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL DES PME

Le potentiel de croissance des exportations françaises réside principalement dans les PME, dont il est important d'accroître l'internationalisation. Diverses actions organisationnelles et financières y contribuent mais, encore en 2001, 73 % des entreprises exportatrices totalisaient à peine 1 % du montant des exports.

1. Les PME encore trop à l'écart de l'internationalisation

Les performances de la France à l'export sont, avant tout, celles des plus grandes entreprises : 84 % de ses exportations sont réalisées par 3.300 grandes entreprises. Les 20 premiers grands industriels assurent, à eux seuls, 20 % de nos exportations de marchandises, soit autant que les 50.000 PMI indépendantes engagées à l'exportation. Cette faible contribution des PME aux échanges internationaux n'est cependant pas spécifique à la France, mais s'observe également aux Etats-Unis et dans les autres pays européens. Elle s'explique par le fait que tout projet d'expansion à l'étranger implique des compétences humaines et des moyens financiers qui font souvent défaut aux petites entreprises, surtout indépendantes.

Ainsi, sur les 2,4 millions d'entreprises en activité sur le territoire français, moins de 5 % participent aux exportations de biens. C'est donc vers les 95 % restants que doit se tourner la politique française du commerce extérieur, car les grandes entreprises n'ont pas besoin de l'appui public pour exporter. Votre rapporteur pour avis a toutefois bien conscience que toutes les PME n'ont pas nécessairement vocation à exporter directement et que leur internationalisation passe aussi par les liens qu'elles établissent avec les entreprises directement impliquées dans la compétition internationale.

Les PME indépendantes réalisent 69 % de leurs exportations vers l'Union européenne : elles investissent en premier lieu les pays périphériques, mais également ceux présentant une proximité culturelle ou linguistique avec la France. Ainsi, en 2000, elles réalisaient 6 % de leurs exportations vers l'Afrique. Il faut noter que les très petites entreprises -TPE- ont orienté une plus grande part de leurs exportations hors de l'Europe que les autres PME.

Globalement, on observe que la propension à exporter croît avec la taille et l'expérience de l'entreprise. Par ailleurs, les PME françaises semblent légèrement plus tournées vers l'international que leurs homologues allemandes et britanniques, mais beaucoup moins que les suédoises. Toutefois, ces différences entre pays peuvent provenir de différences de spécialités sectorielles.