2. L'Agence universitaire de la francophonie
L'Agence
universitaire de la francophonie est issue de l'ancienne association des
universités partiellement ou entièrement de langue
française (AUPELF-UREF) fondée à Montréal en 1961
en vue de
développer les échanges et la solidarité
entre les universités de langue française.
D'abord simple association de recteurs et de présidents
d'universités, elle a été érigée en 1989, au
sommet de Dakar, en opérateur direct de l'organisation de la
francophonie, statut qui a ensuite été confirmé dans la
charte de la francophonie adoptée au sommet de Hanoi en 1997.
L'Agence universitaire de la francophonie est la première des
institutions de la francophonie à avoir fait l'objet d'une
évaluation externe
. Celle-ci a débouché sur une
réforme en profondeur
, qui s'est traduite par une modification
des statuts, des programmes et de la gestion de l'Agence, décidée
lors du conseil d'administration qui s'est tenu à Montréal en
février 2000.
Le conseil d'administration qui s'est tenu à Marrakech en
décembre 2002 a confirmé le
redressement de l'agence
dont le nombre d'adhérents, en augmentation sensible, s'établit
à
470 établissements membres
.
L'Agence a en outre consolidé ses implantations : elle est
présente dans 49 pays et dispose de 9 bureaux régionaux.
Le conseil d'administration de Neufchâtel, en mai 2003, a
renouvelé à l'unanimité le comité directeur pour
une nouvelle période de 4 ans.
Le
budget de l'Agence
est passé de 32,2 millions d'euros en
2002 à 51,93 millions d'euros en 2003, soit une
progression de
61 %.
Celle-ci s'explique en grande partie par l'augmentation
très importante de la contribution française
(11,925 millions d'euros) et de la contribution canadienne
(0,87 millions d'euros).
La France demeure le principal contributeur de l'Agence, à hauteur de
plus de 70 % de son budget.
Les dépenses de programme s'élèvent à
35,3 millions d'euros et représentent 82 % du budget total.
Les
charges institutionnelles
se montent à 1,3 millions d'euros,
et les
charges d'administration générale
à
6,2 millions d'euros, soit respectivement 3 % et 14 % du budget.
La stratégie en matière de
programmes
portera sur les
priorités suivantes au cours du biennum 2004-2005 :
- appui aux universités du Sud ;
- appui à la mobilité des étudiants, des enseignants
et des chercheurs ;
- appui aux réseaux scientifiques et institutionnels ;
- poursuite du plan d'action pour l'Afrique.