2. L'action sociale en faveur des marins
Le
dispositif de cessation anticipée d'activité des marins
,
dont bénéficient les marins du commerce licenciés pour
raison économique âgés de plus de 50 ans et justifiant de
30 annuités de service, assure à ceux-ci un revenu de
remplacement jusqu'à leur admission à la retraite, à 55
ans, ou dès qu'ils réunissent 37,5 annuités de service. La
dotation de l'Etat inscrite pour financer en 2004, dans un secteur où la
pénibilité du travail n'est pas contestée, ce
mécanisme de solidarité concernant environ 4.100 travailleurs
âgés, s'élèvera à
2 M€
. La
réduction des crédits de 27 %
, après deux
années de stagnation, résulte de la diminution des besoins
constatés.
Par ailleurs, le
dispositif d'aide sociale d'urgence au
bénéfice des marins abandonnés dans les ports
français
, créé en 2002, est
reconduit
. On
rappellera qu'il s'agit pourtant d'un
mécanisme transitoire
, dans
l'attente de l'institution, en cours de discussion à l'OMI et à
l'OIT à l'initiative de la France, d'un
système d'assurance
obligatoire
des armateurs pouvant apporter une réponse satisfaisante
et pérenne à ce problème.
Ainsi, les crédits ouverts en 2004 pour aider les associations oeuvrant
en faveur de la protection des marins contre l'exploitation « sous
normes » et attribuer des avances sur salaires aux marins
abandonnés ou contribuer aux frais de leur rapatriement (une
cinquantaine depuis 2002), s'établissent à
208.000 €
, en
diminution de 31,8 %
par rapport
à l'an passé. Le secrétariat d'Etat indique que cette
réduction n'altérera pas l'intensité du soutien public aux
situations de détresse humaine dans la mesure où elle est
compensée par la récupération, lors de la vente des
navires saisis, des sommes ainsi avancées.