|
|
Allocation perçue avant le 1 er juillet 2001 |
Allocation perçue après le 1 er juillet 2001 |
|
Chômeurs soumis au régime d'assurance-chômage |
AFR
|
AREF
|
|
Chômeurs ayant épuisé leurs droits à l'allocation d'assurance |
AFFS
|
AFF
|
2. La rémunération des stagiaires par l'État
Le projet de budget pour 2004 prévoit une augmentation de 5,2 % des crédits de rémunération des stagiaires de la formation professionnelle, les portant ainsi à 403 millions d'euros . Cet agrégat se compose de quatre éléments : la participation de l'État à la rémunération des chômeurs en formation financée par l'Unédic, la rémunération des stagiaires de l'AFPA, la rémunération des jeunes à la charge de l'État et le financement du programme national de la formation professionnelle (PNFP).
Évolution des crédits budgétaires de
rémunération
des stagiaires de la formation professionnelle
(en millions d'euros)
|
|
LFI 2001 |
LFI 2002 |
LFI 2003 |
LFI 2004 |
Evolution 2004-2003 |
|
PNFP |
154,0 |
156,0 |
155,0 |
161,0 |
+ 4,5 % |
|
Jeunes État |
1,7 |
1,7 |
1,7 |
1,7 |
= |
|
Stagiaires AFPA |
153,0 |
152,0 |
153,0 |
140,0 |
- 8,5 % |
|
AFR 8( * ) -AFF |
229,0 |
38,0 |
73,0 |
100,0 |
+ 36,5 % |
|
Total |
537,7 |
347,7 |
382,7 |
403,0 |
+ 5,2 % |
Source : Ministère des affaires sociales, du travail et de la solidarité.
a) La réforme des allocations de formation des demandeurs d'emploi en 2004
En 2004,
les crédits consacrés aux
allocations de formation (allocation
d'aide au retour à l'emploi et allocation de fin de formation)
distribuées aux chômeurs par l'Unédic augmentent de
36,5 % par rapport à 2003.
Cette hausse s'explique par la nécessité d'anticiper sur une
croissance prévisible du nombre de chômeurs. Elle constitue la
mesure nouvelle la plus importante du projet de loi de finances pour ce qui
concerne la formation professionnelle. Cette dotation était initialement
fixée à 73 millions d'euros en 2003, mais la dépense
réelle pourrait atteindre 125 millions d'euros à la fin de
l'année. En 2004, les projections auraient dû conduire à
prévoir une enveloppe de 147 millions d'euros que le Gouvernement a
finalement décidé de ramener à 100 millions d'euros.
Versement de l'État à l'Unédic au titre de l'AFR et de l'AFF
(en millions d'euros)
|
LFI 1999 |
LFI 2000 |
LFI 2001 |
LFI 2002 |
LFI 2003 |
PLF 2004 |
|
414 |
387 |
229 |
38 |
73 |
100 |
Source : Ministère des affaires sociales, du travail et de la solidarité
Deux
dispositions nouvelles entreront en vigueur :
- le montant de l'indemnisation des demandeurs d'emploi sera aligné
sur celle des stagiaires de la formation professionnelle. Cette mesure a pour
objet d'harmoniser le traitement réservé aux deux
catégories de bénéficiaires ;
- le bénéfice de l'AFF ne sera ouvert qu'aux personnes dont
la formation aura été prescrite durant la première
année suivant l'entrée dans l'assurance chômage. Cette
mesure vise à encourager l'entrée rapide dans un dispositif de
formation après la perte d'emploi.
b) La rémunération des actions en faveur des jeunes
La formation des jeunes de 16 à 25 ans n'est pas concernée par les lois de décentralisation et continue de relever de l'État, qui prend en charge le coût du fonctionnement des stages ainsi que la rémunération de ces stagiaires. Au titre de la rémunération, les dotations pour 2004 sont identiques à celles inscrites dans la loi de finances pour 2003, soit 1,77 million d'euros .
c) Les stages proposés par l'AFPA aux demandeurs d'emploi
En 2002, 43 % des demandeurs d'emploi formés par l'AFPA lui ont été adressés par l'État pour des formations qualifiantes. Au titre de la commande publique, l'État dépensera en 2004 140 millions d'euros pour financer la rémunération de ces stages contre 152 millions en 2003, soit une baisse de 8,7 %.
d) Le volet « rémunération » du programme national de la formation professionnelle
Le PNFP
met en oeuvre diverses actions de formation, en particulier en faveur des
publics défavorisés et des chômeurs non indemnisés.
Pour 2004, les crédits de rémunération consacrés au
programme national de la formation professionnelle augmenteront de 4,5 %,
passant de 155 à
161 millions d'euros
.