2. Les principales composantes de la dynamique de la dépense

a) Les dépenses civiles ordinaires : 229,7 milliards d'euros

Les dépenses civiles ordinaires, y compris les dégrèvements et remboursements d'impôt, ont connu une progression à structure constante de + 3,5 % en valeur. Au sein de cette catégorie, hormis les crédits d'intervention économique, les dépenses ont été très dynamiques.

La charge nette de la dette a fortement augmenté, de 3,8 %, passant de 36,7 milliards d'euros en 2001 à 38,1 milliards d'euros en 2002 10( * ) . Si la charge d'intérêt des lignes des obligations assimilables du Trésor (OAT) a été contenue, il n'en a pas été de même en ce qui concerne les bons du trésor à taux fixe (BTF) en 2002 : les charges d'intérêt des lignes BTF ont progressé de 19 % . Les charges de la dette non négociable progressent elles aussi très fortement de 21,4 %. La charge nette de gestion de la dette a légèrement diminué de 0,1 % et le produit des placements à court terme qui vient en déduction de la charge nette de la dette a progressé sensiblement.

Les principales composantes de la charge nette de la dette en 2002

(en milliards d'euros)

 

2002

2001

Ecarts

Evolution en %

Charge d'intérêts des Obligations Assimilables du Trésor (OAT)


27,84


27,39


+ 0,45


+ 1,7

Charge d'intérêts des Bons du Trésor à taux fixe et intérêts Annuels (BTAN)


6,85


6,51


+ 0,34


+ 5,2

Charge d'intérêts des Bons du Trésor à taux fixe (BTF)


2,54


2,13


+ 0,41


+ 19,3

(1) Charge nette de la dette négociable

37,23

36,03

+ 1,20

+ 3,3

(2) Charge de la dette non négociable

1,36

1,12

+ 0,24

+ 21,4

(3) Charge nette de la gestion de la dette

0,04

0,05

- 0,01

- 20,0

(4) Produit des placements et des avances à court terme


- 0,58


- 0,52


- 0,06


+ 11,5

(1) + (2) + (3) + (4) Charge nette de la dette

38,05

36,68

+ 1,37

+ 3,8

Les dépenses civiles de personnel, d'un montant de 95,8 milliards d'euros en 2002 contre 91,9 milliards d'euros en 2001, ont connu une augmentation de 4,2 % beaucoup plus élevée qu'en 2001 (+ 2,9 %). Le point fonction publique a bénéficié de deux revalorisations, l'une au 1 er mars 2002 de 0,6 % et l'autre de 0,7 % au 1 er décembre.

En ce qui concerne les dépenses d'intervention, les crédits d'intervention économique ont reculé en 2002 de 8,6 %, en raison de la décroissance de l'encouragement à la construction immobilière et à la baisse des subventions aux entreprises d'intérêt national.

Les interventions sociales ont progressé en 2002 de 5 %. Cette hausse s'explique par la forte augmentation des crédits du RMI (+ 18,4 %) qui comprend l'apurement des dettes liées aux primes de Noël 2000 et 2001, des aides sociales au logement (+ 7,6 %) et des allocations adultes handicapés (+ 7,9 %).

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