E. LES MODIFICATIONS A VENIR DU FAIT DE LA DÉCENTRALISATION

1. Le transfert aux départements d'une partie du réseau routier national

Le projet de loi relatif aux responsabilités locales organise le transfert d'une partie du réseau routier national aux départements.

Selon l'exposé des motifs du projet de loi précité, l'application du principe de subsidiarité implique que l'Etat reste opérateur - et donc gestionnaire d'un réseau routier national - lorsque cette fonction permet d'assurer des missions qui ne peuvent être réalisées par les collectivités territoriales. Certaines routes nationales assurent la circulation de grand transit, les déplacements entre les métropoles régionales, la desserte des équipements présentant un intérêt économique national ou européen et la desserte équilibrée du territoire. Les caractéristiques de ces routes nationales définissent la consistance du domaine routier national qui demeure un réseau structurant cohérent et continu. Toutes les routes ne répondant pas aux critères de définition du domaine public routier national sont transférées dans le domaine public des départements.

Pour les infrastructures transférées, supports des trajets quotidiens et pour lesquels les usagers et les riverains sont souvent les mêmes personnes, la gestion par les conseils généraux augmenterait la proximité dans les choix d'aménagement et de niveaux de services en entretien.

Le transfert de routes nationales s'accompagnerait du transfert des moyens permettant leur gestion.

Financièrement, le transfert des infrastructures s'accompagnerait du transfert de ressources que l'Etat y consacrait en entretien, réhabilitation, aménagements de sécurité et d'exploitation , afin d'assurer la pérennité des biens transférés.

Les thèmes associés à ce dossier

Page mise à jour le

Partager cette page