B. UN ENJEU D'ADAPTATION RAPIDE DE L'OFFRE DE SOINS POUR RÉPONDRE AUX BESOINS DE PRISE EN CHARGE

· L'activité de RIV est concentrée dans un nombre restreint de centres experts : en 2026, 81 structures déclaraient une activité correspondant à la RIV, un nombre stable depuis 2019.

Cette concentration de l'offre soulève une difficulté d'accès des patients à la RIV, avec le risque de constituer un goulet d'étranglement en l'absence de mise à niveau du capacitaire. L'offre actuelle ne permettrait de répondre qu'à 40 % des besoins de prise en charge correspondant aux indications de la RIV.

· Avec quelque 200 essais cliniques en cours, le dynamisme de la recherche internationale devrait conduire à une progressive extension des indications de la RIV et à son repositionnement plus précoce dans les stratégies thérapeutiques.

Aux États-Unis, la Food and Drug Administration a par exemple déjà validé des indications avant chimiothérapie, ce qui n'est pas le cas en France.

· La commission a soutenu la mise en oeuvre d'un plan national de développement de la médecine nucléaire (article 1er) et l'a inscrit dans le cadre de la stratégie décennale de lutte contre le cancer.

Alors que les innovations dans le champ de la RIV s'accélèrent, la commission a considéré qu'une planification de la montée en charge capacitaire du système de santé permettrait de dépasser les contraintes techniques, humaines et organisationnelles liées au développement de cette activité. Elle a souligné les enjeux tenant à la structuration de cette offre en outre-mer, notamment au regard de la prévalence des cancers de la prostate en Martinique et en Guadeloupe.

Par ailleurs, la coordination des acteurs du soin constitue un enjeu majeur du parcours en médecine nucléaire thérapeutique, laquelle nécessite en effet la collaboration de nombreux professionnels de santé : médecins nucléaires, radiopharmaciens, physiciens médicaux, manipulateurs en électroradiologie médicale, etc. Cependant, ayant considéré que le vecteur législatif n'était pas le plus adéquat pour structurer des parcours de soins relevant principalement de recommandations professionnelles et organisationnelles, la commission a supprimé l'article 2.

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