II. L'ARTISANAT : UN SECTEUR DYNAMIQUE

Avec plus de 800.000 entreprises (dans 250 métiers du bâtiment, de la production, des services et de l'alimentation comme l'illustre le graphique ci-après), qui emploient chacune jusqu'à 10, voire 15 salariés, l'artisanat occupe aujourd'hui 2.400.000 personnes et réalise plus de 750 milliards de chiffre d'affaires.

En 10 ans, de 1985 à 1995, le nombre de salariés du secteur de l'artisanat a, malgré la crise, augmenté de 100.000, passant de 1.200.000 à 1.300.000.

L'artisanat est la première entreprise d'insertion des jeunes. En effet, les entreprises artisanales forment 6 apprentis sur 10 et 5 jeunes en contrat de qualification sur 10.

III. ÉVOLUTION DE LA DÉMOGRAPHIE DES ENTREPRISES EN 1995

A. UNE DIMINUTION GLOBALE DU NOMBRE DE DÉFAILLANCES D'ENTREPRISES

Pour l'ensemble des activités économiques, les défaillances d'entreprises ont augmenté en 1992 (+8,7 %) et 1993 (+8,9 %), puis ont fléchi en 1994 (- 7,7 %) et en 1995 (- 9,1 %, soit 52.153 entreprises) sous l'effet du redressement de l'économie.

Dans le secteur du commerce, pris au sens large (en englobant les intermédiaires du commerce et le commerce et la réparation automobile), le nombre de défaillances a suivi la même évolution, mais avec une amplitude moins marquée (+ 4,6 % en 1992 ; + 3,8 % en 1993 ; - 5,8 % en 1994 ; -6,9 % en 1995, c'est-à-dire 15.219 entreprises).

Dans le secteur de l'artisanat, le nombre de défaillances a diminué chaque année, avec une baisse particulièrement marquée en 1994 (- 4,7 % en 1992 ; -2,1 % en 1993 ; -7,1 % en 1994 ; -3,9 % en 1995, soit 18.279 entreprises).

Pour les PME-PMI, les défaillances ont évolué dans le même sens que les défaillances de l'ensemble des entreprises, mais de façon beaucoup plus ample pour toucher 5.257 entreprises. Les défaillances de PME ont, en effet, augmenté de 24,6 % en 1992 et de 16,4 % en 1993, puis ont diminué de 20,9 % en 1994 et 32,6 % en 1995, tandis que celles des PMI s'accroissaient de 24,5 % en 1992 et 24,2 % en 1993, pour se réduire de 24,7 % en 1994 et 39,5 % en 1995.

B. UNE DIMINUTION DES CRÉATIONS D'ENTREPRISES COMMERCIALES ET ARTISANALES


Les créations d'entreprises (créations pures, reprises et réactivations réunies) dans le secteur du commerce pris au sens large (y compris les intermédiaires ainsi que le commerce et la réparation automobile) ont fléchi de 5,8 % en 1995, après avoir marqué une nette reprise les deux années précédentes (avec + 4,9 % en 1993 et + 6,8 % en 1994). Le repli a été beaucoup plus sensible pour le commerce de gros (- 9,9 %), les intermédiaires du commerce (- 8,8 %) et le commerce et la réparation automobile (- 6,9 %).


Le nombre de créations d'entreprises artisanales a enregistré une baisse continue, mais d'importance inégale suivant les années, jusqu'en 1993. La tendance s'est inversée à la mi-1993 : le nombre de création enregistré en 1994 était en nette hausse (+ 13 % par rapport à 1993).

En 1995, le nombre de créations d'entreprises artisanales s'est élevé à 82.800, soit 4.200 de moins que l'année précédente (- 4,3 %), le bâtiment et les services représentant 69 % des créations d'entreprises artisanales. Le nombre de créations dans le bâtiment rapporté au nombre d'entreprises existantes se situe à un taux de 11,4 %.

La part des services en légère diminution reste supérieure au quart, mais le taux de création de ce secteur (9 %) est inférieure à celui de l'ensemble de l'artisanat (10,1 %). C'est dans le textile, le cuir et l'habillement que le taux de création est le plus fort. Les taux de création sont faibles dans l'alimentation, le travail des métaux et le bois-ameublement.


• Dans l'ensemble de l'économie, la tendance est également à la baisse (- 3,7 %).

Les thèmes associés à ce dossier

Page mise à jour le

Partager cette page