D. LA REVISION DU DISPOSITIF "AGRI-ENVIRONNEMENTAL"

Le projet de loi de finances pour 1998 se traduit par un crédit de 835 millions de francs inscrit au titre du "programme agri-environnemental". Celui-ci prendrait la suite, avec une dotation globale identique, des actions "mesures agri-environnementales" (120 millions de francs en 1997) et "prime au maintien de l'élevage extensif" (c'est-à-dire prime à l'herbe : 715 millions de francs en 1997).

En effet, de même que la préretraite et les aides au boisement des terres agricoles, ces dispositifs s'inscrivaient dans les mesures d'accompagnement de la réforme de la PAC de 1992, financées seulement pour cinq ans (1992-1997). Une négociation est en cours à Bruxelles sur le renouvellement de la participation financière de l'Union européenne à ces actions et leur éventuel recadrage. Dans ce contexte, le crédit global inscrit pour 1998 apparaît comme une dotation d'attente.

Comme le souligne le rapporteur spécial de l'Assemblée nationale, une relance budgétaire est toutefois vraisemblablement nécessaire à court terme, compte tenu d'une part de l'assèchement en 1996 et 1997 des crédits affectés aux programmes régionaux de mesures agri-environnementales, d'autre part, s'agissant de la prime à l'herbe, de l'intérêt que présente cet instrument, qui préfigure peut-être certains des futurs soutiens à l'élevage que devrait comporter une PAC rénovée : à enveloppe budgétaire constante, le recul des effectifs bénéficiaires permet d'envisager d'en assouplir les critères ou d'en relever le montant.

La prime à l'herbe : bénéficiaires et surfaces primées

Campagne

Dossiers payés

(en nombre)

Surfaces primées

(en millions d'hectare)

1993

117.461

5,75

1994

117.606

5,90

1995

104.031

5,00

1996 (1)

98.965

4,43

(1) Données provisoires (31 janvier 1997)

Source : CNASEA

Pour le moyen terme, c'est-à-dire les cinq prochaines années, le Gouvernement souhaite privilégier cinq actions :

- la prime à l'herbe ;

- la conversion à l'agriculture biologique ;

- les plans de développement durable, qui s'inséreraient dans le dispositif des mesures agri-environnementales après la phase expérimentale ;

- les opérations régionales et locales ;

- la formation.

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