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La prévention et la prise en charge de l'obésité

 

RENFORCER LES PARTENARIATS ENTRE LES DIFFERENTS INTERVENANTS DE LA LUTTE CONTRE L'OBESITE

Au regard de la multiplicité et de la complexité des facteurs identifiés dans la progression actuelle de l'obésité, les actions menées doivent reposer sur une approche pluridisciplinaire. Ainsi, le malade ne peut être traité sans une prise en compte de son environnement. De même, la politique de prévention doit s'adresser à tous les publics. Aussi parait-il nécessaire de favoriser et multiplier les partenariats entre les différents intervenants concernés, au stade de la prévention comme dans le domaine de la recherche.

Une meilleure coordination entre les professionnels pour une prévention plus efficace

La lutte contre l'obésité mobilise aussi bien le secteur institutionnel - dans les domaines de la santé, de l'éducation nationale, de la recherche, etc. - que des acteurs associatifs et le monde économique. De ce fait, la convergence des actions et la complémentarité des interventions sont essentielles.

Dans deux secteurs prioritaires, une meilleure coordination doit aujourd'hui être recherchée : l'école et la médecine de ville.

A l'école, lieu de dépistage et de prévention par excellence, la coopération entre la médecine scolaire et les enseignants est le plus souvent insuffisante et varie d'un département ou d'un établissement à l'autre. Ce type de partenariat gagnerait à être renforcé autour d'un programme de prévention, qui pourrait être conçu au niveau de chaque rectorat en fonction des objectifs fixés par le programme national de nutrition santé (PNNS) et repris dans le plan régional de santé publique correspondant. Ces programmes pourraient comprendre plusieurs niveaux : le dépistage et la prévention en lien étroit entre la médecine scolaire et les enseignants, mais aussi l'amélioration de la qualité des repas servis à la cantine, en coopération avec les distributeurs et les collectivités territoriales concernés. Pour développer ce type d'actions, il conviendrait de mener une réflexion sur les missions et les effectifs des médecins et infirmières scolaires.

Dans le cadre de la médecine de ville, la prévention relève, avant tout, des médecins généralistes. Toutefois, compte tenu de la variété et de la complexité des missions qui leur sont actuellement demandées, il paraîtrait judicieux de développer leurs liens avec les diététiciens, mieux à même de prendre en charge les patients qui nécessitent un suivi plus poussé. A cet égard, une meilleure définition des conditions d'exercice de la profession de diététicien, encore mal reconnue, doit être engagée.