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L'évolution des jeux de hasard et d'argent : le modèle français à l'épreuve

 

F. LA FRANÇAISE DES JEUX SE PRÉOCCUPE DAVANTAGE DE « SES » JOUEURS.

Ils étaient 28,8 millions en 2004, c'est-à-dire trois Français sur cinq en âge de jouer, et 30 millions à avoir au moins une fois dans l'année joué à un jeu d'argent.

Cette même année, la FDJ a distribué 5,16 milliards d'euros aux gagnants, soit 60,3 % des enjeux.

Depuis quelques années, pour faire mentir sa réputation d'être l'opérateur français qui paye le moins bien les joueurs, la FDJ a tendance à mieux rémunérer les gains : le TRJ (taux de redistribution aux joueurs) a augmenté faiblement, mais réellement depuis 1999.

Evolution du TRJ de la FDJ

Année

TRJ en %

1999

57,7

2000

59,1

2001

59,6

2002

60,1

2003

60,4

2004

60,3

2005

60,0

Mais les disparités sont encore fortes entre les différents jeux en France, ce qui s'explique partiellement par les différences structurelles qui existent entre eux.

Evolution des taux de retour au joueur des différents opérateurs

(en pourcentage)

Année

FDJ

PMU (1)

MAS des casinos
(2)

1999

57,7

69,2

88

2000

59,1

69,6

88

2001

59,6

70,4

88

2002

60,1

71,2

86

2003

60,4

71,9

86

2004

60,3

72,5

86

2005

59,7

72,7

86

24

Les chiffres présentés n'intègrent ni le PMH, ni internet.

2 A partir du PBJ auquel est affecté un TRJ minimum de 85 % pour une MAS qui peut atteindre jusqu'à 93 %, et un TRJ moyen, pour les jeux de table, de l'ordre de 95 %. Ce mode de calcul est tout à fait contesté par les casinotiers qui ne retiennent que le «  Drop » qui représente le change aux caisses.

La situation de gagnant est, comme chacun le sait, une épreuve difficile, la FDJ vole aux secours de ces « victimes du sort » et les accompagne dès la remise du chèque.

Il leur est donné un guide qui propose trois services nouveaux : des conseils de base pour gérer l'immédiat, une présentation de quelques grands principes de gestion financière apportés par un journaliste économique ; des témoignages d'anciens gagnants pour partager leur expérience.

En fait, en fonction de l'importance du gain, il y a graduation des attentions de la FDJ :

- pour tous : conseil en gestion de patrimoine ;

- si les gains sont supérieurs à 1 million d'euros : département de gestion privée ;

- s'ils sont supérieurs à 5 millions d'euros : département de gestion de fortune.

Ils ne seront pas légion. En effet, les 30 millions de joueurs annoncés en 2004, qui ont en 25 ans doublé le montant de leurs mises et ont laissé 8,3 milliards d'euros dans les caisses de ce monopole, ont :

- une chance sur 14 millions de gagner le Loto ;

- une chance sur 76 millions de gagner le gros lot (15.000 euros au minimum).

Pour les perdants, on pourrait s'attendre à encore davantage d'attentions et de sollicitude : on verra plus loin que la tâche est incomparablement plus difficile, mais la FDJ n'est pas absente de ce secteur.