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A quoi sert le baccalauréat ?

 

LES PROPOSITIONS DE VOTRE GROUPE DE TRAVAIL

I. ÉLARGIR L'ACCÈS AU BACCALAURÉAT

A l'issue de ses travaux, le groupe de travail a acquis la conviction que le nombre de bacheliers était encore trop insuffisant en France. Les comparaisons internationales viennent à l'appui de ce sentiment. Il faut donc à nouveau élargir l'accès au baccalauréat.

A. RELANCER L'ACCÈS AU BACCALAURÉAT GÉNÉRAL

Les statistiques comparées montrent notamment, comme cela a été souligné plus haut, que le système scolaire français prépare trop peu de jeunes pour des études supérieures longues.

A cet égard, il est évident que si notre pays veut atteindre les objectifs qu'il s'est fixés en portant 80 % d'une génération au niveau du baccalauréat et 50 % au niveau d'un diplôme du supérieur, il faudra qu'il y ait non seulement plus de bacheliers, mais aussi plus de bacheliers des séries générales.

Pour l'heure, un peu plus d'un bachelier sur deux sort d'une série générale. Cette proportion reste relativement faible et s'explique notamment par le rôle que jouent les filières technologiques tertiaires. Par nature, elles sont les plus proches des séries générales et leur caractère « pré-professionnalisant » est moins marqué que dans les spécialités industrielles. Elles jouent du même coup trop souvent le rôle de voies de délestage du baccalauréat général. Dès lors, il convient de mettre fin à cet usage « malthusien » en redonnant aux filières technologiques leur pleine fonction et en ouvrant plus largement les portes de la voie générale.

Proposition n° 1 - Élargir l'accès au baccalauréat général, en n'utilisant plus les filières technologiques comme des voies de délestage.

B. RELANCER L'ACCÈS AU BACCALAURÉAT PROFESSIONNEL

De même, notre pays se singularise par un enseignement professionnel dont les effectifs sont essentiellement concentrés dans les filières conduisant au certificat d'aptitude professionnelle (CAP) et au brevet d'études professionnelles (BEP), qui sont des diplômes de niveau V.

Cet état de fait ne traduit pas réellement un choix de notre système éducatif, mais s'explique avant tout par le fort taux de sortie des élèves des filières professionnelles, qui abandonnent leurs études ou trouvent un emploi avant d'avoir atteint le niveau IV.

Toutefois, cette situation n'est pas satisfaisante, car elle ne permet pas toujours de répondre au besoin de qualification des entreprises. Par ailleurs, un diplôme professionnel de niveau IV donne à son titulaire des perspectives d'évolution plus importantes à moyen terme. Il faut donc augmenter le taux d'accès au baccalauréat professionnel des élèves.

En ce sens, le développement du baccalauréat professionnel en 3 ans est une bonne chose, s'il s'accompagne du maintien d'un diplôme intermédiaire permettant de prévenir une sortie sans qualification certifiée. Le BEP peut en effet permettre à certains lycées et pour certaines formations de servir de « passerelle » pour accéder après 2 ans au baccalauréat professionnel.

Proposition n° 2 - Élargir l'accès au baccalauréat professionnel, en réduisant les sorties en cours d'études professionnelles. Assortir cet élargissement du maintien du BEP qui joue dans certains secteurs un rôle de « passerelle » et qui dans d'autres permet une bonne insertion.