B. UN TERRITOIRE SINGULIER AU SEIN DU CONTINENT SUD-AMÉRICAIN
1. Plus grand département français, la Guyane demeure un territoire enclavé, majoritairement tourné vers l'Europe
La Guyane constitue le plus grand département de France, avec une superficie de 83 846 km², soit environ 16 % du territoire métropolitain et une étendue comparable à celle du Portugal.
Depuis 2015, ce territoire est administré par la Collectivité territoriale de Guyane (CTG), issue de la fusion du département et de la région.
La répartition de la population et des équipements reste très contrastée. Les communes du littoral concentrent la majorité des infrastructures tandis que celles de l'intérieur souffrent d'un accès limité aux services essentiels. Les localités situées le long des fleuves Maroni (Apatou, Grand-Santi, Papaïchton, Maripasoula) et Oyapock (Ouanary, Saint-Georges, Camopi), ainsi que les communes isolées comme Saint-Élie ou Saül, rencontrent encore des difficultés d'accès à l'eau potable, à l'électricité, aux soins et aux télécommunications. Ces disparités se traduisent par un indice de Gini estimé à 0,429, contre 0,270 en métropole, qui témoigne d'inégalités socio-économiques persistantes.
Seul territoire européen en Amérique du Sud, la Guyane demeure en outre, à l'heure actuelle, majoritairement tournée vers l'Europe.
Les liaisons aériennes entre la Guyane et ses voisins sont limitées : inexistantes avec le Guyana, elles ont été interrompues avec le Suriname en juin 2025, les compagnies surinamaises ayant été inscrites sur la « liste noire » de l'Union européenne, entraînant également l'arrêt du projet de ligne Cayenne-Paramaribo-Georgetown, et réduites à un seul vol hebdomadaire avec le Brésil (Cayenne-Fortaleza).
Par ailleurs, comme dans l'ensemble des départements et régions d'outre-mer, la dépendance à l'égard de l'Hexagone demeure marquée. En 2023, 57,5 % des importations guyanaises provenaient de France métropolitaine et 82 % des exportations y étaient destinées. À l'inverse, les échanges avec le Suriname et le Brésil sont marginaux, représentant à peine 1 % du total des importations guyanaises.
Lors d'une rencontre avec la chambre de commerce et d'industrie de Guyane, la question des relations économiques régionales a été évoquée. Il ressort que si des échanges ponctuels existent, leur volume demeure à ce jour très limité et les perspectives d'ouverture vers les marchés surinamais et guyaniens semblent encore largement théoriques. Une mission économique conjointe, conduite en 2023 avec la CTG, s'est traduite par la visite d'une vingtaine d'entreprises au Guyana. Cette initiative n'a toutefois donné lieu à aucun projet concret, en dépit de manifestations d'intérêt régulières de la part d'entreprises guyanaises. Une nouvelle mission économique est envisagée fin 2025-début 2026. Organisée en lien avec les services de la nouvelle ambassade à Georgetown, elle pourrait offrir un cadre plus structuré et faciliter la mise en relation entre acteurs économiques régionaux.
2. Une coopération entre pays de la région qui se structure autour de différentes instances de dialogue
Mis en place en 2021 à l'initiative du ministère des armées, le « dialogue stratégique du plateau des Guyanes » vise à renforcer la sécurité et la coopération régionale. Il réunit la France, le Suriname et le Guyana, avec la participation du Brésil en qualité d'observateur. Ses travaux portent sur différents sujets : sécurité frontalière, lutte contre les trafics illicites, sécurité maritime et réponses aux effets du changement climatique. Quatre réunions se sont déjà tenues : à Cayenne en 2021, à Paramaribo en 2022, à Georgetown en avril 2024 et à Cayenne en septembre 2025.
Ce dialogue a permis d'aboutir à un constat partagé concernant la dimension internationale de l'orpaillage illégal, lequel s'appuie sur une « main-d'oeuvre » issue à 96 % du Brésil, une logistique organisée depuis le Suriname et l'utilisation de mercure circulant via le Suriname et le Guyana. Il a en outre permis une meilleure compréhension des enjeux liés à la criminalité environnementale et, plus généralement aux questions ayant trait à la sécurité régionale. Ainsi, lors du sommet de février 2024 à Georgetown, le Brésil, le Guyana et le Suriname ont décidé de créer trois groupes de travail sur les infrastructures, l'énergie et la lutte contre les infractions transnationales.
Le bilan de ce forum de discussion régional apparaît positif. Il a notamment permis l'instauration d'un cadre de confiance entre les armées et permis d'amorcer des coopérations opérationnelles. Les perspectives consistent désormais à approfondir cette dynamique à travers des projets portés par les attachés de sécurité intérieure (ASI) compétents pour le Suriname, le Guyana et le Brésil, sur les questions relatives au contrôle du mercure, à la lutte contre les trafics logistiques et la modernisation des outils de surveillance.
S'agissant des relations avec Paramaribo, un « Conseil du fleuve Maroni » a été créé en 2009 afin de renforcer la coopération transfrontalière entre la Guyane et le Suriname dans les domaines de la circulation des personnes et des biens, de la sécurité, de la protection de l'environnement et du développement local.
Après une période d'interruption entre 2018 et 2022, il a été relancé par une déclaration conjointe en 2021 sur la gestion commune du fleuve Maroni et de la rivière Lawa. Depuis, son fonctionnement a été restructuré afin de donner davantage de régularité et d'efficacité aux échanges. La 15e session, tenue le 6 décembre 2024 à Paramaribo, a réuni une cinquantaine de représentants français (préfet de Guyane, sous-préfète de Saint-Laurent, élus de la CTG, maires des communes du fleuve, autorités coutumières, services de l'État et ambassade) et une trentaine de représentants surinamais, dont la secrétaire générale adjointe du ministère des Affaires étrangères.
Les priorités actuelles du Conseil du fleuve portent sur :
- la gestion des déchets et la protection de l'environnement ;
- le franchissement du Maroni, avec l'aménagement des cales et la mise en service du bac Le Malani ;
- la sécurisation des circulations fluviales, compte tenu des trafics et de l'insécurité ;
- la coopération sanitaire et sociale pour les populations riveraines.
Le Conseil du fleuve a permis de rapprocher les acteurs locaux et de donner des solutions pratiques aux problèmes transfrontaliers, dans un format plus opérationnel que les seules discussions diplomatiques. Les perspectives visent à ancrer un travail en continu par des groupes de travail thématiques permanents, afin que la session plénière serve surtout à adopter des conclusions opérationnelles.
3. Des atouts économiques qui demeurent sous-exploités
Sur le plan économique, la croissance du PIB guyanais dépasse en moyenne celle observée en France métropolitaine. En 2022, il atteignait 4,6 Mds€, soit environ 15 400 euros par habitant. Pour autant, cette croissance a été entièrement absorbée par la dynamique démographique.
L'économie locale demeure en outre fortement dépendante du secteur tertiaire (80 % de la valeur ajoutée) et soutenue par la dépense publique et le spatial.
a) Une population jeune et en croissance soutenue
Au 1er janvier 2025, la population guyanaise était estimée à 292 000 habitants, un chiffre ayant presque doublé en 25 ans. Ce territoire se distingue par une forte dynamique démographique. Selon les projections de l'Insee9(*), la population guyanaise pourrait ainsi dépasser les 390 000 habitants à l'horizon 2042 et 470 000 en 2070.
La jeunesse de la population guyanaise (41 % des Guyanais ont moins de 20 ans, contre 23 % à l'échelle nationale), liée à un fort taux de natalité, constitue à la fois une richesse et un défi majeur, compte tenu du faible niveau de qualification des jeunes Guyanais, 42 % d'entre eux n'étant ni en emploi, ni en formation, contre 12 % dans l'Hexagone.
b) Des ressources naturelles exceptionnelles mais dont le potentiel n'est que partiellement valorisé, laissant la place à l'exploitation illégale
Comme le rappelle une note de l'Institut d'émission des départements d'outre-mer (IEDOM) de mai 202510(*), la Guyane, couverte à 96 % de forêt tropicale, possède un patrimoine naturel exceptionnel. Ses ressources principales - bois, or et produits halieutiques - constituent d'importants atouts économiques. Leur potentiel est cependant en partie compromis par une exploitation illégale, faute de filières légales suffisamment développées et structurées.
La forêt guyanaise, dont l'essentiel - 6 millions d'hectares sur un total de 8 millions d'hectares - est géré par l'Office national des forêts (ONF), alimente une filière bois de 180 entreprises et environ 670 salariés. Son chiffre d'affaires atteint 100 M€ par an, centré sur le marché local, notamment le BTP. La production annuelle avoisine 70 000 m. Les perspectives de développement de la filière reposent sur la valorisation de la biodiversité de la forêt guyanaise - 1 800 essences d'arbre y sont recensées - et le développement de nouveaux débouchés (agroalimentaire, pharmaceutique, cosmétique, biomasse, etc.).
La filière minière, historiquement centrée sur l'or, demeure sous-exploitée malgré un potentiel évalué à plus de 525 tonnes pour les seuls gisements ayant déjà fait l'objet de travaux d'exploration détaillés, correspondant à une valeur marchande de l'ordre de 63 Mds€ au cours de l'or actuel. La production légale, ne s'élève ainsi qu'à 1,2 tonne d'or par an en moyenne pour un chiffre d'affaires de l'ordre de 50 M€ (soit 42 % des exportations de biens), avec, comme corollaire, un orpaillage illégal massif : les orpailleurs clandestins extrairaient ainsi entre 5 et 10 tonnes d'or par an, soit une perte comprise entre 600 M€ et 1,2 Md€, voire 1,3 Md€ pour l'économie guyanaise, en tenant compte de l'évolution actuelle du cours de l'or.
Ressources minérales de la Guyane
Source : BRGM, Delor et al. (2001).
La filière pêche peut s'appuyer sur une zone économique exclusive de 121 000 km² riche en ressources halieutiques. En dépit d'un potentiel important, ce secteur est en déclin : les prises de crevettes, qui constituent l'une des principales espèces pêchées, ont ainsi été divisées par 4 entre les années 1990-2000 et les années 2010.
La filière ne comptait en outre que 35 entreprises11(*) employant 277 salariés12(*). La pêche au large s'appuie ainsi sur 45 navires vénézuéliens, disposant de licences accordées par l'Union européenne.
Au total, la production guyanaise est estimée à 4 000 tonnes de poissons par an quand celle du Suriname atteindrait 50 000 tonnes13(*). La valeur ajoutée de la filière ne s'élève quant à elle qu'à 6 M€ par an14(*), soit une baisse de l'ordre de 60 % par rapport aux années 2000.
Dans le même temps, comme le rappelle l'IEDOM dans son étude précitée, 56 navires illégaux pêcheraient en moyenne quotidiennement dans les eaux guyanaises, dont la production pourrait atteindre jusqu'à quatre fois la production locale, fragilisant la ressource15(*) et nuisant à l'attractivité du secteur.
Face à cette situation, en mars 2024, le Président de la République avait annoncé plusieurs mesures destinées à développer la filière pêche guyanaise telles que le renouvellement de 25 navires ou encore le développement de la formation locale. Pour autant, plus d'un an plus tard, force est de constater que ces mesures peinent à produire des effets. La mission considère qu'il convient désormais de passer des paroles aux actes en accélérant la mise en oeuvre de ces mesures et en les amplifiant afin de développer le secteur, solution durable face au fléau de la pêche illégale.
Recommandation : afin de lutter contre la pêche illégale, accélérer et amplifier la mise en oeuvre des actions visant à développer la filière pêche.
S'agissant des prospectives pétrolières, entre 2001 et 2017, Shell, Total, Tullow Oil et Northern Petroleum ont mené des recherches d'hydrocarbure qui ne se sont pas avérées concluantes, à l'exception d'un forage réalisé à 150 km des côtes. La loi « Hulot » de décembre 201716(*), qui prévoit l'arrêt de la recherche et de l'exploitation sur le territoire français, exclut cependant à ce stade et à législation inchangée tout nouveau projet.
c) Le centre spatial guyanais, acteur important de l'économie guyanaise
En 1964, le gouvernement a souhaité doter la France d'un nouveau centre de lancement spatial, appelé à prendre la relève de la base d'Hammaguir, située dans le sud de l'Algérie. Après avoir étudié plusieurs sites potentiels, le choix s'est finalement porté sur la région de Kourou, en Guyane, dont les caractéristiques géographiques et climatiques offrent des conditions favorables aux opérations spatiales. Sa proximité avec l'équateur permet d'optimiser les lancements vers l'est, notamment pour les satellites géostationnaires, tandis que la faible densité de population, l'étendue des zones de savane, la stabilité météorologique et l'ouverture sur l'océan Atlantique permettent de réaliser des lancements sur toutes les inclinaisons et en toute sécurité.
Le Centre national d'études spatiales (CNES) s'est vu confier la conception et la réalisation du centre spatial guyanais (CSG), ainsi que des infrastructures nécessaires à son fonctionnement et à la vie de la communauté scientifique et technique : logements, réseaux, équipements portuaires, structures hospitalières, etc. Ce vaste chantier a profondément transformé le bourg de Kourou, qui est devenu en quelques années une véritable cité spatiale. Le CSG s'étend aujourd'hui sur environ 700 km², incluant une bande littorale de 40 kilomètres. Les premières activités y ont débuté dès 1968 avec le lancement d'une fusée-sonde, suivi en 1970 du premier satellite français mis sur orbite par le lanceur Diamant.
Très tôt, la dimension internationale du CSG s'est affirmée. En vertu d'un accord intergouvernemental signé en 1975, la France a mis le centre à la disposition de l'Agence spatiale européenne (ESA).
Le CSG joue un rôle économique clé pour la Guyane. Une quarantaine d'entreprises cohabitent sur le site, qui représente près de 1 500 emplois permanents directs (80 % de l'ensemble des salariés et 60 % des ingénieurs et des cadres sont en contrat local) et 4 500 emplois salariés en incluant les emplois indirects. Selon l'Insee17(*), en 2019, le CSG représentait 13 % du PIB de la Guyane et 12 % de ses recettes fiscales.
De son côté, le CNES contribue à la mise en oeuvre d'actions visant à renforcer l'attractivité économique de la Guyane et à soutenir les politiques éducatives et de formation. Il entretient des partenariats avec chacune des 22 communes du département, formalisés par des conventions spécifiques définissant les axes de coopération locale. Des accords bilatéraux complètent ce dispositif dans les domaines de l'éducation, de l'enseignement supérieur, de la recherche et du tourisme. Sur la période 2021-2027, la contribution financière du CNES au développement de la Guyane, indépendamment de ses activités techniques liées au centre spatial guyanais, est ainsi estimée à près de 50 M€.
Après une période 2023-2024 difficile durant laquelle l'Europe a été privée d'accès autonome à l'espace en raison du retard pris par le programme Ariane 6 et de l'échec du premier vol de Vega-C fin 2022, le second semestre 2024 (avec le lancement réussi d'Ariane 6 en juillet) et, plus encore, l'année 2025 marquent une phase de remontée en cadence des activités de lancement. Sept tirs sont ainsi attendus d'ici la fin 2025, tandis qu'une douzaine devraient être réalisés en 2026. À l'horizon 2028, le site devrait atteindre son régime de croisière, avec une moyenne de 15 lancements par an, principalement assurés par les lanceurs Ariane 6 et Vega.
L'enjeu principal réside désormais dans la consolidation de la dimension industrielle du centre spatial. Il s'agit, d'une part, d'assurer la capacité à soutenir des cadences de lancement plus soutenues, et d'autre part, de permettre l'accueil de nouveaux acteurs issus du NewSpace, désireux de bénéficier des infrastructures et des compétences disponibles sur la base de Kourou.
Lors de la Conférence ministérielle de 2022, les États membres de l'ESA ont approuvé un programme d'investissement de 240 M€ sur cinq ans. Cet effort vise à moderniser les infrastructures, à renouveler les réseaux principaux et à intégrer davantage de solutions numériques pour optimiser les opérations.
Un vaste chantier de rénovation du parc immobilier du CSG est ainsi en cours. À l'horizon 2027, la base disposera par exemple d'un nouveau centre des opérations, modulable et capable d'enchaîner rapidement les lancements de différents opérateurs. Par ailleurs, afin de pouvoir accueillir cinq opérateurs européens de micros et mini lanceurs (la société espagnole PLD Space, les entreprises allemandes RFA (Rocket Factory Augsburg) et ISAR Aerospace, ainsi que la société française Latitude ont déjà signé un accord avec le CNES), le CSG développe un ensemble de lancement multi-lanceurs (ELM) sur le site historique du pas de tir Diamant. La société française MaiaSpace disposera pour sa part de l'ancien pas de tir de Soyouz. Ces opérateurs pourront s'appuyer sur les services mutualisés du CSG et bénéficier d'une gamme de « prestations », certaines obligatoires, notamment en matière de sécurité et de sûreté, d'autres facultatives, relevant du soutien logistique et technique.
Les travaux d'infrastructures réalisés par le CSG peuvent cependant être ralentis ou renchéris du fait de l'application de réglementations environnementales inadaptées. De larges ouvertures destinées à faciliter le passage de tortues ont ainsi dû être aménagées dans une clôture destinée à protéger des panneaux photovoltaïques, réduisant l'efficacité du dispositif.
Au total, l'enjeu est de transformer progressivement le centre spatial guyanais en un véritable aéroport spatial européen, capable d'accueillir plusieurs opérateurs et de renforcer le rôle du CNES dans la gestion et l'évolution de la base.
* 9 Insee Flash Guyane N° 161 - Novembre 2022 : « 391 000 habitants en Guyane dans 20 ans, 477 000 à l'horizon 2070 ».
* 10 Institut d'émission des départements d'outre-mer, L'exploitation des ressources naturelles en
Guyane. Panorama économique et perspectives, n° 835, mai 2025.
* 11 En 2022.
* 12 En 2023.
* 13 Les outre-mer au coeur de la stratégie maritime nationale, rapport d'information n° 546 (2021-2022) de M. Philippe FOLLIOT, Mmes Annick PETRUS et Marie-Laure PHINERA-HORTH, fait au nom de la délégation sénatoriale aux outre-mer, déposé le 24 février 2022.
* 14 Institut d'émission des départements d'outre-mer, L'exploitation des ressources naturelles en
Guyane. Panorama économique et perspectives, n° 835, mai 2025, op. cit.
* 15 L'acoupa rouge, pêchée pour sa vessie natatoire vendue entre 1 000 et 3 000 euros le kilo en Asie, est particulièrement menacée.
* 16 Loi n° 2017-1839 du 30 décembre 2017 mettant fin à la recherche ainsi qu'à l'exploitation des hydrocarbures et portant diverses dispositions relatives à l'énergie et à l'environnement.
* 17 L'impact de l'activité spatiale dans l'économie guyanaise en 2019, Insee Dossier Guyane n° 11, décembre 2022.
