IV. LA DÉFENSE DE L'ÉTAT DE DROIT ET DE LA DÉMOCRATIE

A. L'AUDITION DE MME STEFANIE HUBIG, MINISTRE FÉDÉRALE ALLEMANDE DE LA JUSTICE ET DE LA PROTECTION DES CONSOMMATEURS SUR LA SAUVEGARDE DU SYSTÈME DE JUSTICE INTERNATIONAL

L'APCE a tenu un débat d'actualité sur la sauvegarde du système de justice internationale en ouverture des travaux de sa première partie de session plénière.

Mme Stefanie Hubig, ministre fédérale allemande de la Justice et de la Protection des consommateurs, a également été entendue au cours de ce débat. Rappelant l'histoire de l'idée de Winston Churchill d'une Europe unie pour passer d'une Europe « déchirée par la violence à une Europe unie par le droit », elle a souligné que « personne ne peut remonter le temps : le droit doit prévaloir sur la violence ».

« Le Conseil de l'Europe est plus important que jamais - il représente un autre type d'ordre, fondé sur la coopération internationale et la protection de l'individu contre le pouvoir de l'État », a-t-elle ajouté. « C'est le contre-modèle d'un monde dans lequel la violence est devenue un instrument du pouvoir politique ».

M. Emmanuel Fernandes, Mme Louise Morel, MM. Christophe Chaillou et Didier Marie, et Mme Marietta Karamanli ont pris part au débat.

B. RENFORCER LES DÉMOCRATIES AVEC LES JEUNES : DE LA PARTICIPATION À LA RESPONSABILITÉ PARTAGÉE

Sur le rapport de Mme Sona Ghazaryan (Arménie, ADLE), l'Assemblée a débattu d'une résolution visant à renforcer la participation des jeunes dans les démocraties européennes, laquelle doit « dépasser le cadre de la consultation et se traduire par une véritable influence sur les processus décisionnels ». Malgré les progrès accomplis, la rapporteuse a noté que « la participation de la jeunesse demeurait inégale et fragmentée en Europe », de nombreux jeunes se sentant exclus ou percevant les institutions comme non représentatives.

Elle a néanmoins salué les développements récents, tels que la Déclaration de la 10e Conférence des ministres responsables de la jeunesse du Conseil de l'Europe et le nouveau Cadre de référence sur la perspective jeunesse, qui constituent ensemble « une feuille de route cohérente pour l'intégration de la perspective jeunesse dans l'ensemble des secteurs de l'action publique et des processus décisionnels ».

Pour l'avenir, la résolution insiste sur le fait que « la participation des jeunes doit dépasser le cadre de la consultation et se traduire par une véritable influence sur les processus décisionnels ». Elle invite le Conseil de l'Europe et son Assemblée à réaffirmer la participation des jeunes comme une priorité et souligne que la construction de démocraties avec les jeunes nécessite « des mécanismes institutionnels transparents et accessibles, une obligation des autorités de rendre des comptes à l'égard des jeunes, ainsi qu'une culture de confiance entre les générations ».

Mmes Marie-Christine Dalloz, Louise Morel et M. Claude Kern ont pris part au débat.

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