G. NÉCESSITÉ DE RESPECTER LE DROIT INTERNATIONAL, LA PAIX ET LA STABILITÉ AU MOYEN-ORIENT ÉLARGI
L'intervention d'Emmanuel Fernandes
Merci, Madame la Présidente,
Le droit international doit prévaloir en toutes circonstances et sur toute la surface de la planète. Le sujet qui nous occupe aujourd'hui est celui du Moyen-Orient élargi.
Dans cette région du monde, un chaos généralisé s'est propagé, du Liban à l'Iran jusqu'aux territoires palestiniens, qui menace l'équilibre international. Il nous faut nommer avec lucidité les fauteurs de troubles, les agresseurs en chef qui, pétris de leur doctrine impérialiste et colonialiste, mettent à feu et à sang le Moyen-Orient.
Oui, notre assemblée doit dénoncer et condamner les exactions d'Israël, dirigé par le gouvernement d'extrême droite suprémaciste et le criminel de guerre Benjamin Netanyahou, mais aussi celles des États-Unis conduits par le fasciste Donald Trump. Au Liban, Israël mène une guerre d'invasion depuis début mars, avec des frappes aériennes massives et des opérations terrestres dans le sud du pays.
Plus de 2 400 personnes ont déjà été tuées dans cette guerre, dont plusieurs journalistes, des dizaines de villages sont détruits ou rasés au sud, et plus d'un million de personnes ont été déplacées. Cette guerre, présentée comme dirigée contre le Hezbollah, frappe en réalité tout un peuple, dont les civils sont les premières victimes. Deux soldats français membres de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) ont également perdu la vie et je tiens ici à leur rendre hommage. Ça suffit !
Israël, qui poursuit le génocide à Gaza avec plus de 70 000 victimes directes, les massacres en Cisjordanie, l'apartheid contre les Palestiniens, avec notamment cette nouvelle loi abjecte sur la peine de mort qui leur est dédiée. Israël doit être empêché de nuire ! Soutenir la Palestine, soutenir le Liban est une nécessité absolue ! Nos États membres doivent urgemment agir en sanctionnant Israël, à commencer par la fin du statut d'observateur pour la Knesset au sein même de notre assemblée !
En Iran, la situation est tout aussi préoccupante. La guerre illégale déclenchée par les États-Unis se poursuit, et la reprise annoncée des bombardements fait craindre une escalade majeure. Nous exprimons notre solidarité avec le peuple iranien, qui n'accèdera ni à la liberté ni à la démocratie sous un déluge de bombes. Je le dis clairement : ni mollahs ni shah ! Ni ingérence extérieure ni régime autoritaire théocratique !
Le peuple iranien, qui subit depuis des décennies la tyrannie des ayatollahs, ne sera pas sauvé en étant soumis à un déluge de feu qui le ramènerait à « l'âge de pierre », selon les menaces insupportables de Donald Trump. L'Europe se couvre de honte et de déshonneur en se couchant devant le président américain : nous devons être un pôle de résistance à l'impérialisme et au colonialisme !
Notre institution doit cesser de se comporter comme une succursale de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), l'ordre international repose sur le droit, non sur la force. Défendre sans ambiguïté, sans doubles standards, le système du droit international et les juridictions internationales chargées d'en assurer le respect, voilà la seule boussole qui doit constamment orienter tout ce que nous faisons dans cette assemblée : c'est la condition de la paix et de la stabilité, au Moyen-Orient comme dans le monde.
Je vous remercie.