G. SUIVI DES FEMMES ET DES ENFANTS POST-AMP

Le suivi de l'état de santé des personnes ayant recours à l'AMP et des enfants qui en sont issus constitue un point important de l'évaluation de l'AMP. En France, d'après la loi de bioéthique de 2004, c'est l'ABM qui est en charge de ce suivi. Pour cela, l'Agence s'appuie à la fois sur des données du PMSI (Programme de médicalisation des systèmes d'information), du SNDS et du registre national d'AMP (tenu par l'ABM et incluant des données concernant quelques caractéristiques parentales et des détails sur la technique d'AMP employée) et sur une veille de la littérature scientifique. En application d'un décret issu de la loi de 2016 sur la modernisation du système de santé, l'ABM a également mis en place le dispositif « AMP vigilance », dont le but est de collecter et d'analyser les événements indésirables qui peuvent survenir à toute étape de l'AMP (mais qui n'a pas vocation au suivi de long terme des femmes et enfants après l'AMP)178(*).

Les rapporteurs ont entendu en audition Patricia Fauque et Sylvie Epelboin, toutes deux impliquées dans le suivi des personnes ayant recours à l'AMP et des enfants qui en sont issus, y compris au sein de groupes de travail dédiés de l'ABM. La majorité des observations ci-dessous sont issues de cette audition.

1. Personnes ayant eu recours à l'AMP

Le suivi des personnes ayant eu recours à l'AMP concerne principalement les femmes. En effet, dans le cas d'une insémination intraconjugale ou d'une FIV intraconjugale, les hommes ne subissent pas de traitement médical spécifique. Les femmes cependant vont très fréquemment se voir administrer des traitements hormonaux pour stimuler l'ovulation (pour l'insémination) ou la croissance de follicules ovariens (pour le prélèvement en vue d'une FIV). Il existe différents protocoles de traitement, qui peuvent avoir des impacts différents sur les femmes qui les reçoivent.

Il n'existe pas en France de suivi systématique des personnes ayant eu recours à l'AMP. La majorité des données connues aujourd'hui sont issues d'enquêtes réalisées sur des cohortes de personnes, y compris à l'international.

Il convient de garder à l'esprit que même lorsqu'un surrisque pour une maladie donnée apparaît chez les personnes ayant eu recours à l'AMP, le risque absolu reste en général très faible. Il est également rappelé que les personnes ayant recours à l'AMP pour des raisons d'infertilité ont potentiellement des pathologies sous-jacentes les rendant plus susceptibles de développer certaines maladies. Il peut alors être difficile de distinguer, lorsqu'un surrisque est observé, s'il est une conséquence directe des procédures d'AMP ou bien la traduction d'un terrain préexistant. Enfin, les personnes ayant recours à l'AMP pour des questions d'infertilité peuvent également avoir des enfants plus tardivement que la moyenne, ajoutant un potentiel surrisque. La probabilité plus élevée d'une grossesse multiple en ayant recours à l'AMP constitue également un facteur de risque en soi pour la femme enceinte et les enfants.

En ce qui concerne les cancers hormono-dépendants, qui sont les plus étudiés dans le cadre de l'AMP au vu des stimulations hormonales administrées, ceux-ci apparaissant en général vers l'âge de 60 ans, soit plus de 20 ans environ après l'AMP. Il convient donc de s'assurer que les études concernant ces pathologies suivent les femmes suffisamment longtemps. Les études mentionnées ci-après concernent plusieurs dizaines de milliers à plusieurs millions de femmes. Pour le cancer du sein, les études internationales ne semblent pas montrer de surrisque chez les femmes ayant eu recours à l'AMP, en particulier par la FIV179(*). Une seule étude, sur une cohorte danoise, semble montrer un léger surrisque uniquement chez les femmes infertiles ayant eu recours à une FIV après 40 ans180(*). Ces résultats sont considérés comme globalement rassurants. Concernant le cancer des ovaires, les résultats semblent plus contrastés. Une étude réalisée sur des cohortes de femmes dans les pays nordiques semble montrer un doublement du risque de développement de ce cancer chez les femmes ayant eu recours à l'AMP, le risque absolu restant faible181(*). Il convient cependant de contextualiser ces résultats. En effet, d'autres études ont montré un surrisque de développement de différents types de cancer, y compris de l'ovaire, chez les femmes infertiles en comparaison à des femmes n'ayant pas de problèmes de fertilité182(*) ainsi que chez les femmes souffrant d'endométriose (qui rencontrent également des problèmes d'infertilité)183(*). Les limites de ces études appellent cependant à de nouveaux travaux sur ce sujet.

Concernant le risque de maladies cardiovasculaires, des études se sont intéressées à la fois aux périodes de grossesse, de post-partum et de long terme. Une étude française effectuée à partir des données du SNDS a montré un risque accru de prééclampsie et d'hypertension artérielle gestationnelle chez les femmes enceintes ayant reçu un traitement hormonal pour créer un « cycle artificiel » avant un transfert d'embryon congelé dans le cadre d'une FIV184(*). Ce surrisque n'était pas observé chez les femmes chez qui le cycle naturel avait été utilisé ou chez les femmes ayant eu un transfert d'embryon frais. Les professionnels entendus ont indiqué que cela pourrait justifier une évolution des pratiques d'AMP en recourant lorsque cela est possible au cycle naturel, notant que cela demanderait une adaptation de l'organisation des soins (interventions le week-end par exemple)185(*).

Des études américaines ont également montré un risque accru d'hospitalisation pour cause de maladie cardiovasculaire et d'accident vasculaire cérébral peu après l'accouchement chez les femmes ayant reçu un traitement contre l'infertilité et/ou ayant eu recours à l'AMP par rapport aux femmes étant tombées enceintes naturellement186(*),187(*), mais d'autres études ne retrouvent pas ce surrisque188(*). Enfin, les études concernant le risque cardiovasculaire à plus long terme chez les femmes ayant reçu un traitement pour l'infertilité semblent également donner des résultats contradictoires, certaines identifiant un surrisque189(*), d'autres non190(*). Des recherches élargies sur la santé cardiovasculaire des femmes ayant eu recours à l'AMP sont donc nécessaires, y compris sur le long terme.

L'impact de l'AMP sur la santé psychique des personnes qui y ont recours ne doit en outre pas être négligé. Faisant parfois suite à un parcours d'infertilité long et complexe, la lourdeur de certaines procédures d'AMP, les délais d'attente et les potentiels échecs (fausses couches, absence d'un enfant à la fin du parcours) peuvent fortement impacter le bien-être mental des personnes concernées. À cela peut s'ajouter le stress lié à la gestion du parcours d'AMP dans un contexte professionnel191(*). Une méta-analyse de la littérature a relevé que si les personnes en cours d'AMP montraient un niveau de stress élevé, la santé psychologique des personnes ayant eu un enfant naturellement ou après une AMP était a priori comparable192(*).

2. Personnes issues de l'AMP

Le nombre d'enfants issus d'une AMP dans le monde, depuis le premier enfant né d'une FIV en 1978, s'élevait à environ 10 millions en 2018193(*). Ce chiffre souligne la nécessité d'évaluer l'impact des méthodes d'AMP sur la santé de ces millions de personnes, et montre que les professionnels de santé et chercheurs disposent maintenant d'un recul suffisant pour permettre ce type d'évaluation. En France, ce suivi s'appuie sur l'exploitation des données du SNDS.

L'une des méthodes d'AMP qui a connu une progression constante ces dernières années est le recours au transfert d'embryons congelés dans le cadre d'une FIV194(*), les résultats ayant été améliorés notamment grâce à la technique de vitrification. Plusieurs études françaises se sont donc intéressées à l'impact de l'utilisation du transfert d'embryons congelés sur l'état de santé à la naissance des bébés issus d'AMP. Cette méthode, par exemple, ne semble pas augmenter le risque de naissance prématurée195(*). Une autre étude a montré que le poids à la naissance était plus faible avec le transfert d'embryon frais et plus élevé avec le transfert d'embryons congelés par rapport aux naissances issues d'une procréation « naturelle »196(*). Ces variations restent faibles en termes absolus, mais il est tout de même noté que les mécanismes à l'origine de ces différences sont encore mal connus.

Concernant les malformations congénitales, une étude réalisée prenant en compte des enfants d'au moins deux ans et demi a montré une augmentation faible mais significative du risque pour les enfants issus d'une FIV avec transfert d'embryons frais ou congelés par rapport aux enfants nés sans AMP (respectivement 4,53 % et 4,39 % contre 3,78 %)197(*). Ce risque est également impacté par la santé de la mère (endométriose, SOPK, insuffisance ovarienne).

Plus récemment, une autre étude française a été réalisée grâce à l'analyse du registre national français mère-enfant, construit par le groupement EPI-PHARE (collaboration entre l'ANSM et la Cnam) sur la base des données SNDS, et qui inclut toutes les grossesses enregistrées depuis 2010 et les enfants qui en sont issus198(*). L'étude en question a inclus des enfants suivis jusqu'à leurs 9 ans. Cette étude a montré que si les enfants issus d'AMP ne présentaient pas de risque global accru de développer un cancer par rapport aux enfants conçus naturellement, les enfants issus d'une AMP avec transfert d'embryon congelé avaient un risque accru de développer une leucémie lymphoblastique aiguë, et les enfants issus d'une AMP avec transfert d'embryon frais nés entre 2010 et 2015 avaient un risque accru de développer une leucémie (cette période permettant une meilleure couverture des âges auxquels les leucémies se déclarent)199(*). Il convient de rappeler encore une fois que cette augmentation du risque correspond à un très faible nombre de cas en valeur absolue (moins de 100 cas sur l'ensemble de l'étude, qui incluait plus de 8,5 millions d'enfants). Patricia Fauque, co-autrice de l'étude, illustre ces résultats en précisant que cela correspondrait à « un enfant supplémentaire sur 5 000 enfants conçus par FIV si l'on effectue un suivi sur 10 ans »200(*). Elle rappelle également que cette étude ne permet pas de distinguer si ces observations sont effectivement le résultat des méthodes d'AMP, ou bien la conséquence de certains facteurs liés à la santé des femmes infertiles ayant eu recours à cette méthode.

L'Académie nationale de médecine a également publié, en 2023, un rapport sur la santé des enfants conçus par FIV201(*). En plus des pathologies déjà mentionnées, cet état des lieux des connaissances a fait ressortir, malgré des publications parfois contradictoires, une légère augmentation des anomalies cardiovasculaires (notamment une hypertension artérielle) chez les enfants issus de FIV, ICSI ou non. Le rapport notait que cela pourrait justifier une surveillance cardiovasculaire accrue pour ces enfants. Une faible augmentation du risque de développer des maladies liées à certains processus épigénétiques (liés à l'expression des gènes) était également relevée pour les enfants issus d'une FIV. Une vaste étude réalisée dans les pays d'Europe du nord a montré une augmentation faible mais significative du risque d'obésité chez les enfants issus d'AMP202(*). Une étude danoise a quant à elle identifié un risque plus élevé d'obésité chez les enfants issus d'un transfert d'embryon congelé comparé au transfert d'embryon frais203(*).

Le rapport de l'Académie mentionne par ailleurs que, même si les études manquent sur le sujet, l'on pouvait émettre l'hypothèse que les garçons issus d'une FIV-ICSI réalisée pour palier à des problèmes de fertilité de leur père allaient potentiellement hériter de caractéristiques génétiques affectant leur fertilité future. Cet effet ne serait pas dû aux méthodes d'AMP en elles-mêmes, mais au fait que la FIV-ICSI peut permettre à des hommes qui n'auraient pas pu procréer naturellement de transmettre leur patrimoine génétique. Le rapport de l'Académie indique par ailleurs que l'AMP ne semble pas impacter le neurodéveloppement des enfants qui en sont issus.

Enfin, l'une des hypothèses avancées pouvant expliquer le léger surrisque observé chez les enfants issus d'AMP pour les différentes pathologies mentionnées serait des bouleversements d'ordre épigénétique subis par les ovocytes lors de la stimulation hormonale et/ou par les embryons lors du processus de FIV204(*). Malgré des données parfois contradictoires, l'ABM effectue un travail de communication de ces informations auprès des personnes en parcours d'AMP205(*).

Concernant la santé mentale des enfants issus d'AMP, les études disponibles sont rassurantes et ne montrent pas de différences entre les enfants issus d'AMP ou conçus naturellement206(*),207(*). Concernant l'AMP avec don, une méta-analyse de la littérature montre également que la grande majorité des enfants issus de cette méthode ne présentent pas non plus de risque accru de développer des troubles psychologiques, voire présentent une meilleure santé mentale que les personnes non issues d'un don208(*). L'étude semble cependant identifier une minorité de personnes avec plus de troubles psychologiques et des difficultés concernant la construction de l'identité. L'étude semble montrer que l'âge de l'information de l'enfant joue un rôle important sur l'impact que cette expérience peut avoir, avec une information plus jeune semblant être mieux vécue par les personnes concernées. Les auteurs notent cependant que les études prises en compte sont hétérogènes. Avec la possibilité depuis la loi de 2021 pour les enfants issus d'une AMP d'accéder aux informations sur leur donneur, il serait intéressant d'évaluer le vécu des personnes concernées à travers des études à la fois qualitatives et quantitatives.

3. Données utilisées pour le suivi

En France, le SNDS constitue une ressource précieuse pour le suivi de la santé des personnes ayant eu recours à l'AMP ou en étant issues, et permet des études rétrospectives de grande ampleur. Plusieurs difficultés sont cependant notées par les professionnels209(*). Tout d'abord, l'accès aux données, s'il est permanent pour certaines structures (comme l'ABM) et certaines équipes de recherche habilitées, ne peut être que temporaire pour les autres chercheurs. Cet accès est subordonné à plusieurs autorisations qui doivent être obtenues de différents organismes (comités de protection des personnes, Commission nationale de l'informatique et des libertés, Health Data Hub, Caisse nationale de l'assurance maladie), un processus qui peut prendre de plusieurs mois à plusieurs années. Patricia Fauque, co-autrice de plusieurs études de suivi, indique par exemple que pour une étude qu'elle souhaitait réaliser au sujet de l'impact de la durée de culture des embryons, il lui a fallu attendre 23 mois pour obtenir toutes les autorisations nécessaires. Les professionnels auditionnés indiquent que les moyens de l'ABM en termes de recherche n'étant pas illimités, autoriser un accès plus aisé aux données à des équipes de recherche permettrait de répondre à des questions importantes relatives à la santé des personnes concernées par l'AMP.

Une autre limitation majeure du SNDS est l'absence de chainage des données concernant la santé des femmes enceintes et des enfants avec celles concernant les pères, qu'elles concernent leur âge, leur état de santé ou leur fertilité. Cela empêche l'identification de potentiels facteurs de risque chez les pères, ne permettant pas de mettre en place d'éventuelles actions de santé publique adaptées. Des études ponctuelles menées par l'ABM peuvent permettre d'identifier les pères présumés pour une majorité des enfants issus d'AMP, en s'appuyant sur l'affiliation à la sécurité sociale en tant qu'ayants-droits.

De plus, les données disponibles ne permettent pas de différencier les FIV « simples » des FIV avec ICSI, le stade de culture auquel les embryons sont transférés et le milieu de culture utilisé ou encore le nombre d'embryons transférés. Les professionnels interrogés, tout comme le rapport de l'Académie nationale de médecine210(*), plaident pour une actualisation des données collectées par l'ABM dans son registre afin de permettre un suivi plus fin à long terme, qui permettrait d'évaluer l'impact de ces différents paramètres sur la santé des personnes concernées. Cela pourrait s'avérer également important dans le suivi des résultats post-autoconservation ovocytaire pour raisons non médicales.

Recommandation 27 : Poursuivre les recherches sur la santé des personnes ayant eu recours à l'AMP ou qui en sont issues, en finançant de nouvelles études à long terme de grande ampleur, intégrant les facteurs parentaux et les conditions précises de réalisation de l'AMP

Les résultats de ces études pourraient permettre un ajustement des pratiques d'AMP ou la mise en place d'un suivi spécifique si nécessaire.


* 178 Agence de la biomédecine, Rapport annuel 2023 sur le dispositif de vigilance relatif à l'assistance médicale à la procréation, décembre 2024, https://www.agence-biomedecine.fr/fr/assistance-medicale-a-la-procreation/rapport-annuel-2023-sur-le-dispositif-de-vigilance-relatif-a-l-assistance-medicale-a-la-procreation

* 179 C. Cullinane et al., « Fertility treatment and breast-cancer incidence: meta-analysis », BJS open, 6, no 1, 2022, p. zrab149, https://doi.org/10.1093/bjsopen/zrab149

* 180 D. Vassard et al., « Assisted reproductive technology treatment and risk of breast cancer: a population-based cohort study », Human Reproduction, 36, no 12, 2021, p. 3152-60, https://doi.org/10.1093/humrep/deab219

* 181 M. Søfteland Sandvei et al., « Risk of ovarian cancer in women who give birth after assisted reproductive technology (ART)-a registry-based Nordic cohort study with follow-up from first pregnancy », British Journal of Cancer, 128, no 5, 2023, p. 825-32, https://doi.org/10.1038/s41416-022-02097-7

* 182 G. Murugappan et al., « Risk of cancer in infertile women: analysis of US claims data », Human Reproduction, 34, no 5, 2019, p. 894-902, https://doi.org/10.1093/humrep/dez018

* 183 M. Kvaskoff et al., « Endometriosis and cancer: a systematic review and meta-analysis », Human Reproduction Update, 27, no 2, 2021, p. 393-420, https://doi.org/10.1093/humupd/dmaa045

* 184 S. Epelboin et al., « Higher risk of pre-eclampsia and other vascular disorders with artificial cycle for frozen-thawed embryo transfer compared to ovulatory cycle or to fresh embryo transfer following in vitro fertilization », Frontiers in Endocrinology, 14, 2023, p. 1182148, https://doi.org/10.3389/fendo.2023.1182148

* 185 Audition par les rapporteurs de Patricia Fauque et Sylvie Epelboin le 31 octobre 2025.

* 186 R. Yamada et al., « Infertility treatment is associated with increased risk of postpartum hospitalization due to heart disease », Journal of Internal Medicine, 295, no 5, 2024, p. 668-78, https://doi.org/10.1111/joim.13773

* 187 A. J. Dicpinigaitis et al., « Association of Assisted Reproductive Technology and Stroke During Hospitalization for Delivery in the United States », Stroke, 55, no 4, American Heart Association, 2024, p. 999-1005, https://doi.org/10.1161/STROKEAHA.124.046419

* 188 M. C. Magnus et al., « Risk of stroke the year following a delivery after using assisted reproductive technologies », Paediatric and Perinatal Epidemiology, 38, no 3, 2024, p. 197-201, https://doi.org/10.1111/ppe.13037

* 189 S. Qin Wei et al., « Assisted Reproductive Technology and Cardiovascular Outcomes in Parents and Offspring », The Canadian Journal of Cardiology, 40, no 1, 2024, p. 130-37, https://doi.org/10.1016/j.cjca.2023.09.013

* 190 D. Tomic et al., « Cardiovascular disease hospitalizations among women who undergo fertility treatment », Reproductive Biomedicine Online, 49, no 1, 2024, p. 103812, https://doi.org/10.1016/j.rbmo.2024.103812

* 191 L. Cohen et al., Santé des femmes au travail : des maux invisibles, Délégation sénatoriale aux droits des femmes, 2023, https://www.senat.fr/rap/r22-780-1/r22-780-1.html

* 192 J. J. Schmid et U. Ehlert, « Successful assisted reproduction treatment and its psychological outcomes for parents and children: a systematic review and meta-analysis », Journal of Assisted Reproduction and Genetics, 42, no 9, 2025, p. 2817-36, https://doi.org/10.1007/s10815-025-03572-9

* 193 G. D. Adamson et al., « How many infants have been born with the help of assisted reproductive technology? », Fertility and Sterility, 124, no 1, 2025, p. 40-50, https://doi.org/10.1016/j.fertnstert.2025.02.009

* 194 Agence de la biomédecine, Rapport d'activité d'assistance médicale à la procréation 2023, op. cit.

* 195 M.-J. Gervoise-Boyer et al., « Risk factors associated with preterm birth in singletons born after IVF: a national cohort study », Reproductive BioMedicine Online, 46, no 4, Elsevier, 2023, p. 750-59, https://doi.org/10.1016/j.rbmo.2023.01.011

* 196 N. Sermondade et al., « Fetal growth disorders following medically assisted reproduction: due to maternal context or techniques? A national French cohort study », Reproductive Biomedicine Online, 46, no 4, 2023, p. 739-49, https://doi.org/10.1016/j.rbmo.2023.01.006

* 197 P. Fauque et al., « Do in vitro fertilization, intrauterine insemination or female infertility impact the risk of congenital anomalies in singletons? A longitudinal national French study », Human Reproduction, 36, no 3, 2021, p. 808-16, https://doi.org/10.1093/humrep/deaa323

* 198 S. Miranda et al., « Registre national de données Mères-Enfants à partir du Système national des données de santé pour des études pharmaco-épidémiologiques », Revue d'Épidémiologie et de Santé Publique, Congrès national Emois 2023, 71, 2023, p. 101539, https://doi.org/10.1016/j.respe.2023.101539

* 199 P. Rios et al., « Medically Assisted Reproduction and Risk of Cancer Among Offspring », JAMA Network Open, 7, no 5, 2024, p. e249429, https://doi.org/10.1001/jamanetworkopen.2024.9429

* 200 Audition par les rapporteurs de Patricia Fauque et Sylvie Epelboin le 31 octobre 2025.

* 201 P. Jouannet, O. Claris et Y. Le Bouc, « Santé à moyen et à long terme des enfants conçus par fécondation in vitro (FIV) », Académie nationale de médecine, avril 2023, https://linkinghub.elsevier.com/retrieve/pii/S0001407923001425

* 202 E. Norrman et al., « Cardiovascular disease, obesity, and type 2 diabetes in children born after assisted reproductive technology: A population-based cohort study », PLOS Medicine, 18, no 9, Public Library of Science, 2021, p. e1003723, https://doi.org/10.1371/journal.pmed.1003723

* 203 K. Laugesen et al., « Overweight or obesity in children born after assisted reproductive technologies in Denmark: A population-based cohort study », PLOS Medicine, 20, no 12, 2023, p. e1004324, https://doi.org/10.1371/journal.pmed.1004324

* 204 P. Rios et al., « Medically Assisted Reproduction and Risk of Cancer Among Offspring », art. cit.

* 205 Agence de la biomédecine, « Information sur la santé des personnes nées après une assistance médicale à la procréation », 2024, https://www.agence-biomedecine.fr/IMG/pdf/bd_biom24-2_maj_brochure_info_amp_patients.pdf

* 206 F. A. Teplitzky Carneiro et al., « Are the children alright? A systematic review of psychological adjustment of children conceived by assisted reproductive technologies », European Child & Adolescent Psychiatry, 33, no 8, 2024, p. 2527-46, https://doi.org/10.1007/s00787-022-02129-w

* 207 Md. Irteja Islam et al., « Mental health in children conceived by Assisted Reproductive Technologies (ARTs): Insights from a longitudinal study of Australian children », PLOS ONE, 19, no 6, 2024, p. e0304213, https://doi.org/10.1371/journal.pone.0304213

* 208 C. Talbot et al., « Comparing the psychological outcomes of donor and non-donor conceived people: A systematic review », BJOG: An International Journal of Obstetrics & Gynaecology, 131, no 13, 2024, p. 1747-59, https://doi.org/10.1111/1471-0528.17892

* 209 Audition par les rapporteurs de Patricia Fauque et Sylvie Epelboin le 31 octobre 2025.

* 210 P. Jouannet, O. Claris et Y. Le Bouc, Santé à moyen et à long terme des enfants conçus par fécondation in vitro (FIV), op. cit.

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