B. DES DÉVELOPPEMENTS MÉDICAUX PROMETTEURS ET UN ESSOR RAPIDE DES APPLICATIONS NON MÉDICALES
1. Des perspectives médicales prometteuses
Les progrès réalisés dans le domaine des neurotechnologies se nourrissent des avancées scientifiques et techniques obtenues en neurosciences, en sciences de l'ingénieur et en sciences du numérique.
L'amélioration de la compréhension des mécanismes cérébraux et l'identification plus fine des réseaux neuronaux impliqués dans les fonctions motrices, sensorielles ou cognitives permettent de concevoir des dispositifs capables d'interagir de manière de plus en plus précise avec l'activité cérébrale.
Pour les dispositifs d'interface, la miniaturisation des composants électroniques, la recherche de matériaux plus flexibles, voire biocompatibles, ainsi que l'augmentation de la sensibilité des capteurs contribuent au développement de systèmes progressivement moins invasifs, plus fiables et mieux tolérés par les patients. Les ICM peuvent ainsi capter, transmettre et interpréter l'activité neuronale avec une précision croissante.
Enfin, les développements actuels des neurotechnologies sont étroitement liés aux avancées de l'IA pour le traitement des données (amélioration de la qualité et de l'interprétation des signaux de l'activité cérébrale)810(*), en particulier avec l'apprentissage automatique qui permet une plus grande réactivité des ICM.
Au cours de leurs travaux, les rapporteurs ont pu prendre la mesure de l'importance des progrès engagés. Les perspectives offertes par la recherche sur les ICM sont particulièrement prometteuses dans le domaine de la rééducation et de la compensation des handicaps.
a) Restaurer la motricité
Parmi les ICM en phase de recherche, les dispositifs visant à restaurer la mobilité chez des patients porteurs de troubles moteurs ou en situation de handicap pourraient ouvrir de nouveaux horizons en leur permettant de recouvrer une certaine autonomie.
C'est le cas de la technologie « Wimagine » expérimentée en France pour permettre à des patients paralysés de retrouver une motricité via un exosquelette.
L'exemple de l'implant « Wimagine » développé en France
En 2019, des chercheurs du centre de recherche Clinatec, issu du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA)811(*), ont permis à un patient tétraplégique de contrôler un exosquelette à partir de son activité cérébrale. Il s'agit d'une première mondiale, réalisée avec un exosquelette composé de quatre membres812(*).
Cette technologie repose sur un implant cérébral qui vient recueillir l'activité neuronale au niveau du cortex moteur grâce à 64 électrodes. Ces signaux sont ensuite traités et traduits en commandes.
En 2023, en collaboration avec des équipes de chercheurs suisses, l'implant Wimagine a été adapté et combiné avec un stimulateur de la moelle épinière pour créer un « pont numérique » entre le cerveau et les jambes d'un patient paraplégique. Ce dernier a pu retrouver l'usage de ses jambes en contrôlant ses mouvements par la pensée813(*).
Trois implants ont été mobilisés. Les deux premiers, situés dans le cortex moteur, visent à détecter l'intention de marcher et à stimuler la moelle épinière pour déclencher le mouvement. Le troisième implant est placé dans le moelle épinière afin de coordonner la locomotion.
Le dispositif reste à ce stade expérimental. Il offre toutefois des perspectives encourageantes.
D'autres pays développent des implants concurrents, parmi lesquels la Chine qui a récemment franchi le cap vers l'industrialisation d'un implant permettant aux personnes paralysées de recouvrer la mobilité de la main814(*).
D'autres dispositifs sont expérimentés, par exemple pour faciliter le contrôle d'un bras robotisé grâce à un retour sensoriel. L'objectif est de permettre au patient de ressentir des sensations pour mieux réaliser un mouvement815(*).
b) Rétablir la fonction de communication
Les efforts de recherche portent également sur des systèmes permettant de restaurer la fonction de communication.
Dès 2004, la littérature scientifique a fait état du développement de prototypes d'ICM ayant permis à un sujet, via la simple pensée, de déplacer un curseur et d'user d'un clavier virtuel816(*).
Des ICM capables de décoder des tentatives d'écriture à partir de l'activité neuronale font l'objet de recherches plus récentes. Dans ces systèmes, le patient s'imagine écrire manuellement et cette activité neuronale est traduite en texte en temps réel avec l'appui de l'IA817(*).
De premières techniques de décodage de la parole intérieure, particulièrement intéressantes pour les patients qui ne sont pas en capacité de s'exprimer oralement en raison de déficits moteurs, sont aussi explorées. Les recherches portent notamment sur la combinaison de l'apprentissage automatique pour l'analyse des signaux cérébraux et de l'IA générative pour leur interprétation818(*).
Si elles permettent d'envisager la restauration des capacités d'interaction du patient avec son entourage, l'enjeu reste de limiter la retranscription des pensées aux seules nécessaires819(*).
c) Autres applications explorées pour enregistrer ou moduler le fonctionnement du système nerveux
D'autres applications médicales des ICM sont envisagées820(*), en particulier pour la surveillance des épilepsies pharmaco-résistantes. Il s'agit d'identifier les signes avant-coureurs de la crise afin de déclencher la stimulation au moment opportun pour en éviter la survenue.
La prise en charge des douleurs chroniques sévères fait également l'objet de résultats encourageants821(*).
Les ICM suscitent par ailleurs beaucoup d'intérêt pour l'évaluation des patients en état de conscience altérée ou minimale, notamment après un traumatisme crânien, un accident vasculaire cérébral sévère ou une anoxie cérébrale. L'objectif principal est de détecter des signes de conscience qui ne sont pas visibles cliniquement.
d) Des défis qui subsistent pour envisager un passage à l'échelle
Le passage à l'échelle des dispositifs expérimentaux de neurostimulation et d'ICM fait face à de nombreux défis scientifiques, industriels et éthiques822(*).
Les risques médicaux liés à l'implantation des dispositifs invasifs (complications liées à une infection, une hémorragie ou une réaction du tissu nerveux) sont réels. Ils sont néanmoins limités grâce à la maîtrise de plus en plus aboutie des techniques neurochirurgicales.
Afin de limiter les inflammations et la corrosion des équipements, qui peuvent provoquer une perte de signal, le développement de matériaux biocompatibles suscite de nombreux espoirs823(*).
La biocompatibilité à long terme présente un intérêt majeur pour assurer la durabilité des implants : il s'agit de limiter les réinterventions potentiellement fréquentes, liées à l'usure des composants ou au remplacement des sources d'alimentation en raison de leur autonomie limitée (batterie).
À l'opposé, la réversibilité constitue également un défi important : il s'agit de la possibilité de retirer ou de désactiver un implant sans endommager le cerveau, par exemple lorsque l'implant a permis au patient de récupérer partiellement ou totalement une fonction ou lorsqu'il fait valoir un « droit au retrait ».
À ce jour, les performances de certains types d'ICM demeurent encore tributaires des « variabilités inter- et intra- individuelles »824(*), ce qui soulève la question de la stabilité et de la fiabilité des dispositifs dans le temps : les effets de la stimulation restent complexes et très dépendants des nombreux paramètres qui entrent en jeu (fréquence, intensité, régions cérébrales ciblées, situation du patient).
Enfin, le développement des ICM implantables fait face à des contraintes énergétiques importantes : afin de prévenir tout risque de surchauffe susceptible d'endommager les tissus nerveux, les dispositifs doivent concilier miniaturisation, autonomie et faible consommation énergétique.
Compte tenu de ces défis, qui s'ajoutent au cadre réglementaire et éthique nécessairement contraignant, la chercheuse Stéphanie Lacour conclut qu'en dépit d'« avancées spectaculaires, la traduction clinique des neurotechnologies reste lente et modeste »825(*).
e) La question de l'expérimentation animale
Les neurotechnologies qui ont vocation à être utilisées à des fins médicales chez l'homme requièrent le plus souvent une phase d'expérimentation chez l'animal pour en évaluer la performance et la sécurité.
Les modèles animaux ont contribué à des avancées significatives pour le traitement de la maladie de Parkinson par la stimulation cérébrale profonde (SCP), par exemple826(*) .
Pour les ICM invasives, les essais précliniques chez les animaux peuvent servir à expérimenter les techniques de stimulation, tester les électrodes implantées au regard de leurs différentes caractéristiques, évaluer la stabilité des signaux neuronaux ou encore vérifier la sécurité des implants (évaluation des effets neurologiques de long terme, des risques chirurgicaux liés à l'implantation ou encore de l'évolution des matériaux implantés).
Différents modèles animaux peuvent être utilisés, comme les rongeurs, mais aussi des animaux de plus grande taille, parmi lesquels les cochons et les primates, dont les caractéristiques anatomiques apparaissent plus proches de celles de l'humain.
L'expérimentation animale soulève la question de la proportionnalité entre les bénéfices attendus et les atteintes à la vie de l'animal, qu'il s'agisse de la souffrance, du stress, voire du risque de mortalité, mais aussi du risque de perturbation des capacités cognitives, sensorielles ou motrices, de modification des comportements ou de privation d'interaction avec les congénères.
Dans son rapport de 2019 sur l'expérimentation animale827(*), l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), tout en reconnaissant que l'expérimentation animale demeurait, en l'état des connaissances, indispensable dans certains champs de la recherche biomédicale, soulignait aussi la nécessité de la réduire progressivement, notamment à travers le développement de méthodes alternatives comme la modélisation numérique ou les approches in silico.
Était également soulignée la nécessité de la transparence sur la conduite des expérimentations et de leurs résultats, afin d'éviter des expérimentations redondantes.
Cette exigence s'inscrit dans le cadre du principe des « 3R » formulé en 1959 par les zoologistes W. Russell et R. Burch. Il s'agit de rechercher systématiquement le remplacement des animaux par des méthodes alternatives lorsque cela est possible (« replace »), de réduire le nombre d'animaux utilisés (« reduce ») et de raffiner les protocoles expérimentaux afin de limiter la souffrance et le stress (« refine »).
Dans le domaine des neurotechnologies, le remplacement de la totalité des expérimentations animales par des méthodes alternatives, telles que les modèles cellulaires ou les cultures de tissus, apparaît à ce jour impossible.
L'organisation de la recherche doit cependant limiter les atteintes portées aux animaux au strict minimum. Cela suppose notamment un partage effectif des données scientifiques pour éviter la répétition d'expérimentations déjà réalisées ainsi qu'une coordination efficace des programmes de recherche.
2. L'essor des neurotechnologies en dehors du champ médical
De plus en plus, l'usage des neurotechnologies est proposé ou envisagé en dehors du champ médical. En témoigne le nombre d'entreprises de neurotechnologies à visée non médicale, supérieur depuis 2018 à celui des entreprises poursuivant des objectifs médicaux828(*).
Des applications fondées sur des neurotechnologies non invasives829(*) existent déjà dans divers secteurs parmi lesquels le divertissement, les loisirs ou le bien-être.
Comme le souligne le Joint Reseach Centre (JRC) adossé à la Commission européenne, « ces technologies progressent rapidement et sont susceptibles d'avoir un impact profond sur divers aspects de la société. Dans un avenir proche, les neurotechnologies ont le potentiel de révolutionner la manière dont nous abordons un large éventail de domaines de politiques publiques, allant de la santé, de l'éducation, de l'emploi, des forces de l'ordre et de la sécurité, jusqu'à des domaines plus évidents tels que les technologies numériques et la recherche. »830(*)
a) Les applications envisagées dans le champ professionnel ou éducatif
L'ensemble des progrès enregistrés dans le domaine de la surveillance, voire de la stimulation cérébrale, ont ouvert la voie à de possibles utilisations en milieu éducatif ou professionnel, comme le montrent les évolutions en cours dans des pays en dehors de l'Union européenne.
Les neurotechnologies peuvent être utilisées pour surveiller des états mentaux, tels que la vigilance ou la charge mentale, dans certains environnements de travail qui requièrent le maintien d'un niveau d'attention élevé (conducteurs d'engins, pilotes d'avion...)831(*).
C'est le cas également dans les environnements d'apprentissage.
L'Unicef indique qu'à titre expérimental, aux États-Unis et en Chine, les neurotechnologies sont déployées en milieu scolaire832(*). Dans ce domaine, l'objectif recherché peut être d'acculturer les élèves aux développements technologiques mais aussi de d'évaluer leur contribution au renforcement des processus d'apprentissage des élèves.
L'entreprise américaine BrainCo a développé un dispositif d'EEG non invasif fonctionnant avec un bandeau équipé de trois électrodes qui mesurent l'activité cérébrale. Ce système a été expérimenté sur des écoliers chinois pour évaluer leurs niveaux de concentration en temps réel833(*).
b) Le secteur du divertissement et du bien-être
L'utilisation de neurotechnologies non invasives sous la forme de dispositifs portatifs (bandeau, lunettes...) revêt un intérêt commercial croissant dans le secteur des jeux vidéo et du bien-être.
Des jeux pilotés par la pensée, mobilisant des techniques d'EEG, sont par exemple en développement834(*), avec l'objectif de s'affranchir de l'utilisation de commandes manuelles.
Dans le secteur du bien-être, diverses entreprises commercialisent des dispositifs de « neurofeedback » ou d'« entraînement cérébral » qui promettent une amélioration de la concentration, de la mémoire, de la relaxation ou encore du sommeil (cf. infra).
Il s'agit le plus souvent de casques d'EEG combinés à des capteurs physiologiques et à des applications sur téléphone portable, qui ne font toutefois pas l'objet de validations scientifiques robustes.
c) Les applications commerciales
Dans le domaine du marketing, les neurotechnologies pourraient être utilisées pour prédire les choix et les préférences des consommateurs, par exemple par l'intermédiaire de données issues de techniques de neuroimagerie tel que l'IRMf.
C'est la perspective d'un « neuromarketing »835(*) à partir de techniques de profilage.
d) Un intérêt potentiel dans le secteur de la défense
L'intérêt militaire suscité par les neurotechnologies est également bien identifié par les acteurs publics et privés.
L'agence américaine pour les projets de recherche avancée de défense (DARPA) a notamment coordonné des études relatives au développement de nouvelles ICM, dont des systèmes peu invasifs836(*).
Les recherches actuellement menées permettent d'envisager l'utilisation de ces technologies à des fins variées, telles que l'évaluation de l'état de santé des soldats - notamment leur niveau de vigilance ou de concentration -, le développement d'applications opérationnelles sur le terrain, comme le contrôle de dispositifs par la pensée, la mise en oeuvre de fonctions d'assistance, à l'instar d'entraînements personnalisés, ainsi que la restauration de certaines fonctions altérées à la suite d'un traumatisme, telles que la marche ou la parole837(*).
À ce stade toutefois, l'usage militaire des neurotechnologies est encore très limité.
Si d'aucuns voient dans les neurotechnologies un chemin vers le dépassement de la condition humaine, avec un potentiel commercial significatif, il faut insister d'emblée sur la connaissance encore très incomplète des conséquences individuelles et sociétales liées au développement de ces usages en dehors du champ médical838(*).
Ces incertitudes justifient une approche empreinte de la plus grande prudence (cf. infra).
* 810 Agence de la biomédecine, « La rencontre des neurosciences et de l'intelligence artificielle : une fusion aussi prometteuse que dangereuse », La lettre de la biomédecine n° 2, juillet 2023.
* 811 Clinatec est un centre de recherche biomédicale quadripartite regroupant le CEA, le CHU Grenoble Alpes, l'université Grenoble Alpes et le Fonds de dotation Clinatec.
* 812 Alim Louis Benabid, Thomas Costecalde, Andrey Eliseyev, Guillaume Charvet, Alexandre Verney, Serpil Karakas, Michael Foerster, Aurélien Lambert, Boris Morinière, Neil Abroug, Marie-Caroline Schaeffer, Alexandre Moly, Fabien Sauter-Starace, David Ratel, Cecile Moro, Napoleon Torres-Martinez, Lilia Langar, Manuela Oddoux, Mircea Polosan, Stephane Pezzani, Vincent Auboiroux, Tetiana Aksenova, Corinne Mestais et Stephan Chabardes, « An exoskeleton controlled by an epidural wireless brain-machine interface in a tetraplegic patient: a proof-of-concept demonstration », The Lancet Neurology, 18, n° 12, décembre 2019, p. 1112-22, https://doi.org/10.1016/S1474-4422(19)30321-7
* 813 Henri Lorach, Andrea Galvez, Valeria Spagnolo, Felix Martel, Serpil Karakas, Nadine Intering, Molywan Vat, Olivier Faivre, Cathal Harte, Salif Komi, Jimmy Ravier, Thibault Collin, Laure Coquoz, Icare Sakr, Edeny Baaklini, Sergio Daniel Hernandez-Charpak, Gregory Dumont, Rik Buschman, Nicholas Buse, Tim Denison, Ilse Van Nes, Leonie Asboth, Anne Watrin, Lucas Struber, Fabien Sauter-Starace, Lilia Langar, Vincent Auboiroux, Stefano Carda, Stephan Chabardes, Tetiana Aksenova, Robin Demesmaeker, Guillaume Charvet, Jocelyne Bloch et Grégoire Courtine, « Walking naturally after spinal cord injury using a brain-spine interface », Nature, 618, n° 7963, juin 2023, p. 126-33, https://doi.org/10.1038/s41586-023-06094-5
* 814 La Chine a autorisé la commercialisation d'implants destinés à des patients atteints de paralysie sévère afin de leur permettre de retrouver la mobilité de leur main. Il s'agirait du premier implant cérébral disponible en dehors d'essais cliniques : https://www.technologyreview.com/2026/06/01/1138133/china-world-first-brain-chip/ ; Rachel Fieldhouse et Xiaoying You, « China approves brain chip to treat paralysis -- a world first », art. cit. L'ABM a élaboré un tableau comparatif des différents implants en développement : https://www.agence-biomedecine.fr/fr/neurosciences/implants-cerebraux-avancee-medicale-ou-nouvelle-frontiere-de-l-esprit-humain
* 815 Sharlene N. Flesher, John E. Downey, Jeffrey M. Weiss, Christopher L. Hughes, Angelica J. Herrera, Elizabeth C. Tyler-Kabara, Michael L. Boninger, Jennifer L. Collinger et Robert A. Gaunt, « A brain-computer interface that evokes tactile sensations improves robotic arm control », Science, 372, n° 6544, mai 2021, p. 831-36, https://doi.org/10.1126/science.abd0380
* 816 Jonathan R. Wolpaw et Dennis J. McFarland, « Control of a two-dimensional movement signal by a noninvasive brain-computer interface in humans », Proceedings of the National Academy of Sciences, 101, n° 51, décembre 2004, p. 17849-54, https://doi.org/10.1073/pnas.0403504101 ; Leigh R. Hochberg, Mijail D. Serruya, Gerhard M. Friehs, Jon A. Mukand, Maryam Saleh, Abraham H. Caplan, Almut Branner, David Chen, Richard D. Penn et John P. Donoghue, « Neuronal ensemble control of prosthetic devices by a human with tetraplegia », Nature, 442, n° 7099, juillet 2006, p. 164-71, https://doi.org/10.1038/nature04970
* 817 Francis R. Willett, Donald T. Avansino, Leigh R. Hochberg, Jaimie M. Henderson et Krishna V. Shenoy, « High-performance brain-to-text communication via handwriting », Nature, 593, n° 7858, mai 2021, p. 249-54, https://doi.org/10.1038/s41586-021-03506-2
* 818 ICM et autres neurotechnologies numériques : questions d'éthique, avis commun du CCNE et du CCNEN, février 2026.
* 819 Erin M. Kunz, Benyamin Abramovich Krasa, Foram Kamdar, Donald T. Avansino, Nick Hahn, Seonghyun Yoon, Akansha Singh, Samuel R. Nason-Tomaszewski, Nicholas S. Card, Justin J. Jude, Brandon G. Jacques, Payton H. Bechefsky, Carrina Iacobacci, Leigh R. Hochberg, Daniel B. Rubin, Ziv M. Williams, David M. Brandman, Sergey D. Stavisky, Nicholas AuYong, Chethan Pandarinath, Shaul Druckmann, Jaimie M. Henderson et Francis R. Willett, « Inner speech in motor cortex and implications for speech neuroprostheses », Cell, 188, n° 17, août 2025, p. 4658-4673.e17, https://doi.org/10.1016/j.cell.2025.06.015
* 820 Chao-Ran Jia, Jian-Wei Huang, Ying-Qing Hu, Hai-Yun Zhou, Hong-Yu Liu, Xin Liu, Hai Zhang, Zu-Cheng Shen, Wen-Sheng Li, Shuang-Qi Gao et Ying Guo, « The clinical applications of brain-computer interfaces », Brain-X, 3, n° 3, septembre 2025, p. e70033, https://doi.org/10.1002/brx2.70033
* 821 H. Knotkova, C. Hamani, E. Sivanesan, M.F.E. Le Beuffe, J.Y. Moon, S.P. Cohen, M.A. Huntoon, « Neuromodulation for chronic pain », Lancet, 2021, 397:2111-24, doi:10.1016/S0140-6736(21)00794-7
* 822 Agence de la biomédecine, « Implants cérébraux : Avancée médicale ou nouvelle frontière de l'esprit humain ? », La lettre de la biomédecine n° 6, février 2025.
* 823 Weihang Gao, Zineng Yan, Hong Zhou, Yi Xie, Honglin Wang, Jiaming Yang, Jingbo Yu, Changmao Ni, Pengran Liu, Mao Xie, Li Huang et Zhewei Ye, « Revolutionizing brain-computer interfaces: overcoming biocompatibility challenges in implantable neural interfaces », Journal of Nanobiotechnology, 23, n° 1, juillet 2025, p. 498, https://doi.org/10.1186/s12951-025-03573-x
* 824 Gan Huang, Zhiheng Zhao, Shaorong Zhang, Zhenxing Hu, Jiaming Fan, Meisong Fu, Jiale Chen, Yaqiong Xiao, Jun Wang et Guo Dan, « Discrepancy between inter- and intra-subject variability in EEG-based motor imagery brain-computer interface: Evidence from multiple perspectives », Frontiers in Neuroscience, 17, février 2023, p. 1122661, https://doi.org/10.3389/fnins.2023.1122661
* 825 Op. cit.
* 826 Rapport n° 400 (2018-2019) de Florence Lassarade et Cédric Villani pour l'Opecst sur les conclusions de l'audition publique « Utilisation des animaux à des fins scientifiques et méthodes alternatives : état des lieux et perspectives ».
* 827 Ibid.
* 828 Laura Bernáez Timón et Virginia Mahieu, Neurotech consumer market atlas, Centre for Future Generations, https://cfg.eu/neurotech-market-atlas/
* 829 General Secretariat of the Council of the European Union, From vision to reality: promises and risks of brain computer interfaces, Publications Office, 2024, https://doi.org/10.2860/44221406
* 830 European Commission, Joint Research Centre, Emerging applications of neurotechnology and their implications for EU governance: a technology foresight study, Publications Office, 2025, https://doi.org/10.2760/8383402
* 831 Il a été fait état de pratiques adoptées en Chine consistant à équiper des travailleurs impliqués dans des tâches à risques (ex : conducteurs, pilotes...) de couvre-chefs connectés pour renforcer leur sécurité. Leur degré d'attention est surveillé par la mesure de leurs activités cérébrales. Amaury Bucco, « Chine : des salariés chinois placés sous surveillance émotionnelle », Le Figaro, mai 2018, https://www.lefigaro.fr/vie-bureau/2018/05/24/09008-20180524ARTFIG00001-chine-des-salaries-chinois-places-sous-surveillance-emotionnelle.php
* 832 Unicef Innocenti, Global Office of Research and Foresight, Working Paper - Neurotechnology and Children, juin 2024.
* 833 Yifan Wang, Shen Hong et Crystal Tai, « China's Efforts to Lead the Way in AI Start in Its Classrooms », The Wall Street Journal, https://www.wsj.com/articles/chinas-efforts-to-lead-the-way-in-ai-start-in-its-classrooms-11571958181
* 834 CNRS, « Brain Invaders : une interface cerveau-machine multisujet », 8 décembre 2017, https://www.ins2i.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/brain-invaders-une-interface-cerveau-machine-multisujet
* 835 Dan Ariely et Gregory S. Berns, « Neuromarketing: the hope and hype of neuroimaging in business », Nature Reviews Neuroscience, 11, no 4, avril 2010, p. 284-92, https://doi.org/10.1038/nrn2795
* 836 DARPA, « N3: Next-Generation Nonsurgical Neurotechnolo », https://www.darpa.mil/research/programs/next-generation-nonsurgical-neurotechnology
* 837 Federico Mantellassi et Edward Madziwa, Neurotechnology in the Military Domain: A Primer, United Nations Institute for Disarmament Research (Unidir), 2025.
* 838 Voir infra dans la partie III.