N° 136

SÉNAT

SESSION ORDINAIRE DE 1998-1999

Annexe au procès verbal de la séance du 17 décembre 1998.

RAPPORT D'INFORMATION

FAIT

au nom de la Délégation du Sénat pour l'Union européenne (1)

sur
le futur cadre financier de l'Union européenne,

Par M. Denis BADRÉ,

Sénateur.

(1) Cette délégation est composée de : MM. Michel Barnier, président ;
Mme Danielle Bidard-Reydet, MM. James Bordas, Claude Estier, Pierre Fauchon, Lucien Lanier, Aymeri de Montesquiou, vice-présidents ; MM. Nicolas About, Hubert Durand-Chastel, Emmanuel Hamel, secrétaires ; MM. Bernard Angels, Robert Badinter, Denis Badré, José Balarello, Mme Marie-Claude Beaudeau, MM. Jean Bizet, Maurice Blin, Marcel Deneux, Mme Marie-Madeleine Dieulangard, MM. Jean-Paul Emin, André Ferrand, Jean-Pierre Fourcade, Philippe François, Yann Gaillard, Hubert Haenel, Daniel Hoeffel, Serge Lagauche, Simon Loueckhote, Paul Masson, Jacques Oudin, Mme Danièle Pourtaud, MM. André Rouvière, Simon Sutour, René Trégouët, Xavier de Villepin, Henri Weber.

Union européenne. - Financement du budget communautaire - Perspectives financières - Elargissement de la communauté - Dépense communautaire .

INTRODUCTION

Mesdames, Messieurs,

A l'issue du Conseil européen de Vienne des 11 et 12 décembre 1998, les chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Union européenne ont une nouvelle fois affirmé leur intention de parvenir avant la fin du premier trimestre 1999 à un accord définitif sur le dossier dit de " l'Agenda 2000 ".

Les prochains mois s'annoncent ainsi décisifs pour l'avenir de l'Union européenne car il s'agira, ni plus, ni moins, de la préparer à son élargissement à des pays d'Europe centrale et orientale (PECO), de réformer à cette fin la politique agricole commune (PAC) ainsi que les fonds structurels et le fonds de cohésion et d'aider les pays candidats à s'organiser pour adhérer dans les meilleures conditions.

Les propositions E 1049, relative à l'établissement de nouvelles perspectives financières pour la période 2000-2006, et E 1128, relative à un nouvel accord interinstitutionnel sur la discipline budgétaire et l'amélioration de la procédure budgétaire, visent à définir un cadre financier pour la réalisation de ce programme ambitieux. C'est dire l'importance de ces deux textes, sur lesquels la Délégation pour l'Union européenne a souhaité donner au Sénat la plus large information.

Il serait en effet regrettable, ne fût-ce qu'au regard des sommes en jeu (la participation de la France au budget des Communautés s'élèvera en 1999 à 95 milliards de francs), que le Parlement ne se prononçât point sur la programmation pluriannuelle des dépenses communautaires et sur leur exécution. L'article 88-4 de la Constitution, entré en vigueur peu après l'adoption des actuelles perspectives financières (dites " Paquet Delors II ") par le Conseil européen d'Edimbourg de 1992, lui en donne pour la première fois l'occasion ; il est de son devoir de la saisir.

L'organisation d'un débat au niveau national apparaît d'autant plus souhaitable que les enjeux dépassent largement le strict domaine financier : la perspective de l'intégration de plus de cent millions de citoyens, la mise en place de l'euro, l'évolution attendue de la démographie et de la population active au cours des prochaines années, le phénomène de mondialisation lié au développement des nouvelles technologies et à la libéralisation des échanges constituent autant de défis pour l'Union européenne du XXIème siècle.

Ces défis, les Quinze se doivent de les relever en se dotant d'un cadre financier répondant aux impératifs de la construction européenne. Dans un contexte sans précédent, marqué en outre par l'appel de plusieurs Etats à une réduction de leur contribution nette, ils ne peuvent se contenter d'adapter à la marge les décisions du passé.

L'Europe de demain ne se bâtira pas sur les choix d'hier.

Les finances communautaires ne peuvent continuer de dériver sur l'erre des actuelles perspectives financières.

Une redéfinition des priorités de l'Union européenne, un aggiornamento de ses politiques et, en définitive, l'invention d'un nouveau budget pour l'Europe s'imposent.

Le traité de Maastricht, complété par celui d'Amsterdam, a clairement énoncé les objectifs de l'Union européenne, précisant que ceux-ci doivent être atteints dans le respect du principe de subsidiarité. L'enjeu est aujourd'hui d'élaborer un cadre cohérent permettant la meilleure réalisation de ces objectifs.

L'ampleur du dossier de l'Agenda 2000 et les intérêts divergents des Etats membres rendent les négociations particulièrement difficiles. Chaque semaine, des voix discordantes se font entendre sur tel ou tel aspect, conduisant certains à douter de la possibilité de parvenir à un accord général et définitif au premier trimestre prochain. Consciente de ces difficultés, mais refusant de céder au pessimisme, la Délégation pour l'Union européenne croit en la possibilité de définir un cadre financier permettant à l'Union d'atteindre les objectifs qui lui sont assignés.

Pour ce faire, elle s'est efforcé de répondre à une question simple : " quel budget pour construire l'Union européenne ? " Une approche politique de cette question s'imposait car l'objectif est à présent de construire une Union plus politique en tenant compte de la spécificité du pouvoir de décision en matière budgétaire, partagé entre n+1 partenaires : les Etats membres et l'Union européenne.

L'autorité budgétaire de l'Union européenne a désormais un interlocuteur au niveau communautaire pour la politique monétaire, la Banque centrale européenne, ce qui permet la mise en place d'une véritable union économique et monétaire. Mais la réussite de celle-ci dépendra des choix qui seront faits quant aux interventions de l'Union européenne, lesquelles doivent apporter une réelle plus-value à celles des Etats telles qu'elles sont définies par leurs autorités budgétaires.

Le budget de l'Union doit en effet servir à financer des actions que les Etats membres ne sauraient entreprendre isolément ou qui présentent la meilleure efficacité lorsqu'elles sont conduites au niveau européen plutôt que national.

C'est en gardant constamment à l'esprit ce rôle qui doit être celui du budget européen que le présent rapport :

- recense l'ensemble des difficultés auxquelles se heurte la définition du nouveau cadre financier de l'Union européenne, qu'elles concernent les dépenses, les recettes, ou le problème des soldes nets (I) ;

- présente l'ensemble des solutions avancées par les Etats, le Parlement européen ou la Commission européenne sur chacun de ces points (II) ;

- propose de sortir de l'impasse en réduisant le montant global des dépenses et en opérant une redistribution entre les différentes interventions de l'Union (III).

I. LA DETERMINATION DU NOUVEAU CADRE FINANCIER DE L'UNION EUROPEENNE : UN PROBLEME AUX MULTIPLES FACETTES

Toute la complexité de la détermination du futur cadre financier de l'Union européenne réside dans le fait que la négociation ne se limite pas à la seule question, pourtant déjà délicate en elle-même, des choix budgétaires de l'Europe des quinze. Il ne s'agit pas seulement -si l'on peut dire- de s'entendre sur les priorités de demain dans une perspective d'élargissement à l'est et de réforme des principales politiques communautaires. Il s'agit également de répondre aux critiques multiples adressées aux finances publiques européennes, qu'elles concernent les recettes ou la gestion des crédits, le tout dans un contexte de contestation par plusieurs Etats membres de leur contribution nette au budget communautaire.

A. LES DONNÉES DU DÉBAT SUR LES CHOIX BUDGETAIRES DE L'UNION EUROPÉENNE : LES PERSPECTIVES FINANCIÈRES PRÉSENTÉES PAR LA COMMISSION

1. Des propositions marquées par la réforme des politiques communautaires et l'élargissement

a) La démarche retenue par la Commission

Comme l'indique la Commission dans l'introduction de la proposition E 1049, les futures perspectives financières " déterminent l'évolution générale du budget communautaire pour une Union dans sa configuration à quinze Etats membres, y compris les mesures de préadhésion en faveur des pays candidats. Elles doivent aussi laisser disponibles les ressources qui permettront le moment venu de financer les adhésions... " .

L'étude du cadre financier proposé par la Commission pour les années 2000-2006 doit donc prendre en considération cette perspective d'un élargissement en cours de période et les modifications des politiques communautaires qui lui sont liées. Cette démarche complique sensiblement l'effort de prévision nécessaire à toute programmation. La Commission a en effet non seulement dû retenir des hypothèses macro-économiques sur longue période, par essence contestables, mais également anticiper sur des décisions dont l'adoption en l'état demeure aléatoire : le maintien du plafond actuel de ressources propres des Communautés, l'adoption des propositions de réforme de la PAC et des politiques structurelles dans la rédaction du collège des commissaires, l'élargissement de l'Union européenne au milieu de la période de programmation. Les nombreuses incertitudes quant à la réalisation de ces hypothèses constituent autant de points de discussion qui rendent encore plus difficiles les négociations.

Les hypothèses macro-économiques

Les tableaux ci-après, extraits de la proposition E 1049, résument les hypothèses économiques retenues par la Commission pour l'établissement des futures perspectives financières :

Données économiques de base

Milliards d'euros -

prix 1999

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

PNB Quinze

PNB nouveaux Etats

membres

PNB TOTAL

7 804,3

7 999,4

8 199,4

8 404,4

291,9

8 696,3

8 614,5

303,6

8 918,1

8 829,8

315,7

9 145,6

9 050,6

328,4

9 378,9

9 276,9

341,5

9 618,3

Source : proposition E 1049

Prévisions de croissance

2000-2001

2002-2006

PNB Quinze

PNB nouveaux Etats

membres

PNB Communauté élargie

2,5 %

4,0 %

2,5 %

4,0 %

2,6 %

Déflateur

2,0 %

2,0 %

Source : proposition E 1049

Comme le révèle le second tableau, la Commission a retenu des hypothèses optimistes, qui figuraient déjà dans sa communication sur l'" Agenda 2000 " : un taux de croissance du PNB de 2,5 % par an en moyenne pour les Quinze et de 4 % pour les candidats à l'adhésion. En ce qui concerne plus particulièrement l'Union européenne, cette communication (rédigée en mars 1998) soulignait que " les évolutions les plus récentes de l'économie communautaire et les perspectives maintenant ouvertes par le passage à la troisième phase de l'Union économique et monétaire confortent les hypothèses économiques retenues " .

Le maintien à 1,27 % du plafond des ressources propres

Dans sa communication sur l'" Agenda 2000 ", la Commission avait déjà souligné que, durant la période des prochaines perspectives financières, " la maîtrise de l'évolution des finances publiques continuera de s'imposer dans tous les Etats membres pour conforter une croissance saine. Cette même exigence s'appliquera au budget communautaire " . Elle estimait possible de répondre au défi de l'élargissement sans modifier le plafond des ressources propres, fixé par une décision du Conseil du 31 octobre 1994 à 1,27 % du total des PNB des Etats membres. Trois séries de considérations lui permettaient de parvenir à cette conclusion :

- la perspective d'un budget pour 1999 nettement en-deçà du plafond de 1,27 %, qui devait permettre " de disposer dès le début de la période d'une marge non négligeable " ;

- une croissance soutenue pour les Quinze et les candidats à l'adhésion qui, avec un plafond de ressources propres par rapport au PNB maintenu à son niveau de 1999, devait se traduire en fin de période par un supplément potentiel de ressources d'un peu plus de 20 milliards d'écus (prix 1997) ;

- le fait que la première vague d'adhésion n'aurait d'effet qu'à partir du milieu de la période des futures perspectives financières.

Conformément à cette conclusion, la Commission propose aujourd'hui de maintenir à 1,27 % le plafond des ressources propres.

La prise en compte des réformes des politiques communautaires

Dans le cadre de l'Agenda 2000, la Commission a notamment proposé de réformer la politique régionale de la Communauté et la politique agricole commune. Les perspectives financières présentées pour la période 2000-2006 partent du postulat d'une adoption de ces propositions telles que la Commission les a présentées. Aussi convient-il d'en faire une présentation sommaire, étant précisé que l'étude détaillée de ces perspectives de réforme a d'ores et déjà été effectuée au Sénat : par M. Yann Gaillard, au nom de la délégation pour l'Union européenne, en ce qui concerne la politique régionale (1( * )) ; par une mission d'information de la commission des Affaires économiques et du Plan, sur la réforme de la PAC (2( * )) .

• En ce qui concerne la politique régionale, la Commission européenne propose de concentrer ses actions sur des objectifs plus ciblés. Aux sept objectifs actuels des fonds structurels succéderaient trois objectifs :

- l'objectif 1, consacré au développement des régions les plus pauvres (définies comme celles ayant un PIB inférieur à 75 % de la moyenne communautaire, ce qui correspond à 20 % de la population européenne) ;

- l'objectif 2, consacré au soutien à la restructuration d'activités en déclin (industrie, pêche), à la diversification des activités en zone rurale et en zone urbaine en difficulté. Les objectifs actuels 2 (régions en déclin industriel) et 5b (zones rurales fragiles) seraient donc regroupés ;

- l'objectif 3, consacré au soutien à l'adaptation et à la modernisation du système d'éducation, de formation et d'accès à l'emploi dans toutes les régions (avec priorité à la lutte contre le chômage et l'exclusion dans une perspective de formation tout au long de la vie). Les objectifs actuels 3 et 4 seraient donc regroupés.

Les initiatives communautaires passeraient de treize à trois. Elles concerneraient la coopération transnationale, le développement rural, et la lutte contre les inégalités sur le marché du travail.

Pour améliorer l'efficacité de la politique régionale, sa mise en oeuvre serait décentralisée et une plus grande marge de manoeuvre conférée aux Etats.

Le retrait du soutien de l'Union européenne serait progressif dans les zones géographiques qui ne devraient plus en bénéficier.

• En ce qui concerne la politique agricole commune, la Commission souhaite poursuivre les efforts déjà accomplis dans le cadre de la première réforme de la PAC. Dans le souci d'améliorer la compétitivité de l'agriculture européenne, elle propose de réduire le soutien des prix agricoles et, en contrepartie, d'augmenter les aides directes aux agriculteurs. L'accent devrait être mis sur la sécurité alimentaire, les préoccupations environnementales et l'approche intégrée du développement rural.

L'aide au développement rural serait renforcée en favorisant notamment les actions de développement du tourisme rural et de l'agriculture biologique, la préservation des habitats semi-naturels et le maintien des élevages alpestres.

La programmation des dépenses liées à l'élargissement

La proposition E 1049 reprend la structure existante des perspectives financières en classant les dépenses en six rubriques :

- l'agriculture (rubrique 1) ;

- les actions structurelles (rubrique 2), pour lesquelles une distinction est opérée entre les fonds structurels et le fonds de cohésion ;

- les politiques internes (rubrique 3) ;

- les actions extérieures (rubrique 4) ;

- les dépenses administratives (rubrique 5) ;

- les réserves (rubrique 6), au sein desquelles une distinction est opérée entre la réserve monétaire, la réserve pour aide d'urgence et la réserve pour garantie.

Aucune rubrique spécifique au financement de l'élargissement n'est donc créée, les dépenses afférentes relevant des rubriques existantes. La Commission a évalué leur coût total à 75 milliards d'euros, ce qui a conduit son président, M. Jacques Santer, à parler de " véritable plan Marshall pour les pays d'Europe centrale et orientale ". Ces dépenses liées à l'élargissement seront de deux ordres :

- d'une part, les dépenses destinées à aider les pays candidats dans leur préparation à l'adhésion à l'Union européenne. Elles couvrent ce que la Commission appelle " l'aide préadhésion " . Le montant correspondant à celle-ci " devra être décidé dès maintenant et inclus dans les perspectives financières dans les limites des ressources de la Communauté actuelle " . La Commission propose de répartir le montant total de l'aide préadhésion entre trois rubriques, à savoir celles relatives à l'agriculture, aux actions structurelles et aux actions extérieures. Au sein de chacune de ces rubriques, l'aide préadhésion ferait l'objet d'une sous-rubrique spécifique. La Commission considère que cette démarche " permet à la fois de garantir les financements respectifs tant pour les quinze Etats membres que pour les pays candidats et offre également une plus grande transparence de l'action communautaire " . Le montant total de l'aide préadhésion serait chaque année de 3 120 millions d'euros (520 au titre de l'agriculture ; 1 040 au titre des actions structurelles ; 1 560 au titre des actions extérieures) ;

- d'autre part, les dépenses entraînées par l'adhésion une fois celle-ci effective . Ces dépenses ne peuvent par hypothèse être déterminées dès à présent : elles " ne pourront être incorporées dans le cadre financier qu'au moment de l'adhésion par la voie d'une adaptation des perspectives financières . Cette adaptation portera à la fois sur les besoins nouveaux résultant de l'adhésion et sur leur financement à partir des ressources laissées disponibles à cette fin dans la Communauté à quinze mais aussi des ressources supplémentaires induites par l'accroissement du PNB communautaire du fait de l'adhésion " . La Commission estime cependant nécessaire d'évaluer leur coût dès à présent afin de déterminer la position commune des Quinze pour les négociations à venir. Elle propose donc de programmer les dépenses liées à l'adhésion au sein des rubriques 1, 2, 3 et 5 pour un montant total allant de 4 140 millions d'euros en 2002 (première année d'exécution de ces dépenses en cas d'adhésion au 1er janvier 2002) à 14 220 millions en 2006. C'est cette programmation que retrace le tableau suivant, extrait de la proposition E 1049.

Les dépenses liées à l'adhésion et leur financement

Millions d'euros - prix 1999

2002

2003

2004

2005

2006

Les dépenses

Rubrique 1

Rubrique 2

Rubrique 3

Rubrique 5

1 600

3 750

730

370

2 030

5 830

760

410

2 450

7 920

790

450

2 930

10 000

820

450

3 400

12 080

850

450

Total des crédits pour engagements

6 450

9 030

11 610

14 200

16 780

(1) Total des crédits pour paiements

4.140

6.710

8.890

11.440

14.220

Les sources de financement disponibles

 
 
 
 
 

Financement des dépenses agricoles par prélèvement sur la marge disponible sous la ligne directrice

1 600

2 030

2 450

2 930

3 400

Disponibilités réservées pour l'adhésion dans le cadre financier de la Communauté à Quinze (estimation)

1 280

3 300

5 680

8 060

10 470

Augmentation des ressources propres résultant de l'accroissement du PNB de l'Union du fait de l'adhésion (estimation)

3 440

3 510

3 580

3 660

3 740

(2) Total des financements disponibles

6.320

8.840

11.710

14.650

17.610

Evolution des marges sous le plafond des ressources propres

Marge (2) - (1)

Marge dans le cadre financier à Quinze (0,03 % du PNB)

2 180

2 520

2 130

2 580

2 820

2 650

3 210

2 720

3 390

2 780

Marge totale disponible dans une Communauté élargie (estimation)

4 700

4 710

5 470

5 930

6 170

Marge totale en pourcentage du PNB de la Communauté élargie

0,05 %

0,05 %

0,06 %

0,06 %

0,06 %

Source : proposition E 1049.

Il convient d'insister sur le fait que, à la différence de l'aide préadhésion, ces dépenses liées à l'adhésion ne sont pas intégrées dans les perspectives financières. Elles sont mentionnées à titre indicatif et devront être intégrées ultérieurement, après l'élargissement, par une décision d'adaptation des perspectives financières.

Les thèmes associés à ce dossier

Page mise à jour le

Partager cette page