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B. DES PROGRÈS ENCORE INSUFFISANTS POUR ENDIGUER L'EXODE

Les mesures prises par les pouvoirs publics, jointes à la diffusion des nouvelles technologies, à l'intérêt croissant des Français pour la nouvelle économie et à la reprise économique, explique l'évident essor que l'on constate depuis deux ou trois ans dans la création et le développement d'entreprises technologiquement innovantes.

1. La montée en puissance de la " nouvelle économie "

Plusieurs indicateurs reflètent les progrès que la nouvelle économie accomplit en France depuis la fin des années 1990 : croissance des investissements, nombre des start-ups, augmentation du chiffre d'affaire de l'ensemble du secteur.

Les mesures prises ont multiplié les structures de capital risque ainsi que le montant des financements disponibles. Le nombre des FCPR est passé de 114 en 1997 à 198 en 1999, soit une augmentation de plus de 70 %, tandis que les capitaux placés dans les FCPI étaient multipliés par quatre depuis 1997. Ils se sont élevés à 1,6 milliard de francs en 1999 contre 340 millions de francs collectés en 1997 et 800 millions de francs en 1998.

En 1999, les fonds investis dans le capital-risque pour créer, développer un premier produit et financer sa mise au point et sa commercialisation, se sont élevés à 2,8 milliards de francs, en augmentation de 64 % par rapport à 1998. L'intérêt des fonds de capital-risque pour les jeunes entreprises Internet françaises, n'a cessé de s'accroître devenant, avec les logiciels et les biotechnologies, leur principale cible.



Source : Nouveau marché

Parallèlement à l'amélioration des conditions de financement en amont, on observe le développement, à la Bourse de Paris, du nouveau marché, qui accueille les entreprises de haute technologie lorsqu'elles ont acquis une certaine maturité. Evolution heureuse qui offre aux créateurs et aux investisseurs la possibilité de revendre leurs parts dans de meilleures conditions et témoigne de l'apparition d'une nouvelle génération d'entreprises innovantes.

Cet afflux de capitaux facilite l'émergence de nouveaux entrepreneurs. Les créations d'entreprises dans les secteurs innovants ont dépassé, dans la deuxième moitié de 1999, le seuil de 4.000 unités par semestre, c'est-à-dire 10 % de plus qu'au second semestre 1998. Aussi, la place des entreprises technologiquement innovantes dans le secteur de l'économie s'accroît-elle : de 3,9 % au premier semestre 1996, elle est passée à 4,6 % au premier semestre 1999 et à 5,1 % au second semestre 1999. Plus d'une création d'entreprise sur vingt intervient aujourd'hui dans ces secteurs.

Source : Tableau de bord de l'innovation, ministère de l'économie et des finances

L'ensemble des secteurs " technologiquement innovants " ont connu en 1999 une croissance de 10 % de leur chiffre d'affaires par rapport à 1998, le secteur informatique progressant de 15,3 %.

Le nombre des créations d'entreprises, l'importance des fonds investis, le développement du chiffre d'affaires des entreprises technologiquement innovantes, permettent de penser que la France, à l'instar de ses partenaires, est entrée dans une nouvelle phase de croissance. S'il faut se féliciter de cette évolution, il est bon de la comparer aux progrès qui s'accomplissent à l'étranger.

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