Allez au contenu, Allez à la navigation

Projet de loi de règlement du budget et d'approbation des comptes de l'année 2016 : Contributions des rapporteurs spéciaux

B. LE COMPTE DE CONCOURS FINANCIERS « AVANCES À L'AUDIOVISUEL PUBLIC »

1. Des dotations préservées

De manière consolidée, les dotations de l'audiovisuel public sont passées entre 2015 et 2016 de 3751,8 millions d'euros à 3790,8 millions d'euros.

Les dotations sont ainsi en progression de 39 millions d'euros sur l'année 2016.

Les dépenses consacrées à France Télévisions comme à Radio France se montrent dynamiques. Elles s'inscrivent dans le cadre d'un effort financier de la part de l'État au cours des premières annuités des contrats d'objectifs et de moyens (COM) portant respectivement sur les périodes 2016-2019 et 2015-2019.

Évolution des crédits versés à France Télévision entre 2010 et 2015

(en millions d'euros - AE = CP)

Source : commission des finances du Sénat (d'après les documents budgétaires)

Évolution des crédits du CCF « Avances à l'audiovisuel public »
versés à Radio France entre 2010 et 2015

(en millions d'euros - AE = CP)

Source : commission des finances du Sénat (d'après les documents budgétaires)

2. Des efforts réalisés en termes de maîtrise des charges et effectifs

Les différents bilans réalisés sur les différentes sociétés de l'audiovisuel public font état d'efforts en termes de maîtrise des charges et des effectifs.

Pour France Télévisions, la maîtrise de la masse salariale est soulignée comme une hypothèse centrale du contrat d'objectifs et de moyens 2016-2019. Après une baisse de 5 % entre 2012 et 2015, une baisse de 10 % est prévue d'ici à 2020 par rapport à 2012. Aussi, malgré le lancement de la nouvelle offre franceinfo en septembre 2016, France Télévisions a réduit ses effectifs de 92 ETP sur l'année. Les dépenses de fonctionnement hors programmes et hors personnel diminuent elles de 0,9 %, dans un contexte de forte rigidité de certaines dépenses.

Pour Radio France, si les charges de personnel sont en hausse de 2,9 % en 2016, notamment du fait d'indemnités de départs, celles-ci présentent une économie de 0,6 million d'euros par rapport au budget 2016 en raison notamment des personnels permanents.

La masse salariale des personnels permanents de l'Institut national de l'audiovisuel a également baissé de 448 000 euros en 2016, respectant ainsi les objectifs du contrat d'objectifs et de moyens (COM) n° 4.

3. Un développement important et continu des offres numériques

L'année 2016 marque la poursuite d'une tendance au développement de contenus et supports numériques, au coeur des offres des sociétés de l'audiovisuel public.

Ainsi, si le coût de la grille numérique de France Télévisions est stable entre 2015 et 2016, il convient de noter l'évolution de l'utilisation de ces dépenses. Ainsi, certains crédits ont été réorientés, priorité étant donnée, conformément au COM, à la refonte de la plateforme video de France Télévisions.

Pour Arte France, il est souligné que le numérique a participé à la progression dynamique des audiences au-delà de l'antenne classique. En cinq ans, Arte France a doublé le nombre de visites mensuelles de son offre numérique, considérée comme un relai de croissance important avec notamment son offre de télévision de rattrapage.

En ce qui concerne Radio France, l'indicateur relatif au nombre de podcasts téléchargés, avec 34 millions de podcasts téléchargés en France et à l'étranger en 2016, contre 22,5 en 2015 est identifié comme un signe de la stratégie menée en faveur des nouveaux usages de la radio. Une refonte des sites internet a également été menée, comme un développement des offres sur les plateformes tierces.

Le même constat est également fait pour RFI au sein de France Médias Monde : si la radio voit une progression de 14 % des visites sur les sites par rapport à 2015, et un doublement du trafic sur son application mobile, elle voit une croissance de 41 % des démarrages enregistrés, notamment sur des plateformes comme YouTube.

Pour TV5 Monde, alors que la consommation de vidéos sur les sites de la chaine reste stable, la consommation de programmes sur les sites de la chaine et les réseaux sociaux a également doublé, pour atteindre 75,8 millions de vidéos démarrées en 2016, portée notamment par des vidéos de rattrapage ou le développement de directs événementiels.