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LEFORT Fernand

Ancien sénateur de la Seine-Saint-Denis

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 22 septembre 1968
  • Réélu le 25 septembre 1977
  • Fin de mandat le 1er octobre 1986 (ne se représente pas)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation
  • Membre du Groupe Communiste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

LEFORT (Fernand)

KR


LEFORT (Fernand)

Né le 9 octobre 1911 à Paris

Décédé le 2 octobre 1991 à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis)

Sénateur de la Seine-Saint-Denis de 1968 à 1986

Métreur en bâtiment, Fernand Lefort est avant tout un représentant local très investi dans les affaires publiques. Elu au conseil municipal de Saint-Ouen au lendemain de la Seconde guerre mondiale, il y siège en tant qu'élu communiste. De 1953 à 1967, il poursuit son engagement politique en devenant conseiller général du 2ème canton de la Seine (19ème secteur). Son ascension se poursuit et peu de temps après il est élu, le 24 septembre 1967, conseiller général du 2ème canton de la Seine-Saint-Denis ; il accède à la présidence de la commission départementale. Il est enfin nommé suppléant d'Etienne Fajon, député communiste de la Seine-Saint-Denis de 1967 à 1968.

Disposant d'une véritable assise locale, il souhaite accéder désormais à des fonctions électives nationales, en se présentant aux élections sénatoriales de 1968. Fernand Lefort, inscrit sur la liste du Parti communiste français qui recueille 828 voix (58,9%) sur les 1 406 suffrages exprimés, est élu sénateur de Seine-Saint-Denis, le 22 septembre 1968. Il fait son entrée au Sénat en même temps que Jacques Duclos et Marie-Thérèse Goutman, benjamine de la Chambre Haute. Le 8 octobre 1968, il est nommé membre de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du règlement et d'administration générale.

Il est le second maire de Saint-Ouen, après Alexandre Bachelet, à devenir sénateur. Au début du mois d'octobre 1968, au cours d'une réception à la mairie de Saint-Ouen, il déclare que les nouvelles charges, auxquelles il est appelé, ne changent en rien sa méthode de travail. Il reste toujours l'élu de la population audonienne et souhaite agir avec elle pour le bien-être de tous.

Parallèlement à ses nouvelles responsabilités parlementaires, Fernand Lefort milite activement au sein de sa formation politique et n'hésite pas à la défendre lorsque celle-ci fait l'objet d'attaques ciblées. Ainsi, au moment des événements de Prague, il annonce par voie de presse que le PCF « désapprouve l'invasion militaire parce qu'il pense que chaque pays, chaque PC doit déterminer librement sa politique, fixer les conditions de développement du socialisme, tout en tenant compte de l'impérialisme prolétarien ». Surtout il s'insurge contre les « bonnes âmes » qui veulent faire croire que la position du Parti communiste français répond à une tactique : « ces gens-là n'ont que le droit de se taire ». Pour conclure son propos, il ajoute « en 1938, à Saint-Ouen, des personnages nous insultaient parce que nous n'acceptions pas Munich : ils nous accusaient de vouloir la guerre ».

Au début des années soixante-dix, Fernand Lefort tente, dans un premier temps, de résoudre les difficultés rencontrées par les collectivités locales, notamment sur le plan financier. Selon lui, ces difficultés proviennent principalement des transferts de charges opérés par l'Etat sur les collectivités, et de leur assujettissement à la TVA pour les travaux d'équipement. Ainsi, il souhaite que le gouvernement mette fin à sa tutelle financière. Face à ces problèmes récurrents, il vote contre le projet de loi portant création et organisation des régions, le 1er juin 1972. Dans un second temps, il s'engage auprès des anciens combattants et travaille pour la reconnaissance de leurs droits. Sur un plan symbolique, il demande quelles dispositions le Gouvernement compte prendre pour que la journée du 8 mai, anniversaire de la Victoire, soit définitivement reconnue fête légale au même titre et dans les mêmes conditions que le 11 novembre. Sur un plan matériel, il exige que les anciens combattants de la Seconde guerre mondiale ne soient plus victimes d'injustes discriminations, notamment au niveau des pensions de guerre.

A côté de ses obligations nationales, Fernand Lefort continue de s'investir au niveau local. Il est ainsi réélu à la mairie de Saint-Ouen lors des élections municipales des 14 et 21 mars 1971. Il en va de même lors des élections municipales des 13 et 20 mars 1977. Lors de l'examen du projet de loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat, le 21 novembre 1973, il s'abstient de voter comme l'ensemble du groupe communiste. En revanche, il soutient la loi fixant à 18 ans l'âge de la majorité.

Fernand Lefort continue de défendre les intérêts des anciens combattants en déposant, le 25 juillet 1974, une proposition de loi permettant d'assimiler leurs périodes de services effectifs à des trimestres d'assurance pour la détermination des pensions de vieillesse et de sécurité sociale. Il se prononce, à la fois, en faveur de la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse, le 14 décembre 1974, et de la loi portant réforme du divorce, 18 juin 1975.

Il est réélu sénateur de Seine-Saint-Denis lors des élections sénatoriales du 25 septembre 1977 : la liste communiste recueille 1 003 voix (64,4 %) sur les 1 558 suffrages exprimés. Il est aussitôt nommé membre de la commission des affaires économiques.

Le 20 septembre 1979, Fernand Lefort demande à être dégagé de sa responsabilité de maire de Saint-Ouen. En réponse, Jean Garcia, sénateur et secrétaire de la fédération communiste de Seine-Saint-Denis, exprime l'accord de la direction fédérale et annonce que Paulette Fost, député de Seine-Saint-Denis, le remplace dans ses fonctions électives.

Conformément à la consigne de vote du groupe communiste, il s'oppose au projet de loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes, le 18 novembre 1980, et apporte son soutien à la loi portant abolition de la peine de mort, le 30 septembre 1981. Attaché au rôle historique et à la place des collectivités locales dans le paysage institutionnel français, il ne soutient pas la loi Defferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions, le 19 novembre 1981.

Par la suite, il vote pour la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage, le 12 mai 1982. Nommé membre de la commission des finances au mois d'octobre 1983, il intègre la commission d'enquête chargée d'évaluer la structure et le montant de la dette publique, ses incidences prévisibles sur l'évolution de la balance des paiements, ainsi que la part prise par les entreprises publiques dans l'évolution de la dette extérieure depuis 1981.

Lors des élections sénatoriales du 28 septembre 1986, Fernand Lefort décide de ne pas se représenter aux élections sénatoriales. Après lui avoir succédé à la tête de la mairie de Saint-Ouen, Paulette Fost remporte également son siège au Sénat.

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Photo de M. Fernand LEFORT, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Communiste
Etat-civil
Né le 9 octobre 1911
Décédé le 2 octobre 1991
Profession
Ouvrier
Département
Seine-Saint-Denis