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LOMBARD Maurice

Ancien sénateur de la Côte-d'Or

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 28 septembre 1980
  • Réélu le 24 septembre 1989
  • Fin de mandat le 30 septembre 1998 (ne se représente pas)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées
  • Membre du Groupe du Rassemblement pour la République

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

LOMBARD (Maurice)

Né le 4 février 1922 à Tarsul (Côte-d'Or) Décédé le 10 mars 2008 à Dijon (Côte-d'Or)

Sénateur de la Côte-d'Or de 1980 à 1998

Né dans un village de la Côte-d'Or, Maurice Lombard est issu d'une famille modeste. C'est après le décès de son père qu'il s'installe en 1933 avec sa mère et sa soeur à Dijon, où il étudie au lycée Carnot puis à la faculté de Lettres. Dès 1940, il s'engage dans la Résistance en collaborant au journal clandestin Résistance et Témoignage Chrétien. Par la suite, en relation notamment avec l'organisation communiste Front national, il apporte son aide aux maquisards avant de créer et de commander le « maquis Laurent », qui participe aux combats de la Libération. Pour son courage durant ces années, Maurice Lombard est décoré de la Croix de guerre 1939-1945 et de la médaille de la Résistance.

Diplômé d'études supérieures d'histoire, il devient professeur d'histoire-géographie, d'abord en Alsace, au collège d'Obernai (1947-1952) et au lycée Pasteur de Strasbourg (1952-1958), avant de revenir en Bourgogne, au lycée Carnot de Dijon. En 1967, il quitte l'enseignement secondaire pour l'Université de Dijon, où il occupe les fonctions d'assistant à la faculté des Sciences humaines et de directeur des cours pour les étudiants étrangers.

Gaulliste mais avec une sensibilité de gauche, Maurice Lombard débute son engagement militant dans les rangs de l'Union démocratique du travail (UDT). C'est durant son passage au lycée Carnot qu'il noue une solide amitié avec le gaulliste Robert Poujade. Professeur de lettres supérieures, ce dernier devient maire de Dijon (1971-2001), président du Conseil général de la Côte-d'Or (1982-1988) et ministre de la Protection de la nature et de l'environnement (1971-1974). Il est élu en 1962 suppléant du député UNR (Union pour la nouvelle République) de la Côte-d'Or, Henri Berger (1962-1981). Suite à des élections partielles en 1968, il est élu conseiller municipal de Dijon. Dans les années qui suivent, il devient l'adjoint puis le premier adjoint du maire Robert Poujade. Poursuivant son ascension politique, il est choisi par les électeurs du canton de Dijon VII pour les représenter au Conseil général de la Côte-d'Or. Il intègre également en 1977 le Conseil régional de Bourgogne. A l'assemblée régionale, il préside en 1978 et 1979 la commission permanente.

Fort de cette assise locale, il se porte candidat aux élections sénatoriales de septembre 1980 sur une liste regroupant l'UDF (Union pour la démocratie française) et le RPR (Rassemblement pour la République) en compagnie de Bernard Barbier et de Michel Sordel, tous deux sénateurs sortants. En obtenant 766 voix sur les

1280 suffrages exprimés, Maurice Lombard est élu au second tour sénateur de la Côte-d'Or. Les grands électeurs du département lui renouvellent leur confiance en 1989, cette fois-ci dès le premier tour.

Inscrit au groupe RPR, le sénateur Lombard siège à la commission des affaires culturelles puis, de 1983 à

1994, à celle des affaires économiques. Très actif, il se spécialise dans les questions de transport et de logement. En 1984, il interroge le Premier ministre sur la politique du Gouvernement en matière de transports publics urbains et interurbains. Il déplore à cette occasion le redressement de la TVA sur les réseaux de transports publics des villes. Il est nommé par ses collègues membre du Conseil national des transports de 1984 à 1996 et du comité de liaison pour le transport des personnes âgées de 1985 à 1996. En matière de logement, il s'implique tout particulièrement en 1990 dans le projet de loi visant à la mise en oeuvre du droit au logement. En 1994, il rapporte pour avis le projet de loi relatif à l'habitat.

A partir de 1995, Maurice Lombard quitte la commission des affaires économiques pour rejoindre celle des affaires étrangères. Au nom de celle-ci, il rapporte de nombreux projets de loi de ratification de traités et conventions et est l'auteur de deux rapports d'information suite à des missions effectuées au Proche-Orient et en Océanie. Il préside le groupe d'amitié France-Finlande.

Élu de la Côte d'Or, il utilise également la tribune parlementaire pour relayer les inquiétudes qui se manifestent dans sa circonscription. Ainsi en juin 1985, il interroge le ministre de l'Urbanisme, du logement et des transports sur les conséquences des inondations qui viennent de survenir dans la vallée de la Saône.

Maurice Lombard vote la loi relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions (1982), la loi relative au revenu minimum d'insertion (1988), la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale (1993). Il s'oppose à la loi portant abolition de la peine de mort (1981) et à la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « de l'Union européenne » (1992).

Pendant ses dix-huit années passées au Sénat, il conserve un ancrage politique local très fort. Adjoint au maire de Dijon, il préside pendant vingt ans le district de l'agglomération dijonnaise qu'il parvient en 2000 à transformer en une communauté d'agglomération. Il siège par ailleurs au Conseil régional de Bourgogne jusqu'en 1986 et au Conseil général de la Côte-d'Or jusqu'en 1994. Âgé de 76 ans, il décide en 1998 de ne pas se représenter aux élections sénatoriales.

Maurice Lombard était chevalier de la Légion d'honneur, de l'Ordre national du Mérite et officier des

Palmes académiques.

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Photo de M. Maurice LOMBARD, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Rassemblement pour la République
Etat-civil
Né le 4 février 1922
Décédé le 10 mars 2008
Profession
Professeur
Département
Côte-d'Or