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MAURICE-BOKANOWSKI Michel

Ancien sénateur des Hauts-de-Seine

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 22 septembre 1968
  • Réélu le 25 septembre 1977
  • Réélu le 28 septembre 1986
  • Fin de mandat le 1er octobre 1995 (ne se représente pas)

Fonctions antérieures

  • Ministre
  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées
  • Membre du Groupe du Rassemblement pour la République

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

MAURICE-BOKANOWSKI (Michel)

Né le 6 novembre 1912 à Paris

Décédé le 3 mai 2005 à Paris

Secrétaire d'Etat à l'Intérieur du 20 janvier 1959 au 4 février 1960

Ministre des Postes et Télécommunications du 5 février 1960 au 14 avril 1962

Ministre de l'Industrie du 15 avril 1962 au 8 janvier 1966

Député de la Seine en 1958 et 1962

Sénateur des Hauts-de-Seine de 1968 à 1995

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1940-1958, tome

V, p. 333-334)

La nouvelle République joue le rôle d'accélérateur dans la carrière politique du fervent gaulliste qu'est

Michel Maurice-Bokanowski. Présent au Palais Bourbon depuis 1951, il se fait réélire en novembre 1958 dans la

37e circonscription de la Seine (Asnières-Bois-Colombes). Mais, immédiatement nommé secrétaire d'Etat à l'Intérieur dans le cabinet Debré, il laisse son siège à son suppléant Jacques Sanglier. En février 1960, il est promu ministre des Postes et Télécommunications. Deux ans plus tard, il devient le ministre de l'Industrie de Georges Pompidou. Alors que le nouveau Gouvernement est censuré, Michel Maurice-Bokanowski se représente face aux électeurs. Une fois réélu, c'est encore à son suppléant, Emile Tricon cette fois, que sa magistrature revient. En effet, le Premier ministre et le président de la République le confirment à son ministère jusqu'au remaniement suivant l'élection présidentielle.

A partir de janvier 1966, alors qu'il est sans mandat parlementaire, il se consacre au développement de la ville d'Asnières dont il est maire depuis 1959 et à ses différentes fonctions d'administrateur de sociétés (Société industrielle de récupération métallurgique, Compagnie française des fontes en coquille-CFCE, Klippan France SA, Société Neiman).

L'ancien ministre revient au Parlement en septembre 1968 en étant élu sénateur des Hauts-de-Seine. Les grands électeurs du département lui renouvelleront par deux fois leur confiance, en 1977 et 1986, le faisant ainsi rester au Palais du Luxembourg pendant 27 années consécutives. Membre du groupe de l'Union des démocrates pour la République (UDR), puis du Rassemblement pour la République (RPR) à partir de 1976, il fera partie de trois commissions différentes. De 1968 à 1980 et de 1989 à 1995, il est inscrit à la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées. De 1980 à 1983 et de 1986 à 1989, il rejoint la commission des affaires culturelles. Entre-temps, de 1983 à 1986, il est nommé à la commission des finances.

Fort de son expérience d'ancien ministre de l'Industrie, il est nommé rapporteur pour avis de la commission des affaires étrangères sur les crédits de la défense consacrés aux dépenses d'équipement, lors de l'examen des projets de loi de finances en 1969 et 1970, puis des crédits de la marine en 1974 et 1975. Grand partisan de la dissuasion nucléaire, il écrit un ouvrage sur la défense : Avant la bombe (1985), où il met en garde contre un délaissement des armes conventionnelles. De 1983 à 1985, il est rapporteur, au nom de la commission des finances, du budget des Anciens combattants, et se montre préoccupé par les pensions de retraites versées à ceux-ci. Par ailleurs, il intervient dans des discussions diverses et variées, qu'il s'agisse de l'industrie automobile, de la recherche scientifique, etc. Dans le domaine social, il défend les intérêts des incapables

majeurs et des éducateurs en psychomotricité (1971, 1973). En matière financière, il s'intéresse à la contribution française à l'OCDE (1975) mais aussi à l'augmentation de la quote-part de la France au FMI (1978). A plusieurs reprises il dénonce le déficit commercial avec l'URSS (de 1983 à 1986). Enfin, en matière de presse et d'audiovisuel, il dépose une proposition de loi tendant à interdire les journaux gratuits (1976).

Michel Maurice-Bokanowski intervient également à la tribune en qualité de vice-président de son groupe parlementaire (1971-1980). Le 12 novembre 1974, au cours d'un débat houleux provoqué par une question orale de Jacques Duclos, il soutient le ministre de l'Intérieur, Michel Poniatowski, dans ses propos qualifiant le parti communiste de parti « fascisant ». L'ancien Français libre explique que son groupe n'a pas la même conception de la démocratie que les communistes, dont il se réjouit que l'électorat s'amenuise progressivement. Pour préciser la pensée du ministre, ce fidèle gardien de la mémoire du général de Gaulle propose, à l'issue de sa démonstration, de retenir le qualificatif « totalitaire » proposé par Hannah Arendt.

D'une manière générale, le maire d'Asnières suit les consignes de vote de son groupe parlementaire. Il vote ainsi toutes les grandes mesures proposées par les gouvernements de droite : la loi portant création et organisation des régions en 1972, la loi Royer de 1973 sur la préservation de l'artisanat et du commerce, la loi abaissant la majorité à 18 ans en 1974, la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse et celle facilitant le divorce en 1975, la loi Peyrefitte sur la sécurité et la liberté des personnes en 1981. Bien que ces projets de loi soient proposés par la gauche, il se montre favorable à l'abolition de la peine de mort, à la décentralisation organisée par la loi Defferre de 1982 et à la réforme des prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage. En 1988, il est favorable à l'instauration du RMI. Dans la logique de ses différents votes sous la IVe République, il s'oppose au traité de Maastricht en 1992. La droite revenue au pouvoir, il soutient la réforme des pensions de retraite et de la protection sociale en 1993.

Alors qu'il avait été réélu premier magistrat de sa ville une 5e fois en 1989, il doit faire face à une élection

municipale anticipée, provoquée par la démission en mars 1994 de 23 élus de sa majorité emmenés par le futur maire d'Asnières, Frantz Taittinger. Fragilisé par son éviction de la mairie, âgé de 83 ans, Michel Maurice- Bokanowski ne se représente pas aux élections sénatoriales de 1995 et décède 10 ans plus tard.

Industriel, héros de la Seconde Guerre mondiale, ministre, élu local et national, le fils de Maurice

Bokanowski était grand officier de la Légion d'honneur.

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Photo de M. Michel MAURICE-BOKANOWSKI, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Rassemblement pour la République
Etat-civil
Né le 6 novembre 1912
Décédé le 3 mai 2005
Profession
Administrateur de sociétés
Département
Hauts-de-Seine