Allez au contenu, Allez à la navigation

ROBERT Guy

Ancien sénateur de la Vienne

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Sénateur le 3 mai 1977 (en remplacement de M. René MONORY, nommé membre du Gouvernement) jusqu'au 2 octobre 1977 (ne se représente pas)
  • Redevenu Sénateur le 3 novembre 1977 (en remplacement de M. René MONORY, nommé membre du Gouvernement) jusqu'au 20 mai 1981 (démissionnaire)
  • Redevenu Sénateur le 20 avril 1986 (en remplacement de M. René MONORY, nommé membre du Gouvernement) jusqu'au 1er octobre 1986
  • Elu le 28 septembre 1986 jusqu'au 1er octobre 1995 (ne se représente pas)
  • Redevenu Sénateur le 2 novembre 1995 (en remplacement de M. Jean-Pierre Raffarin, nommé membre du Gouvernement)
  • Fin de mandat le 30 juin 1997 (démissionnaire)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées
  • Membre du Groupe de l'Union Centriste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

ROBERT (Guy)

Né le 17 septembre 1921 à Brux (Vienne) Décédé le 24 octobre 2011 à Ruffec (Charente)

Sénateur de la Vienne de 1977 à 1981 et de 1986 à 1997

Exploitant agricole spécialisé dans l'élevage, Guy Robert est élu maire de sa commune natale en 1963. Réélu à six reprises, ce centriste administre Brux sans discontinuer jusqu'en 2001. Il est en outre élu conseiller général du canton de Couhé sous l'étiquette du Centre démocrate en 1967. Vice-président du conseil général de la Vienne chargé de l'action sanitaire et sociale à partir de 1982, il conserve son siège à l'assemblée départementale jusqu'en 1992. À cette date, il le perd face au maire divers droite de Voulon André Sénécheau. Il préside également le syndicat intercommunal à vocations multiples de Couhé à partir de 1971.

Fort de son enracinement politique dans la Vienne, il est le suppléant de René Monory lors de l'élection de celui-ci au Sénat le 22 septembre 1968 sous l'étiquette de l'Union des républicains démocrates. Il le remplace à la Haute assemblée à partir du 3 mai 1977 après que le maire de Loudun est nommé ministre de l'industrie, du commerce et de l'artisanat dans le gouvernement Raymond Barre. La carrière sénatoriale de Guy Robert ne cesse alors d'être tributaire des nominations ministérielles de René Monory et de Jean-Pierre Raffarin dont il assure tour à tour la suppléance. Redevenu le suppléant de René Monory après sa réélection le 25 septembre 1977, Guy Robert est de nouveau appelé à remplacer le maire de Loudun au Sénat à partir du 3 novembre 1977.

Il démissionne ensuite de son mandat le 20 mai 1981 afin de provoquer un scrutin sénatorial partiel qui voit la réélection de René Monory. Ce dernier étant nommé ministre de l'éducation nationale du gouvernement Jacques Chirac, Guy Robert retrouve son siège au Sénat le 21 avril 1986. Puis le 28 septembre 1986, il est pour la première fois élu sénateur de la Vienne sur son nom : deuxième sur la liste de la majorité conduite par René Monory, il obtient 641 des 983 suffrages exprimés.

Remplaçant proclamé de Jean-Pierre Raffarin aux élections du 24 septembre 1995, Guy Robert redevient sénateur le 2 novembre suivant lorsque Jean-Pierre Raffarin renonce à siéger à la Haute assemblée pour conserver son portefeuille de ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce et de l'artisanat dans le gouvernement Alain Juppé.

Au Palais du Luxembourg, Guy Robert s'inscrit au groupe de l'Union centriste des démocrates de progrès en 1977 puis à celui de l'Union centriste en 1986. Membre de la commission des affaires sociales de 1977 à 1981 et de 1986 à 1995, il siège aussi à celles des affaires culturelles en 1977, des finances en 1986 et des affaires étrangères de 1995 à 1997. Il représente également le Sénat à la délégation parlementaire pour les problèmes démographiques de 1986 à 1996 et à la commission consultative appelée à émettre un avis sur la modification de la valeur du point de pension de 1990 à 1996.

Ses interventions à la tribune de la Haute assemblée portent plus particulièrement sur l'agriculture, thème qui lui est cher. Lors des discussions des projets de loi de finances, il se fait ainsi le porte-parole de ses collègues éleveurs en plaidant constamment pour une politique de soutien à l'élevage français, et intervient sur les mesures de prophylaxie collective des maladies des animaux, sur la création d'une taxe de protection sanitaire et d'organisation des marchés des viandes, et sur la lutte contre la fièvre aphteuse. Le sénateur de la Vienne prend également la parole au cours des débats sur le budget des prestations sociales agricoles lors desquels il évoque principalement la situation des exploitants retraités et des actifs en difficultés. Il fait par ailleurs partager ses vues

sur des questions agricoles diverses, telles que l'installation des jeunes exploitants, la recherche agronomique, l'enseignement agricole, les calamités ou la politique agricole commune.

Il consacre en outre une part importante de son activité aux anciens combattants. Rapporteur pour avis du budget qui leur est dédié de 1992 à 1994, il rapporte aussi des projets de loi sur les conditions d'attribution de la carte du combattant (1992), l'extension du bénéfice de la qualité de pupille de la Nation (1993) et la pension de vieillesse des anciens combattants en Afrique du Nord (1994). Il dépose également plusieurs propositions de loi de 1990 à 1992 visant à attribuer aux veuves de combattants, orphelins de guerre et pupilles de la Nation la qualité de ressortissant de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre. Il dépose aussi des textes sur la représentation du monde combattant au sein du Conseil économique et social en 1991 et l'attribution du titre de combattant volontaire de la Résistance en 1993. Membre titulaire de 1989 à 1997 du Conseil supérieur de l'Établissement national des invalides de la marine et du conseil d'administration de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre, il représente le Sénat à la commission d'étude sur la retraite anticipée des anciens combattants d'Afrique du Nord en 1995 et 1996.

Il se soucie par ailleurs des questions sociales. La commission des affaires sociales lui confie ainsi le soin de rapporter des projets de loi sur le temps de travail (1989), les prestations familiales et les aides à l'emploi pour la garde des jeunes enfants (1990), la protection sociale des sapeurs-pompiers volontaires et celle des travailleurs non salariés agricoles (1991). Il intervient également sur la formation des mères (1978), l'accueil des personnes âgées ou handicapées adultes (1989), les mauvais traitements à l'égard des mineurs (1989) et la formation professionnelle (1993).

Guy Robert vote la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes en 1980, la loi relative au revenu minimum d'insertion en 1988, la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne » en 1992 et la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale en 1993.

Suppléant de Jean-Pierre Raffarin, il doit démissionner de son mandat de sénateur le 30 juin 1997 car l'ancien ministre souhaite retrouver son fauteuil sénatorial. Élu une seule fois sur son nom au Sénat, Guy Robert a malgré tout siégé durant quinze ans à la Haute assemblée. Chevalier de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite, il continue d'administrer Brux jusqu'en 2001 avant de se retirer définitivement de la vie politique.

Il s'éteint le 24 octobre 2011, à l'âge de quatre-vingt-dix ans, dans la petite cité charentaise de Ruffec.

Afficher le texte

Avertissement : les extraits de tables nominatives et biographies sont issus d'une reconnaissance automatisée des caractères ; merci de nous signaler toute erreur ou coquille.

Photo de M. Guy ROBERT, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste
Etat-civil
Né le 17 septembre 1921
Décédé le 24 octobre 2011
Profession
Agriculteur
Département
Vienne