1. L'entretien et l'exploitation

L'accessibilité des ports, le bon état des infrastructures et la sécurité des installations sont des conditions préalables au développement des activités.

Les crédits destinés à l'entretien et à l'exploitation des ports non autonomes s'élèvent à 11,4 M€ . Cette diminution de 7,4 % des dotations s'explique, selon le secrétariat d'Etat, par l' ajustement aux besoins , mais votre rapporteur pour avis ne peut manquer de souligner qu'elle peut légitimement inquiéter les élus locaux dans la perspective de la prochaine décentralisation des ports d'intérêt national . Outre qu'elle conduit mécaniquement à minorer le montant des transferts financiers qui accompagneront, au terme du projet de loi relatif aux responsabilités locales, le transfert des compétences - dès lors que ces compensations de charges seront évaluées sur la base des crédits ouverts les trois années précédentes -, elle peut aussi faire craindre que les outils portuaires décentralisés ne soient pas dans un état d'entretien conforme à ce que les futurs gestionnaires locaux pourraient légitimement attendre .

Aussi votre rapporteur pour avis sera-t-il attentif à ce qu'une nouvelle baisse ne vienne pas, l'an prochain, aggraver celle de ce budget.

S'agissant de la participation de l'Etat aux dépenses générées par l'activité des ports autonomes , elle est reconduite quasi à l'identique par le projet de budget pour 2004 pour atteindre 58,75 M€ . Une part de ces crédits est tout particulièrement destinée aux dragages d'entretien des profondeurs.

Au total, avec la reconduction des 305.000 € destinés à l'accueil des navires en difficulté dans les ports d'intérêt national , la somme des crédits de paiement ouverts au titre des dépenses ordinaires pour l'entretien et l'exploitation portuaires s'élève à 70,46 M€ .

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