3. Le programme de modernisation des phares et balises

Le plan de modernisation de la signalisation maritime 1998-2006, d'un montant prévisionnel de 80,3 M€ , vise à accélérer la remise en état des moyens techniques : renouvellement de la flottille de balisage , remplacement des aides flottantes par des bouées modulaires plus visibles, remise en état des établissements de signalisation maritime , mise en place de la couverture DGPS (sécurisation, centre de contrôle) et modernisation des balises répondeuses radar .

Or, les dotations prévues pour 2004 ne paraissent pas en mesure de permettre la bonne mise en oeuvre de ce plan : inscrites à hauteur de 10,1 M€ , les AP reculeront beaucoup plus fortement que l'an passé ( - 13 % ), tout comme les CP , ouverts pour une somme de 10,7 M€ ( - 1,4 % ). Seuls les moyens des services et les crédits informatiques sont reconduits à l'identique , respectivement pour 3,66 M€ et 1,83 M€ .

Alors même que les phares et balises constituent un élément fondamental de la sécurité de la navigation, votre rapporteur pour avis, renouvelant ses inquiétudes manifestées il y a un an , craint ainsi que les prévisions figurant au plan de modernisation, qui découlaient d'une stricte analyse de la situation et des besoins, ne soient pas toutes réalisées si des retards trop importants s'accumulent .

4. Le dispositif de contrôle et de surveillance en mer

Le dispositif de contrôle et de surveillance des affaires maritimes comprend, pour couvrir la zone du large , une flottille de cinq vedettes régionales et un patrouilleur de haute mer et, s'agissant de la zone côtière , un réseau d' unités littorales des affaires maritimes (ULAM) qui, à l'échelon départemental, exercent des missions de surveillance et de police, de contrôle technique de certaines catégories de navires, et de proximité administrative. L'an prochain, ces moyens seront complétés par la mise en service d'un second patrouilleur de haute mer de 50 mètres et de six nouvelles vedettes côtières de 15 mètres destinées aux ULAM.

Toutefois, le plan de généralisation des ULAM , engagé en 1995, est suspendu à une réflexion entreprise par le secrétariat d'Etat afin d'établir un bilan . De ce fait, seuls 8 des 15 emplois budgétaires prévus pour 2003 ont été créés et, s'agissant de la mise en place de nouvelles ULAM, dont votre rapporteur pour avis rappelle que les départements de la Gironde, de la Manche, de la Seine-Maritime et du Pas-de-Calais sont dépourvus, seul a été acté le remplacement de l'ULAM du Finistère par deux unités distinctes afin de tenir compte de la géographie particulière de ce département.

Dans ces conditions, les moyens de fonctionnement demandés pour la flottille de surveillance par le projet de loi de finances pour 2004 sont simplement reconduits , à hauteur de 1,03 M€ , tandis qu'en investissements , les CP diminuent de 9,8 % pour s'établir à 2,92 M€ et, surtout, les AP sont réduites de 34,1 % , pour atteindre 1,73 M€ .

En sus des dispositifs étatiques garantissant la sécurité maritime, intervient dans ce domaine la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), dont le budget est assuré pour 44 % par des subventions publiques de l'Etat et des collectivités territoriales, et pour 56 % par des ressources privées (produit des adhésions, dons de particuliers et d'entreprises, legs, rémunération de certaines interventions d'assistance aux biens, etc.). En 2004, et tout comme depuis six ans, les montants respectifs de la subvention d'entretien et de la subvention d'investissement allouées par l'Etat à la SNSM s'élèveront à, respectivement, 618.000 € et 1.555.000 € .

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