3. La politique contractuelle, un dispositif à encourager

La politique contractuelle vise à prévoir et à accompagner les évolutions de l'emploi et des qualifications de la main-d'oeuvre. Elle est mise en oeuvre par l'État et les partenaires sociaux dans le cadre d'un étroit partenariat. Dans un contexte où l'anticipation et le développement des compétences sont devenus cruciaux pour l'adaptation des métiers aux besoins économiques, votre commission juge ce dispositif particulièrement utile. La politique contractuelle est l'un des rares domaines où le partenariat État/partenaires sociaux est systématiquement recherché. Elle se compose de deux volets :

- le contrat d'études prospectives (CEP) : il s'agit d'un contrat liant l'État, les partenaires sociaux et un prestataire qui s'engage, moyennant une subvention accordée par l'État, à mener une étude sur l'évolution des métiers et des qualifications, l'objectif final étant d'adapter la négociation collective aux évolutions constatées 10( * ) ;

- l'engagement de développement de la formation (EDDF) : il s'agit de subventions en faveur de branches et d'entreprises qui consentent à délivrer des formations au-delà de leur obligation légale.

Pour 2004, les crédits qui seront consacrés à la politique contractuelle baisseront de 4,5 % en passant de 41,5 à 39,6 millions d'euros entre 2003 et 2004.

S'agissant des CEP, l'objectif pour 2004 est de centrer les études sur les préoccupations actuelles des pouvoirs publics et des partenaires sociaux, à savoir la démographie des actifs, l'attractivité des métiers, la structuration des politiques de branches. En outre des mesures sont envisagées pour adapter la mise en oeuvre des études prospectives aux besoins des territoires.

S'agissant des EDDF, les priorités d'intervention pour 2004 visent le renforcement des accords entre les partenaires sociaux et les pouvoirs publics pour :

- adapter les compétences des salariés expérimentés ;

- articuler les besoins de qualification avec les pénuries de main d'oeuvre constatées ;

- sécuriser les trajectoires professionnelles des salariés les plus fragiles par la mobilité ou la reconversion.

Votre commission observe, pour la déplorer, la baisse constante des engagements du Gouvernement en faveur de la politique contractuelle, d'autant que le niveau de consommation des crédits par rapport au programme prévisionnel initial reste faible . Le Gouvernement explique cette situation par des difficultés de gestion et des mesures de gel budgétaire qui appellent des solutions.

Crédits de la politique contractuelle

(en millions d'euros)

LFI 1999

LFI 2000

LFI 2001

LFI 2002

LFI 2003

PLF 2004

51

51

43

41,5

41,5

39,5

Source : Ministère des affaires sociales, du travail et de la solidarité

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