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Projet de loi de finances pour 2018 : Administration générale et territoriale de l'État

23 novembre 2017 : Budget 2018 - Administration générale et territoriale de l'État ( avis - première lecture )

B. LE PROGRAMME « VIE POLITIQUE CULTUELLE ET ASSOCIATIVE »

Après une année 2017 fertile en élections, 2018 sera une année sans scrutins généraux. Le programme 232 connaît donc assez logiquement une forte baisse de ses crédits, de près de 75 % par rapport à 2017.

Évolution des crédits du programme
« Vie politique, cultuelle et associative »
(en millions d'euros)

 

LFI 2017

PLF 2018

Variation 2018/2017

Autorisations d'engagement

474,1

122,3

- 74 %

Crédits de paiement

470,1

125,7

-73 %

C. LE PROGRAMME « CONDUITE ET PILOTAGE DES POLITIQUES DE L'INTÉRIEUR »

Les crédits de ce programme financent les fonctions support du ministère de l'intérieur (ressources humaines, achats, affaires immobilières) et la gestion de ses affaires juridiques et contentieuses. En 2018, 880,6 millions d'euros sont prévus en autorisations et 941,1 millions d'euros en crédits de paiement, soit une baisse respectivement de 4,2 % et 0,5 % par rapport à 2017.

Évolution des crédits du programme
« Conduite et pilotage des politiques de l'intérieur »
(en millions d'euros)

 

LFI 2017

PLF 2018

Variation 2018/2017

Autorisations d'engagement

919,1

880,6

- 4,2 %

Crédits de paiement

945,7

941,1

- 0,5 %

La baisse des crédits de ce programme est notamment due à la fin de projets informatiques mis en place dans le cadre des plans de lutte anti-terroriste (PLAT) et d'action contre la radicalisation et le terrorisme (PACTE).

Elle s'explique également par la baisse des crédits affectés au fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD). La subvention versée par le FIPD au groupement d'intérêt public « Réinsertion et citoyenneté », assurant le pilotage de centres de déradicalisation, passe de 22 à 6 millions d'euros. Après la fermeture du controversé centre de prévention, d'insertion et de citoyenneté de Beaumont-en-Véron, ce GIP doit ouvrir en 2018 un centre « mères avec enfants » et un centre pour personnes placées sous main de justice par le Gouvernement. On aurait souhaité qu'une analyse des raisons de cet échec soit faite mais il n'en a rien été4(*).


* 4 Dans leur rapport intitulé « Les politiques de déradicalisation : changer de paradigme », nos collègues Esther Benbassa et Catherine Troendlé avaient dénoncé l'échec de cette expérimentation, qui avait suscité une vive inquiétude locale sans aucun résultat notable.