Allez au contenu, Allez à la navigation



Projet de loi autorisant l'établissement d'une association entre les Communautés européennes et l'Egypte

 

II. L'ÉCONOMIE ÉGYPTIENNE ET SON INSERTION DANS LES ÉCHANGES INTERNATIONAUX

Le processus d'association par étapes avec l'Union européenne a pour objectif d'enclencher un cercle vertueux de réformes fondées sur les exigences nées du développement des échanges. De fait, l'application de cet accord exige de l'Egypte des réformes importantes dans la mesure où les conditions de son insertion dans le commerce mondial ne sont actuellement pas encore réunies.

A. UN CHOIX AFFICHÉ EN FAVEUR DE L'INSERTION DANS LE COMMERCE MONDIAL

L'Egypte est membre de l'OMC depuis 1995. Elle joue un rôle très actif dans cette enceinte, se faisant le porte-parole des intérêts des pays en développement.

Elle tente d'accroître ses échanges au sein des espaces régionaux arabes et africains. Elle est Partie à ce titre à de nombreux accords : elle est membre de la Ligue arabe et signataire de la Zone arabe de libre échange dont l'établissement est prévu à l'horizon 2005 ; elle est signataire d' accords bilatéraux de libre-échange avec la Tunisie, le Liban, la Jordanie et l'Iraq, elle est membre du COMESA (marché commun de l'Afrique de l'Est et du Sud), elle est également engagée dans un processus de négociations d'un accord commercial avec la Syrie, l'Iraq et la Libye.

En mai 2001, un processus de coopération sub-régional a été lancé à Agadir pour la libéralisation du commerce entre la Jordanie, l'Egypte, le Maroc et la Tunisie. Un accord ambitieux a clôturé les négociations en janvier 2003.

Pour autant, les exportations de l'Egypte, dont la balance commerciale est structurellement déficitaire, à destination des pays de la Ligue arabe, ne représentent qu'une part minoritaire, bien que s'inscrivant dans une très nette tendance à la hausse (6.6 % en 1999-2000 et 14 % en 2001-2002). Comme le souligne le rapport des Nations Unies sur le développement du monde arabe, le volume des échanges commerciaux entre pays méditerranéens reste inférieur à 5 % de leur commerce extérieur avec pour explications, une faible complémentarité des économies mais surtout des obstacles structurels très importants5(*) et une mise en oeuvre contrainte par des impératifs sécuritaires. En outre, la multiplication des accords a parfois pu conduire, de façon paradoxale, à une plus grande complexité des régimes tarifaires qui reste dans bien des cas, à unifier et à clarifier dans le cadre d'accords régionaux.

Les importations égyptiennes proviennent aux trois quarts des pays occidentaux. L'Union européenne est le premier partenaire commercial de l'Egypte et le premier investisseur6(*). Elle est son deuxième client derrière les Etats unis.

* 5 Le commerce intra-zone atteint 60 % des échanges en Europe et 30 % en Asie

* 6 En bilatéral, le premier rang est occupé par l'Italie, le France se situe, selon les années au 3eme ou au 4eme rang selon les années comme fournisseurs et dans les cinq premiers investisseurs.