B. LES RÉSULTATS FINANCIERS
1. Les sociétés du groupe France Télévisions
L'ensemble des indicateurs de France Télévisions marque une poursuite du redressement financier engagé en 2000.
a) Les évolutions globales pour France Télévisions
Le
chiffres d'affaires
de France Télévisions
s'est
élevé en
2002
à
2.282,1 millions d'euros
, en
progression de
+ 4,7 % par rapport à 2001
contre 3,7 %
l'année précédente. Si cette évolution est
partiellement imputable à une augmentation de la redevance (+ 3,1 %
hors collectif budgétaire de fin d'année), elle traduit
également une progression dynamique des ressources publicitaires (+
8,1 % en 2002, après un résultat de - 3,6 % en
2001 dans un contexte très dégradé) : celles-ci
représentent 30 % du chiffres d'affaires (contre 28 % en
2001),
France Télévisions étant la seule chaîne
à avoir amélioré sa part de marché publicitaire en
2002
.
L'excédent brut d'exploitation continue également de
s'améliorer : 336,8 millions d'euros en 2002 (contre 265,8
millions d'euros en 2001 et 239,9 millions d'euros en 2000). France
Télévisions a ainsi pu améliorer significativement ses
capacités d'autofinancement et d'investissement (capacité
d'autofinancement de 106,0 millions d'euros en 2002 contre
74,1 millions d'euros en 2001), renforcer ses capitaux propres (331,5
millions d'euros contre 277,2 millions d'euros) et améliorer sa
situation nette de trésorerie (106,7 millions d'euros contre 41,0
millions d'euros).
Le résultat d'exploitation 2002 (35,1 millions d'euros) reste toutefois
légèrement en deçà de son niveau de 2000 (39,7
millions d'euros), après le net recul enregistré en 2001
(21,3 millions d'euros).
La croissance des effectifs du groupe
, qui
employait 6.727 personnes en 2002 (contre 6.597 personnes un an plus
tôt)
, s'est
en effet
poursuivie (+ 2,0 % de 2001 à
2002), mais à un rythme moins rapide que l'année
précédente
(+ 5,1 % de 2000 à 2001).
Parallèlement, la part de la masse salariale parmi l'ensemble des
charges opérationnelles est passée de 29,1 % à 28,4 % de
2001 à 2002. Un dépassement des prévisions de
dépenses des charges de personnel pour France 3, que la direction
de France Télévisions impute à une sous-évaluation
de la grille des informations régionales, explique que la masse
salariale soit le principal indicateur financier à ne pas avoir
respecté le contrat d'objectifs et de moyens de France
Télévisions
Ces résultats s'inscrivent en effet en conformité avec le contrat
d'objectifs et de moyens signé en décembre 2001. Des outils
spécifiques ont été confortés, tel le comité
d'audit créé en 2001 et chargé d'examiner les comptes,
composé d'administrateurs qui représentent l'Etat, le CSA et les
salariés. En outre,
un plan d'économies a permis de
dégager 24 millions d'euros d'économies
, au-delà de
l'objectif fixé (19,5 millions d'euros). Ce plan d'économies,
présenté au conseil d'administration le 11 avril 2002,
prévoit des réductions de coûts s'élevant à
170 millions d'euros en cinq ans, concernant les achats de programmes et hors
programmes, les rédactions nationales, les sports, les fonctions hors
coût de grille, la filière de production France 3 et le
développement d'outil de gestion des stocks de programmes
régionaux.
Cette tendance favorable se prolonge au cours du premier semestre de
l'année 2003, du fait principalement d'une augmentation des recettes
d'exploitation.
Au 30 juin 2003, le résultat net consolidé est de
65,3 millions d'euros
(contre + 89,7 millions d'euros un an plus
tôt). Il se décompose comme suit :
a)
+ 93,6 millions d'euros de résultat d'exploitation
(soit une
amélioration par rapport au résultat d'exploitation au 30 juin
2002 : + 80,1 millions d'euros) ;
b) - 7,8 millions d'euros de résultat financier (contre + 4,1 millions
d'euros un an plus tôt) ;
c) + 5,7 millions d'euros de résultat exceptionnel (contre
+ 47,1 millions d'euros un an plus tôt du fait de la cession
des titres TPS) ;
d) - 26,1 millions d'euros au titre de l'impôt sur les
sociétés (contre - 33 millions d'euros au 30 juin
2003).
Les charges d'exploitation sont globalement maîtrisées. Au 30 juin
2003, elles s'élevaient à 1.156,8 millions d'euros, en
progression de + 1,8 % par rapport au 30 juin 2002. Cette tendance globale
masque toutefois des évolutions contrastées :
- les services et consommations externes (16 % des charges d'exploitation)
diminuent : - 2,6 % ;
- les charges de personnel (26 % des charges d'exploitation) progressent de +
3,1 %, de même que les achats et variations de stocks (dont les
programmes ; 41 % des charges d'exploitation) : + 2,9 %.
b) Les différentes chaînes du groupe France Télévisions
France 2
a enregistré un
résultat net
de + 27,1 millions d'euros en 2002. En 2002, le coût de la grille des
programmes de France 2 a toutefois atteint 671,59 millions d'euros, en
progression de 5,9 % par rapport à 2001.
Une nouvelle progression du coût de la grille des programmes est
prévue en 2003 (+ 4,2 %,
cf. tableau ci-dessous
). La chaîne
explique cette évolution par le coût de retransmission
d'événements sportifs qu'elle a dû supporter en
totalité après le retrait de TF1, les championnats du monde
d'athlétisme et la coupe du monde de rugby. L'absence d'élections
nationales en France en 2003, à la différence de l'année
2002, explique le recul du coût de la programmation de l'information,
malgré un surcroît de dépenses en début
d'année lié à la guerre en Irak.
Au 30 juin 2003, le résultat net s'est établi à + 47,44
millions d'euros, en avance de 18,3 millions d'euros par rapport aux
prévisions du budget initial. Cette situation provient en particulier
d'un versement anticipé de la redevance et d'une progression rapide des
dépenses de publicité et de parrainage, ainsi que d'un moindre
coût de grille (évalué à - 7,3 millions
d'euros). Pour l'ensemble de l'année 2003, France 2 propose de
réévaluer l'objectif annuel de redevance de + 1,4 million d'euros
et celui des recettes propres liées à la publicité et au
parrainage de + 4 millions d'euros.
Evolution du coût de grille des programmes de France 2
(en
millions d'euros)
Source : France Télévisions
Concernant les charges de personnel, votre rapporteur spécial a
souhaité cette année attirer l'attention de la commission sur la
composition du personnel et les charges de rémunération. Les
tableaux ci-dessous présentent les données pour France 2 au 31
décembre 2002.
Le personnel d'encadrement (dont sont distingués les journalistes)
représente 38,6 % de l'effectif total de la chaîne, la part des
journalistes atteignant 24,1 %.
Les rémunérations ont représenté 99 millions
d'euros, soit 63 % de l'ensemble des charges de personnel. Les cinquante
rémunérations les plus importantes (3,2 % de l'effectif)
représentent 10,2 % des rémunérations de base du personnel
permanent. Pour les dix rémunérations les plus importantes (0,6 %
des effectifs), cette proportion atteint 2,8 %.
La rémunération annuelle moyenne du personnel permanent
atteignait 39.240 euros fin 2002, auxquels il fallait ajouter 7.790 euros de
primes taxables.
Répartition des personnels par statut et par fonction au 31 décembre 2002
|
Catégorie professionnelle |
Effectif |
|
Administrative |
239 |
|
Ouvrière |
88 |
|
Production |
93 |
|
Service |
7 |
|
Technique |
161 |
|
Encadrement |
609 |
|
Journaliste |
381 |
|
Totaux |
1.578 |
Masse
salariale (2002) et répartition entre rémunération de base
et primes,
entre personnel permanent et personnel non permanent.
(en milliers d'euros)
|
Catégories de personnel |
Rémunération de base
|
Primes
taxables
|
|
Personnel permanent |
61.919 |
12.291 |
|
Personnel non permanent |
23.127 |
1.693 |
Masse
salariale (2002) correspondant aux 10 et aux 50 rémunérations les
plus importantes de la société (personnels CDI, personnels au
cachet et suppléments de cachets confondus)
(en euros)
|
Masse des
10 rémunérations
|
1.749.866 |
|
Masse des
50 rémunérations
|
6.304.796 |
France 3
a enregistré un résultat net
bénéficiaire de + 20,5 millions d'euros en 2002, après une
perte en 2001 de - 4,9 millions d'euros. Le coût des programmes de France
3 (258,88 millions d'euros) a diminué de 2,6 % en 2002, en raison
notamment de la diminution des magazines et des programmes pour la jeunesse
(cf. ci-dessous le tableau retraçant l'évolution du coût
de grille des programmes de France 3)
.
Il est prévu en 2003 un résultat net positif de + 5,0 millions
d'euros (résultat d'exploitation : + 3,3 millions d'euros). Le
budget comporte «
la mise en place d'un plan d'investissement
volontaire s'élevant à 48,0 millions d'euros assis sur un plan de
financement nécessitant des choix appropriés (recours au
crédit bail, externalisation ou cessions d'actifs, financements
complémentaires sur produit de cessions TPS)
». Une
augmentation du coût de grille est prévue (+ 2,6 %), afin
notamment d'améliorer la programmation régionale (laquelle
bénéficie d'une hausse de + 4 %).
Alors que les prévisions budgétaires 2003 envisagent un
résultat moins fortement excédentaire qu'en 2002, le
bénéfice au 30 juin 2003 (+ 29,1 millions d'euros)
atteignait un niveau proche de celui enregistré au 30 juin 2002
(+ 35,1 millions d'euros).
Comme pour France 2, votre rapporteur spécial a souhaité apporter
des précisions sur la structure du personnel et les
rémunérations à France 3 fin 2002
(cf. tableaux
ci-dessous)
.
Le personnel d'encadrement (dont sont distingués les journalistes)
représentent 34 % de l'effectif total de la chaîne, la part des
journalistes atteignant 30 %.
Les rémunérations ont représenté 249 millions
d'euros, soit 66 % de l'ensemble des charges de personnel. Les cinquante
rémunérations les plus importantes (1,1 % de l'effectif)
constituaient 3,8 % des rémunérations de base du personnel
permanent. Pour les dix rémunérations les plus importantes
(0,22 % des effectifs), cette proportion atteignait 0,96 %.
La rémunération annuelle moyenne du personnel permanent
atteignait 36.460 euros (y compris heures supplémentaires), auxquels il
fallait ajouter 4.450 euros de primes taxables.
Coûts de la programmation des différents types
d'émissions de France 3
(y compris les parts producteurs
simulées)
(en millions d'euros)
|
2001 |
2002 |
Evolution 2002/2001 |
Prévision 2003 |
Evolution 2003/2002 |
|
|
|
|||||
|
Cinéma |
44,73 |
45,84 |
1,11 |
37,88 |
-7,96 |
|
Fiction |
55,76 |
64,65 |
8,89 |
75,47 |
10,82 |
|
Jeunesse |
27,54 |
22,15 |
-5,39 |
24,91 |
2,76 |
|
Documentaires |
13,34 |
15,38 |
2,04 |
19,03 |
3,65 |
|
Magazines (hors magazines d'information) |
75,40 |
67,70 |
-7,70 |
66,34 |
-1,36 |
|
Magazines d'information |
5,46 |
5,95 |
0,49 |
3,76 |
-2,19 |
|
Divertissements |
29,59 |
30,42 |
0,83 |
36,39 |
5,97 |
|
Musique et spectacle |
5,95 |
4,31 |
-1,64 |
4,07 |
-0,24 |
|
Divers |
3,68 |
2,48 |
-1,20 |
1,95 |
-0,53 |
|
Coût des programmes |
261,45 |
258,88 |
-2,57 |
269,80 |
10,92 |
Répartition par statut des effectifs permanents au 31 décembre
2002
|
|
Effectif |
Répartition
|
|
Journalistes |
1414 |
30 |
|
Cadres |
1559 |
34 |
|
Maîtrise |
1555 |
34 |
|
Employés |
111 |
2 |
|
Total général |
4639 |
100 |
Masse
salariale totale de la société en 2002 (compte 64) :
375.630.553 euros
(Rappel 2001 : 364.654.760 euros)
Masse salariale du personnel permanent 2002 : 262.902.621 euros
(Rappel 2001 : 249.756.746 euros)
(en euros)
|
|
2002 |
2001 |
|
Rémunérations |
167.210.130 |
158.169.480 |
|
Heures supplémentaires |
1.916.080 |
1.852.650 |
|
Primes |
20.642.210 |
19.915.920 |
|
Charges |
73.132.210 |
69.818.660 |
Masse
salariale du personnel non permanent 2002 : 86.875.802 euros
(Rappel 2001 : 85.074.421 euros)
(en euros)
|
|
2002 |
2001 |
|
Rémunérations |
39.680.740 |
48.328.090 |
|
Heures supplémentaires |
11.630.710 |
3.133.730 |
|
Primes |
7.806.150 |
7.201.670 |
|
Charges |
27.758.190 |
26.410.930 |
Détail de la rémunération du personnel non-permanent
(en euros)
-
Nombre de jours travaillés en
Masse salariale
hors HSNombre de jours travaillés en
Masse salariale
hors HS2002
2002
2001
2001
Occasionnels
130.285
21.068.730
118.046
19.524.680
Intermittents
148.800
38.249.910
145.621
37.610.090
Pigistes
17.866
3.665.320
24.276
4.952.210
Cachets
84.458
20.955.260
85.949
19.853.710
Total
381.409
83.939.220
373.892
81.940.690
• Masse salariale des 10 salaires les plus importants de France 3 :
Brut fiscal : 1.603.454,95 euros
• Masse salariale des 50 salaires les plus importants de France 3 :
Brut
fiscal : 6.294.984 euros
Alors qu'il était envisagé pour 2002 un résultat
d'exploitation négatif (- 0,5 million d'euros) pour
France 5
, l'exercice 2002 s'est soldé par un résultat
positif (+ 2,9 millions d'euros), en repli toutefois par rapport à
2001 (+ 6,3 millions d'euros). Le résultat net comptable
après impôt s'est établi à + 1 million
d'euros en 2002 (contre + 4 millions d'euros en 2001),
légèrement au-dessus de la prévision budgétaire
initiale (+ 0,7 million d'euros).
Au 30 juin 2003, France 5 enregistrait un bénéfice de
+ 3,8 millions d'euros (contre - 0,8 million d'euros le
30 juin 2002).
c) La mise en oeuvre de la réduction du temps de travail
France 2
a conclu un accord sur l'aménagement et la réduction du temps de
travail à 35 heures hebdomadaires le 28 janvier 2000. Cet
accord a fixé des principes généraux, tant en termes de
réduction que d'organisation du travail, et a laissé aux
partenaires sociaux de l'entreprise le soin de déterminer les
modalités d'application. Les travaux ont principalement porté
sur :
• la détermination des modalités de réduction du
temps de travail par service voire, dans certains cas, par salarié ;
• l'examen et la modification éventuelle des types d'organisation
du travail des services de l'entreprise ;
• une analyse du travail des cadres afin de les répartir entre les
différentes catégories créées par les nouvelles
dispositions légales ;
• un effort de clarification des règles générales de
travail et d'amélioration de la gestion des absences.
Si l'accord d'entreprise sur l'aménagement et la réduction du
temps de travail a concerné les personnels administratifs et techniques
ainsi que les journalistes, ces différents axes de travail ont
porté sur l'ensemble des catégories professionnelles.
L'accord prévoyait la création de 85 emplois au total. Cet
objectif était pratiquement atteint dès la fin de l'année
2001. Compte tenu du décalage lié aux recrutements ainsi que des
délais nécessaires à la mise en place des nouvelles
organisations du travail et de leurs effets sur la productivité et les
heures supplémentaires, les conséquences financières de
l'accord sont encore aujourd'hui difficiles à mesurer. Les
prévisions initiales d'un coût de 34 millions de francs par
an (dont un besoin de financement de 23 millions de francs compte tenu des
économies et gains à réaliser par l'entreprise) restent
pertinentes.
Globalement les charges de personnel n'ont progressé en 2002 que de 2 %
par rapport à l'année 2001, ce qui signifie que l'accord a permis
de globalement respecter l'objectif de maîtrise des charges inscrit au
contrat d'objectifs et de moyens.
L'accord sur la réduction du temps de travail à France 3,
signé le 28 février 2000, a été, compte tenu
de la structure décentralisée de l'entreprise, progressivement
mis en oeuvre dans les différents établissements :
déclinaison de l'accord et modification des organisations au niveau de
chaque centre, adaptation des logiciels de paye et de gestion des temps et
activités, mise en place du compte épargne temps.
Les emplois compensant la réduction du temps de travail ont
été créés entre l'été 2000 et
l'été 2001. Cet accord était totalement appliqué
dès la fin de l'année 2001 dans tous les établissements et
il devenait alors possible d'envisager d'autres réformes de
l'organisation du travail:
• tester sur une période suffisante les organisations liées
aux différents modes de réduction du temps de travail
(R.T.T.) ;
• mesurer, en année pleine, l'ensemble des conséquences qui
en découlaient.
Parmi les différents modes prévus par l'accord, la
réduction du temps de travail par maintien de la durée
hebdomadaire à 39 heures et attribution de jours de repos de R.T.T.
répartis sur l'année a été nettement
privilégiée. La tendance est à l'abandon des
réductions du temps de travail sur des périodes de 2 ou 4
semaines en faveur du mode annuel, plus souple.
Les réorganisations ont porté sur l'aménagement du temps
de travail au regard des objectifs d'antenne, sur des actions de
rationalisation des processus et des organisations et sur le
développement de synergies entre services. La notion
d'antériorité et de planification prévisionnelle à
4 semaines est entrée dans la culture de l'entreprise, de même que
la planification des présences et des absences sur 4 semaines (R.T.T. ou
prise des repos compensateurs régulière dans les cycles de
travail ; détermination de périodes basses d'activité
pendant lesquelles la prise de congés est encouragée) et la
planification optimisée des activités (anticipation des
commandes par la mise sous contrôle de l'adéquation des
objectifs et des moyens).
Par ailleurs, des rationalisations dans l'organisation ont été
recherchées par le recentrage des activités, la mise en place de
binômes dans les secteurs tertiaires, le développement de
l'interrégionalité en termes de programmes et
l'établissement de synergies entre les éditions, afin de profiter
de l'effet de mise en réseau.
Respectant l'accord de réduction du temps de travail, France 3 a
créé 160 postes au titre du passage aux 35 heures et
transformé 58 postes non permanents réguliers en postes
permanents. Sur ces 218 emplois permanents supplémentaires, 87
emplois ont été occupés par des journalistes, soit environ
40 % des emplois créés.
Les termes de l'accord 35 heures signé par France 3
, mais aussi
les accords liés aux 35 heures négociés dans le secteur de
l'audiovisuel public
se sont traduits par un coût brut annuel
estimé à 22,3 millions d'euros
et réparti comme suit :
• l'impact sur le personnel permanent, en termes de créations
d'emploi et de remplacements (16 millions d'euros) ;
• la revalorisation du barème des intermittents techniques
(4,5 millions d'euros) ;
• la revalorisation des personnels employés sous CDD, des
cachetiers et pigistes (1,8 million d'euros).
Pour financer un
coût brut estimé à 22,3 millions
d'euros
, France 3 a dû affecter 13,6 millions d'euros de ressources
d'exploitation de façon pérenne à la mise en place des 35
heures (dont 5,3 millions d'euros proviennent d'un financement
spécifique constitué d'un complément de redevance
exceptionnel dans le cadre d'une loi de finances rectificative pour
l'année 2000).
Le solde de 8,7 millions d'euros est obtenu par la réalisation de gains
de productivité. A cet égard, si les réorganisations
liées à la mise en oeuvre de la réduction du temps de
travail nécessitent une action continue dans le temps, les
conséquences ne sont entièrement visibles qu'à moyen terme.