III. LA FRANCE ET LA COLOMBIE : UN PARTENARIAT ESSENTIEL FACE À DES DÉFIS COMMUNS

A. DES LIENS DIPLOMATIQUES ANCIENS

Les liens unissant la France et la Colombie apparaissent dès l'époque des indépendances. Déjà, au moment où la Colombie se constitue (Grande Colombie, puis États successeurs), les élites latino-américaines s'inspirent largement des références européennes : Lumières, droit public, Révolution française, modèles constitutionnels, etc...

Les relations bilatérales se formalisent avec la convention bilatérale d'extradition de 1850, suivie de la convention de commerce et de navigation de 1892. En 1917, l'ambassade de France est ouverte, tandis qu'en 1934 est fondé le lycée français Louis-Pasteur à Bogotá.

Si notre relation bilatérale avec la Colombie est historiquement solide et dense, elle s'est nettement renforcée sous le mandat de l'ex-président Juan Manuel Santos (2010-2018), notamment avec le lancement de l'« Année France-Colombie » en 2017.

Depuis, les échanges au plus haut niveau se sont encore intensifiés : l'actuel président Gustavo Petro s'est entretenu à deux reprises à Paris avec le Président de la République (en novembre 2022, à l'occasion du Forum de Paris pour la paix, puis en juin 2023, lors du Sommet pour un Nouveau Pacte financier).

Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'est rendu en Colombie en novembre 2025, pour une séquence à la fois bilatérale et multilatérale (pour le 4ème sommet UE-CELAC, organisé à Santa Marta).

La secrétaire d'État chargée du développement et des partenariats internationaux s'était déplacée en janvier 2023, avec un entretien avec la vice-présidente. Des consultations bilatérales se sont tenues à Paris en novembre 2023 puis à Bogotá en juin 2025.

Enfin, Gustavo Petro a participé à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques à Paris, et les deux présidents se sont également rencontrés en marge du G20 de Rio (en novembre 2024) et de l'Assemblée générale des Nations unies (en septembre 2025).

Notre dialogue politique et notre coopération s'articulent notamment autour du soutien au processus de paix, que la France appuie depuis l'origine, politiquement et financièrement, en particulier en tant que « pays accompagnateur » du volet de l'Accord de paix de 2016 relatif à la « réforme rurale intégrale », (610 M€ mobilisés par l'Agence française de développement (AFD) ; 3 M€ de participation au Fonds fiduciaire de l'UE ; 2 M€ de subventions du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères).

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