B. DES MESURES DE SÉCURISATION COMPLÉMENTAIRES PEUVENT ÊTRE DÉCIDÉES ET MISES EN oeUVRE DE MANIÈRE DÉCONCENTRÉE PAR LES SERVICES TERRITORIAUX DE POLICE ET DE GENDARMERIE
Les services territoriaux de police et de gendarmerie assurent, au titre de leur mission de sécurité publique, des mesures qu'on peut qualifier de « vigilance » ou de « sécurisation » au bénéfice de personnes à risque mais à l'encontre desquelles le niveau de menace ne justifie pas de protection rapprochée.
Il s'agit des personnes particulièrement exposées à la délinquance (bijoutiers, transporteurs de fonds, débitants de tabac, élus, personnels de l'administration pénitentiaire...). Elles sont mises en place de manière souple et graduée.
Ces mesures peuvent prendre la forme d'actions de sensibilisation, de mesures de relogement décidées en partenariat avec le maire et le préfet, de traitement différencié des appels 17, de rondes et patrouilles ponctuelles. Ainsi, 3 643 fiches de personnes menacées sont actives au 7 avril 2026 dans le logiciel de traitement des appels « 17 » de la gendarmerie nationale.
Les élus exposés peuvent être dotés par le préfet d'un « bouton d'appel », permettant de déclencher un message d'alerte aux contacts préalablement enregistrés ainsi que leur géolocalisation.