B. UNE PRIVATISATION INÉVITABLE

Le groupe RMC, composé de la station généraliste RMC, de deux stations thématiques Radio nostalgie et Radio Montmartre et d'une régie publicitaire GEM, doit être prochainement privatisé. La SOFIRAD cherche à revendre 83 % des parts qu'elle détient dans le groupe.

Cette privatisation est d'autant plus urgente que la dégradation de la situation est inquiétante. Victime de la situation du marché publicitaire de la radio, RMC voit ses résultats baisser depuis plusieurs mois. Cette dégradation fait baisser la valorisation du groupe. Alors que le président de la SOFIRAD considérait, dans un entretien accordé au Monde le 3 décembre 1994, « que le groupe valait à plus de 600 millions de francs  » -contre un prix plancher fixé à 680 millions de francs par le gouvernement de l'époque-, certains estiment désormais cette valeur à 400 millions de francs.

Liée à cette privatisation, la reprise, depuis le 30 septembre 1995, par la SOFIRAD, des participations de RMC dans la SOMERA permet à l'État de conserver dans le giron du secteur public RMC-Moyen-Orient, radio qui diffuse depuis 1972 sur programme généraliste en arabe et en français.

L'intérêt de cette radio est, en effet, majeur. Première radio au Liban et en Syrie, influente dans la péninsule arabique, elle demeure l'un des derniers vecteurs de la présence française au Moyen-Orient.

La privatisation de RMC est cependant soumise au règlement du dossier EUROGEM. Ce projet de fusion des régies publicitaires d'Europe 1 et de RMC aboutirait à confier environ 45 % -chiffre contesté à la fois par Europe 1 et par RMC - des recettes publicitaires du marché de la radio à cette régie. Des radios commerciales ont contesté ce projet qui pourrait aboutir à créer une « position dominante ».

Cette privatisation permettra à la SOFIRAD, ainsi « allégée », d'évoluer vers un rôle plus opérationnel d'expertise et de financement des projets audiovisuels destinés à l'étranger.

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